‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 102 sur 297 · GHAP. VII. — APPARENCE DES PLANÈTES. S · texte numérisé non relu

GHAP. VII. — APPARENCE DES PLANÈTES. S

[ue ; elles sont représentées dans la figure 20 , ainsi que Tombre »ortée par le globe sur Fanneau.

La figure 21 représente Saturne tel que M. DawesTa observé e 29 novembre 1860; on y voit les deux découvertes remarpables qui ont été faites dans ces derniers temps , savoir : la iécouverte de la séparation de l'anneau extérieur en deux paries, et la découverte d'un nouvel anneau sombre qui est compris entre le globe de Saturne et Tancien anneau intérieur.

Plusieurs observations anciennes et modernes avaient déjà fidt soupçonner une séparation dans Tanncau extérieur, mais ce bit sur lequel on conservait encore quelque incertitude , a été mis hors de doute en septembre 1 843 par MM. Dawes et Lassel , avec un excellent télescope portant alors un grossissement 3e 450, et construit par M. Lassel lui-même; c'est cette nouleDe division qui est figurée vers les deux extrémités du grand famètre de l'ellipse, la moindre largeur est en dehors, elle est environ la moitié de la plus grande.

L'existence de l'anneau sombre Clivait pareillement été soup- {ODnée et ensuite indiquée d'une manière précise en 1838 par H. Galle, de Berlin; mais en 1850, au mois de novembre, presque le même jour, M. Bond aux États-Unis et M. Dawes en Angleterre, ont fait des observations qui tranchent toute difficulté à ce sujet. La figure 21 représenté la forme et les dimenûons de ce nouvel appendice de Saturne, seulement M. Dawes y a remarqué une division à peine perceptible que le dessin ne montre pas. Ainsi en définitive Saturne a cinq anneaux dans le plan de son équateur : l'ancien anneau intérieur qui est comme la base de l'édifice , en dedans deux anneaux sombres et en ddiors deux anneaux brillants.

CSette construction qui paraît si instable, si peu résistante , se maintient cependant depuis des siècles, emportée par une vitesse énorme dans l'orbite de la planète et retenue seulement par Tattraction mutuelle des pièces détachées qui la composent. H est probable que les satellites, circulant à desdbtances variables, dans des plans peu inclinés sur celui des anneaux, jouent on rôle important dans cet équilibre; on doit les considérer oonmie des contre-poids mobiles que les lois du mouvement portent où il faut pour empêcher que l'édifice ne s'écroule. On ne connaissait que sept de ces lunes de Saturne, mais une huitième a été découverte en 1848, le 18 septembre, presque en même

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temps par M. Bond à l'Observatoire de Cambridge |^fiuilft4T^ et par M. Lassel dans Son Observatoire privé, près de Lbopooli avec rinstrument précieux qui est son ouvrage en dottl Mmb venons de parler plus baut.

Jusqu'à présent on n*a pu découvrir aucun âêflMIxt de k constitution physique des autres planètes {rcfj. b udilean de k page 142); Uranus et Neptune sont trop loin; les Urente-Mil autres que Ton appelle ultra-zodiacaleB ou êXtt^h-toiiaealm^ ont des distances variables qui restent très-Yoisines de la doiH distance de Jupiter, mais elles sont trop petites.

144. Appftreaeea des eemètes (Pl. 38, Fl6. 8,9, lO)b-* Les comètes appartiennent à notre système , le soleil eft le cfenttl de leurs mouvements, comme il est le centre du mcMfé^ ment de la terre et des planètes. Ces astres s'appelaient auttcfilk astreê errants : à cause de l'irrégularité apparente de leur motvement, qui les emporte d'une constellation à Tautre avec te vitesses souvent prodigieuses; à cause de leur oomrte durje, quelquefois comparable à celle d'un météore qui pandt sdbilftment avec un vif éclat et qui s'évanouit dans l'espace après Wk; course rapide. Newton a fait voir que malgré ces apparencÉ les comètes sont soumises aussi aux lob rigoureuses de la gife* vitadon universelle,. qu'il n'y a rien d^irrégulier, rien d*impré«« . dans la route qu'elles suivent : qu'après avoir observé un p0É nombre de leurs positions sur la voûte céleste, on peut trouvtt leur distance au soleil et à la terre, calculer l'instant de knr passage au périhélie, tracer leur orbite et déterminer les vitesM différentes qu'elles doivent y prendre eu chaque point. A l'épcn que même où Newton établissait théoriquement ces lois fondamentales, il put les confirmer par l'expérience sur la gnmile comète de 1680, Tune des plus extraordinaires qui se soieot montrées et qui aurait été peut-être Tune des plus eflrayanttt si Newton n'eût pas marqué dans le ciel tous les points on dk devait paraître à un instant donné. Iipmédiatement après soa passage au périhélie, cette comète, dans l'espace de deux joafli déploya un queue immense de 20 millions de lieues de loK* gueur, sous-tendant dans le del un angle de plus de 50* qui, phn tard, après son développement complet, se montra avec UM longueur de 40 millions de lieues; grande, par conséquent, comme la distance de la terre au soleil.

