‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 2)Chapitre 16 sur 217 · CHAP. II. — MÀGHIIVE D'ATWOOD · texte numérisé non relu

CHAP. II. — MÀGHIIVE D'ATWOOD

masse m et Tairèter où Ton yeut {ces pièces sont vues détachées^ à gauche de la figure 1 , sous les rT 1 , 2 , 3 , 4).

3* Pour compter le temps pendant lequel le mobile s'est mû, on adapte près de la machine une horloge à secondes A, et on la fait communiquer à une détente particulière d qui soutient la masse jn + 1 TÎs-à-Tis le sommet de la règle , où se trouTe le zéro de sa diiîsion. A un instant donné, la détente part, le poids tombe, et Thorloge continue de marquer le temps qui s écoule (Fie. 1 et 3).

On fait les expériences de la manière suivante : On place Tanneau de la règle a une hauteur telle , qu'il arrête la masse n après une seconde de chute depuis Tinstant du départ. Pour cela, on relève et on l'abaisse peu à peu , jusqu'à ce que le bruit de la masse n , au moment où elle le frappe , coïncide juste avec le battement de l'horloge qui marque la fin de la seconde. Quand A est anétee, tout le mouvement ne s'arrête pas, car les masses m ont une i^iiesse acquise ^ en vertu de laquelle elles continuent à se mouvoir : seulement , la pesanteur n'agit plus pour changer leur mouvement ; n étant enlevée , la force accélératrice est enlevée , et le mouvement qui succède est un mouvement uniforme. Or, d'après ce que nous avons dit (35), la vitesse de ce mouvement uniforme est précisément celle du mouvement accéléré qui avait lieu à la fin de la première seconde, et, pour la trouver , il suffit de placer le curseur c de telle sorte que m vienne le frapper juste une seconde après que n est ôtée , c'està-dire deux secondes après le départ de n. Alors, la distance des deux curseurs a et c est l'espace que m a parcouru en une seconde en vertu du mouvement uniforme ; c'est donc la vitesse de ce mouvement et aussi la vitesse du mouvement accéléré. On Eût une deuxième expérience en n'ôtant la masse n qu'après deux secondes ; on en fait une troisième en ne l'ôtant qu'après trois secondes , et l'on a ainsi la vitesse du mouvement accéléré après une , deux et trois secondes. On trouve exactement que ces vitesses sont entre elles comme 1,2,3; donc, elles croissent proportionnellement au temps; donc le mouvement dont il s'a^t est uniformément accéléré.

Ce résultat suffirait pour conclure que l'espace parcouru, en vertu du mouvement uniformément accéléré pendant un certain temps , est moitié de l'espace parcouru dans le même temps par le mouvement uniforme qui lui succède. Mais on le voit direc-

teraent, .car,. chns chacune des expériences préBédetttdt, la distance des curseurs est double de la dktanoe de Tannean «u point de déport.

Pareillement, on pourrait en 'conclure par le calcul que Iss espaces sont comme les cairës des temps; mais il est fecile d'imaginer comment on peut le démontrer aussi par le 'moyea de la machine.

Ces expériences s'accordent aivec celles de 'Galilée, pour prouTcr que la pesanteur qui s'exerce à la suriace de la terre est une force accélératrice constante^ Déjà, lachnte dansle^ride a fait voir qu'elle s'exerce * également suntoute espèce de covps.

Ainsi, toutes les molécules matérielles, <}ueUe que soit leur forme ou leur nature, sont constamment «oumises- à l'action de cette force.

D'après cela, les lois du mourement qu'elle imprime sont exprimées par les formides générales du mouvement uniformément accéléré (34),

dans lesquelles il reste à mettre pour g la valeur qui convicut à la pesanteur. On se rappelle que g représente la vitesse que la force accélératrice imprime au mobile pendant Tunité de temps, et Ton se rappelle aussi que cette vitesse est double de l'espace que la force fait parcourir pendant la même unité; ainsi g est un espace ou une longueur. Nous indiquerons plus tard un moyen très^xact d'en trouver la mesure , par les oscillations du pendule , et nous verrons qu'en prenant la seconde pour unité de temps, la valeur de ^ est, à Paris,

Avec câtte donnée on peut s'exercer a ^ résoudre plusiwivs ff^' blêmes sur le mouvement ^les corps- pesants.

UTBE FRJEMIER. — ^BftAJfTEUB. . 50

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