GHAP. VII. — APPARENCE DE LA LUNE. S
pu Tobsenrer, Foccultation m'a toujours paru nette et instantanée ainsi que Yémersion. Il n'y a donc jusqu'à présent aucune> preuve positive de l'existence d'une atmosphère lunaire ; mais il n'y a non plus aucune preuve qui empêche d'admettre que cette atmosphère existe, pourvu que l'on ajoute que sa transparence conùiuelle , sa faible hauteur , sa raréfaction , s'opposent à ce qu'elle se manifeste par aucun phénomène sensible.
142. Lvmière eeMdrée. — ^^Depuis la nouvelle lune jusqu'au premier quartier, la distance angulaire entre le soleil et la lune augmente jusqu'à environ 90' ; en même temps le croissant, d'abord très-délié, se développe de plus en plus jusqu'à devenir un demioerde. Durant cette période , un observateur qui serait sur l'hémisphère non éclairé de la lune , et sur un point quelconque de la Kgion qui nous regarde , verrait certainement une portion plus ou moins considérable de l'hémisphère éclairé de la terre; notre planète aurait pour lui ses phases décroissantes comme la lune a pour nous ses phases croissantes. Donc la terre éclaire alors une portion de l'hémisphère obscur de la lune , et , dans les circonstances favorables, cette lumière qu'elle y projette est assez forte pour que le disque entier de la lune devienne visible ; seulement , ce qui n'est éclairé que par la terre a peu d'éclat, c'est une /«filière cendrée qui en dessine le contour et la surface d'une marnera plus ou moins nette, suivant que les parties éclairantes de la terre renvoient vers la lune plus ou moins de lumière.
143,, Apparenee des planètes. — Mercure ne s'éloigne jamais ttsez du soleil pour qu'on le puisse bien observer , on constate seulement sa forme arrondie et ses phases variables.
Vénus est la plus éclatante des planètes, son diamètre est ' ^Iquefois de plus de 1'; cependant , malgré ces circonstances &Torables, on ne peut jamais dans les meilleurs instruments, en avoir une image satisfaisante. Son contour reste vague, mal défini; sa surface paraît comme nuageuse, on n'y distingue, rien de net,, rien de parfaitement reconnaissable ; elle n'annonce pas quelque chose de solide comme la lune, mais plutôt quelque dose de vaporeux ; il reste donc beaucoup d'incertitude sur la dorée de son mouvement de rotation autour de.son.atxe.
Mars est représenté (Pl. 38, Fig. 18), tel que M. Hérschel l'a dessiné eu 1830, avec un télescope de 20 pieds. Son contour, quoique bien défini, paraît irrégulier et gibbeux; les diverses r^ons de sa surface ont un éclat très-inégal , les unes sont d'un
19* UTIE TI. — OFTIQeE.
rouge pâle de teinte ocreuse , les astres d*oii gm ^ oeitaines époques on remarque près des pôles, cqumm. !*« la figure , de vastes eonirées d*un blanc intense, n dne change arec k position de la planète à Tégaid du i serait ainsi porte à supposer qu'elles ressemblent i delà acigem à de la glace, qui fond pendant l'été de la pfamète et M ! duit pendant Thiver. Blars n'a pas de satellite.
Jupiter est rqirésenté (Fio. 19) tel tpie M. Hersehel Fm sine en 1832 avec le mônie télescope de 80 ]^eds; son i est plus de 11 fois celui de la terre (11,225), et soa mloueptf cooEiséquent plus de 1400 ibis le Tolume die la «erre (1414,^ malgré ses dimensions considérables, il fidt sa iwdtadon antour de son axe en 9^ 55' ; aussi , la grande force centriiïige qé en résulte lui donne un tel aplatissement, que le diamètre ds pMes est à celui de Téquateur comme 100 est à 197 ; cette dit férence est sensiUe sur la figure. On aperçoit sur sa suiIm^ dans la région équatoriale , des lones sombres et paraU^es f« sont au moins au nombre de deux , l'une au nord , l'aum « sud de l'équateur; c'est ce que Ton appelle les bamim de Japiter. Elles sont perristantes, cependant leur aspect ditti^ h t^nps à autre ; il arrive assez souvent qu'elles se eubdiviiut ou 4e lûftu^quent obliquement ( voy. la figure )• D'autres fiai, mais cela est plus rare , elles semblent se rompre et se iiofieHÊL C'est au moyen de la persistance des taches marquées sur la bandes que la durée de la révolution de la planète fot déterminée pour la première fob par Cassini, en 1665, et estinée à 9** 56', nombre bien peu différent de 9^ 55', que l'on adcftt aujourd'hui.
On remarque que les bandes sont moins sombres aux den extrémités, dans le voisinage du limbe ; cette drconstanœ €êl importante, elle semble indiquer, d'après M. Hersdiel, quek planète a une atmosphère d'une épaisseur considérable, réflédii* sant plus de lumière que la surface solide elle-même , et que tt où les baddes paraissent plus sombres, c'est le ccHps de la pb» nète, comparativement noir qui devient en partie visible.
