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CHAP. IV.— CONDUITS DE VAPEUR

étant derenu cinq fois plus grand, la pression est réduite à ^ en adoptMit la loi de Mariotte, ^ h h ^^" Ainsi, dans une machine qui marche à 5 atmosphères, la tension à la fin de la course est de 1 atmosphère, si la détente se fait à ^ de course; elle est de I de 5 ou I si la détente se fait à { de course, etc.

Nous ne pouvons pas calculer ici les avantages de la détente, mais nous allons les faire sentir par un exemple. Concevons deux machines tout à fait pareilles marchant à 5 atmosph^es; dans la 1*^ on fait la distribution à pleine vapeur^ dans la 2* on détend à ^ de la course ; on ne dépense par conséquent qu'un poids de vapeur cinq fois moindre, et cependant la pression moyenne exercée sur le piston est plus du cinquième de la T*; car celle-ci est de 5 atmosphères pendant toute la course, tandis que la seconde, qui n'est, à la vérité, que de 1 atmosphère à la fin de la course, a une valeur de 5 atmosphères pendant tout le l'*" cinquième de la course, et des valeurs comprises entre ô atm. et | atin., entre | atm. et | atm., entre \ atm. et | atm«, et entre | et | atm. pendant le 2*, le 3", le 4^ et le dernier cinquième de la course; ce qui donne une pression de 2 atm. ^, en prenant seulement la moyenne entre les deux points ex* trémes, et une pression plus grande en prenant la moyenne entre les points intermédiaires comme il faudrait le faire. Ainsi, avec cette déteitte on obtient un effet de plus de ^, en dépensant seulement \ de vapeur qui ne devrait donner qu'un effet de ^ s'il n'y avait pas d'avantage. L'avantage est donc comme ^ est à |, ou comme 5 est à 2. L'économie que l'on obtient par la détente peut donc devenir très-considérable.

Exeentrlqttea eosrbes. — Avec les excentriques circulaires , lavanoe du tiroir et le recouvrement des bandes, on ne pewt cependant obtenir qu'une détente très-limitée; c'est pourquoi on empUie souvent d'autres mécanismes plus efficaces , qui ne sont pour la iplupart que des excentriques dont on calcule les eoudmre» mrîées , fxwr que le tiroir découvre et recouvre les orifioeB Uen pli» rapidement, afin de couper la vapeur brusquement à une période donnée de la course. Ces appareils ne donnent qu'une détefUe fixe , quand les courbures sont arrêtées une fois pour toutes; ils donnent une détente iforiable quand les courbures peuvent varier, comme il arrive quand Texcentnque est composé de plusieurs pièces dont on change les positions relatives après avoir arrêté la machine ; ils donnent enfin

une détente variable h volonté quand, par des dispositions particulières, on peut changer la détente, même quand la machine est en mouvement. C'est là le dernier degré de la perfection, et il existe déjà quelques mécanismes qui atteignent ce but d'une manière satisfaisante. Nous regrettons de ne pouvoir les décrire-

Condenseur et pompe * air. — La prompte condensation de la vapeur est l'une des conditions économiques les plus importantes dans les machines à basse pression ; il faut en conséquence faire, dans le condenseur, une injection d'eau froide suffisante. On pourrait la faire périodiquement aux instants où Tëchappe^ ment commence, parce que c'est surtout dans ces moments-là qu'il faut condenser ti'ès-vite la plus grande masse de vapeur; cependant on a coutume de faire une injection continue qui se règle par l'ouverture plus ou moins grande que l'on donne au robinet o' (Fig. 2). La pression atmosphérique qui s'exerce sur Teau de la bâche la pousse avec violence dans le condenseur, où il y a tout au plus quelques centimètres de pression. Il est facile de calculer la dépense d'eau froide : soient p le poids de vapeur consommée par heure, t la température de l'eau froide, if celle que l'on veut maintenir dans le condenseur, e le poids d'eau nécessaire à la condensation, estimé aussi par heure; Teau froide gagne en degrés ^ — /, et en quantité detîhaleur e (/ — t), La vapeur perd tant en chaleur latente qu'en degrés, p (650 — 0 (voy. t. II, chap. de la Calorimétrie). On a donc

e{t' — t)=p{%bù — l!), d'où e=p.^^f~^\

En adoptant 15* pour la température de Teau froide, on trouTe que son poids doit être égal au poids de vapeur p multiplié par 30, 20, 16, 11, 9, suivant que l'on fait la condensarion à 35*, 45% 65*, 65*, 75*. La consonunation en vapeur étant d'environ 30 kilogrammes par cheval, on a /? = 30 c pour une machine de c chevaux ; si l'on représente par n le nombre des tours en l', ou le nombre des coups doubles du piston. Ton a 60 /i pour le nombre des tours par heure ; ainsi, à chaque tour, la dépense d'eau froide est

e 30tf 650 — r' c 650 — 1'

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