L'orbite de cette comète, calailéc par Newton et exactement

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par rexpérience, se trouta être une parabole, courbe finie qui exdaah toute idée de retour pour cet astre prodi<en; ma» les principes posés admettaient les ellipses aussi bien le les autres sections coniques. Il y eut donc une grande leur paimi les astronomes, pour observer les comètes et pour ercher ai dans le nond>re il ne s* en trouverait pas qui eussent s orbites finies, et qui dussent par conséquent reparaître à I époqoes régulières et périodiques. Halley (ut le premier qui t la bonne fettone de trouver des orbites elliptiques; ayant teulé, d*iqMpès des observations anciennes, les courbes décrites r les cronètes de tSSl et de 1607, il les rapprodia de la «rbe décrite par la comète de 1682 , et reconnut «ntre les fanents de triles ressemblances, qu*il n'hésita pas k regarder s cnbices comme appartenant à un même astre dont les re- «s devaient avoir lieu après chaque période de 75 ou 76 ans. on donc prédire pour le commencement de 1759 le retour ela comète de 1682; cette prédiction (ut accomplie ; la comète finit en effet le IS mars 1759. Elle eut bien à subir, il «st nî, qudques perturbadons de la part de Jupiter et de Saturne, t par suite quelques retards ; mais Clairaut les avait prévus et riodés d^avance avec une exactitude très-étonnante pour cette jpoque. Cette comète conserve à juste titre le nom de comète b Halley; sa nouvelle période achevée , elle est revenue fidèbndt en 1835; visible dans Thémisphère austral avant de Tère dans notre hémisphère, elle a été observée par M. Her- , au cap de Bonne-Espérance, pendant plusieurs mois. Les 9 et 10 (Pl. 38), qui la représentent, sont tirées de ouvrage (Resulis ofastr, obs. made during the jrears 1834, ,1836, 1837, 1838, at the cape of Good-Hope^ Londres, M?]. Les nouveaux éléments qui ont été recueillis dans cette knière apparition, démontrent d'une manière plus décisive ^ >OQie que c^est bien le même astre qui a été vu dès Tannée ^\ les observations antérieures étant trop peu exactes pour ^ VoQ puisse être sâr qu'elles s'appliquent, en eflet, à la de Halley. En 1819, une seconde comète périodique a '^iécoiiTerte, par M. Encke, de Berlin; elle s'appelle comète "f^ke^ ou comète à courte période^ parce qu'eu eflFet la durée ^urétolution n'est q\ie de 1Î07 jours ou environ 3 ans et •*• Plusieurs autres, ayant des périodes diverses, ont été **■<« successivement découvertes et calculées , mais leur nom-

bre est bien petit, si on le compare au nombre total des qui sont Tenues, depuis les temps les plus andeiiSi cBrajcr lo différents peuples de la teiTe et exciter le zèle des mtfitwwift et des géomètres. Les catalogues mentionnent 700 ou SOOappt* ridons, sur lesquelles on a calculé environ 150 orlûles, et dam le nombre il n*y en a pas 10 qui appartiennent, à des comèlei périodiques.

La constitution pbysique de ces astres a un baut degrë d'ktérét pour la science, soit à cause de leur nombre, smt à cam des phénomènes extraordinaires qu'ils nous présentent. La mtière qui les compose est certainement analogue à celle qui ooastitue la terre et les planètes, puisqu'elle est soumise à la gn- TÎtation universelle; cela ne veut pas dire cependant tpéê doivent contenir, à Texclusion de tous autres, les élémentadûéques que nous connaissons ; car rien ne prouve jusqu'à prâoS que toute espèce de matière pondérable doive se trouver .sv h terre, au moins en échantillon.

Les comètes, ne sont point des corps lumineux, elles ne li^ lent que par la.lumière du soleil, qu'elles renvment, commekl^ planètes, avec d'autant plus d'abondance qu'dles sont pins «pn aines du périhélie ; ainsi le soleil reste , ;daiis.lè système dosll' est le centre , le seul corps lumineux par lui-méme«:. ' - ..

D'après les dimensions de leurs' queues j; il, est fad3e;de.vov que les comètes ont' quelquefois, des volumes qui surpanol énormément le globe du soleil , cependant; leur-masse est preÎN|H imperceptible; car elles reçoivent souvent de la part des pb* nètes et surtout de Jupiter, des perturbations considérables ffi changent profondément la forme de leurs. orbites, mais daucei actions mutuelles, c'est la comète seule qui obéit, du moins Fca n'aperçoit aucun dérangement sensible , ni dans la planète, si même dans ses satellites, dont la masse est très-petite.

D'une autre part, elles sont tellement transparentes, qn'n travers des parties les plus brillantes de leur masse, qui sosi sans doute les plus conglomérées, on aperçoit les étoiles les pin difficiles à voir; ainsi la brume atmosphérique la plus l^[ère|ls plus mince en hauteur, est moins transparente que le corps énoiflS d'une comète.

Ces astres, d'une matérialité incontestable, d'un volume pio> digieux , presque sans masse et sans opacité , sont formés d'âé* ments qui n'ont rien d'analogue à la surface de la terre , ai ce

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