Jupiter u un diamètre qui varie de 30' à 46'^, suivant ses db» tances à la terre ; on sait qu'il a quatre satellites , qui acoott* plissent leurs révolutions dans des plans peu inclinés sur son «^ bite, il en résulte qu^à chaque révolution ils s'éclipsent diM l'ombre de la planète; cependant le quatrième satellite, à i
CBAP. tn. «^ APPARENCE DES PLANËTES. MÉ
Niuibe fltos grande, et de son inclinaisoti qui est aotti phis grande, accomplit quelquefois ses révolutions sans dans le Taste cône d'ombre. A chaque révolution ib usai entre le soleil et rhémisphère éclairé de la planète, ' opacité absolue devient évidente par le petit cercle noir ijettent sur le disque brillant de Jupiter. w est, sans contredit, la jdus remarquable des trente on planètes qui composent maintenant notre système solaire; »le faite ]àus encore que les autres pour nous donner une ia6aies merveilles du ciel; non pas par sa grandeur, ion diamètre est à peine dix fois plus grand que celui planète, mais par Tacbm'rable ardiitecture qui la Cot^ r le nombremt cortège des satellites qui l'accompagnent [>rdre surprenant; et, surtout par ces anneaux conoen-» K>lides, immenses , moins épais que les Alpes, et vingt grands que la terre, qui , suspendus, isolés, se balancent u globe central. Quand nous pouvons observer cette elle est neuf ou dix fois plus Imn de nous que le solefl; re le plus éloigné de la terre où la puissance actuelle x)pes nofÊB bme découvrir des preuves certaines de Ifétat la matière constituante ; car les preuves nous manqtuîlt nus, qui est à une distance double de Saturne , et à'j^s on pour Neptune , qui est à une distance triple ; nous i rien de leur constitution physique parce que ilous fie rien distinguer à la surface de leur disque, sinon Tan»- Lii nous permet de conclure que leur diamètre réel est natre fois et demie le diamètre de la terre, ures 20 et 21 -(Pl. 38) représentent le globe et TadHeau le; la première est empruntée à M. Herschel, la seconde d {the Solar s/stem j etc. , décembre 1851); nous les }prochées à dessein, parce qu'elles font voir l'anneau positions différentes et aussi parce que la figure de , de vingt ans postérieure à celle de M. HûnKbel , reles dernières et remarquables découvertes qui ont été rant cette période.
ins d* abord une idée de la structure et des dimensions moble ; la figure 20 montre le globe de Saturne et la ^e de Tanneau tel qu*il se présentait alors à Tobserva- 1 voit qu'il est composé de deux parties concentriques, ians le même plan et sépartfes par un petit intervalle qui
^ LIVRE VL — OPTIÛUE.
par la ligne noire ; Tune est Vanneau ester ietir i anneau intérieur; ils sont parfaiteEnent circuhiîrcs^ c'c? ctive qui leur donne T apparence elliptique. On iippeU 7w tiC Fanneau la moitié de l'excès du diamètre eutt^neii aui je diamètre intérieur; ahi&i la largeur de Tanneaii extei semblerait , d'après la figure ^ être à peu près le tiers de celle Tanneau inténeur, c'est dans le dessin primitif ou dans La vnre une incarrectîon (que j'ai reproduite} , car les mesures ciennes, lea mesures récentes et celles de M. Herschel lui-mè indiqueni: que k largeur de Fanneau extérieur est un peu de la moitié de celle de Tanneau intérieur ; quant a Vépaism de Fanneau, elle n'est point indiquée, parce quelle est en trop petite pour être visible ; on en a maintenant une doiib preuve, car il arrive tous les quinze ans à peu près que le pl( de Farineau coïncide avec celui de F orbite de la terre j ( qu'alors il est vu de cliamp; or, dans cette situation, en ISi et en 1S4S il n'a pas été possible de distinguer la moindre de Fanneau* Fellipse brillante quil présentait à Fobservai quand il y avait encore assex d* obliquité s'est amincie de pi en plus, sans perdre de son éclat; elle est devenue presque ligne droite, enfin Fimage s'est évanouie malgié la puissance meilleurs instruments,
Le tableau suivant contient les principales dimensions Fanneau ; il a été dressé par M* Hînd d'après la discussion a faite des mesures micrométriques les plus exactes et h^ récentes*
kifoPMftrOL
^, Biimètre extérieur de Fanneau extérieur.. • Î77 iU
Jdt intérieur de Fanneau extérieur, ,,,.».,-., 213013
Largeur de l'anneati extérieur , ^^' ''^^^
Diamètre extérieur de Fanneau intérieur. 238 280
Id, intérieur de Fanneau intérieur 184 313
Largeur de Fanneau intérieur 26 983
Intervalle des deux anneaux 2 8il
Diamètre du globe de Saturne • ^24 3iO
Intervalle compris entre le globe et Fanneau intérieur. 29 9^
La solidité de Fanneau résulte de sa forme nette , invari;^ et aussi de son opacité qui est démontrée par les ombres ^ projette sur le disque de la planète ; ombres que nous obser^ sous divers aspects, suivant Fobliquité de Fanneau sur Féclà]