GHAP. VII. — APPARENCE DES COMÈTES
l'est peut-être nos vapeurs les plus raréfiées , douées de queljaes propriétés particulières, se rapprochant à quelques égards ies propriétés peu connues que doit avoir Tair aux limites de Tatmosphère.
Ces Êdts une fois établis, la première question qui se présente sur leur constitution physique est celle de savoir si leur forme telle que nous la voyons , soit à la vue simple , soit au moyen de nos meilleurs instruments , est bien exactement celle \|e Famas de matière qui les compose. Il est permis d'en douter »;' quand nous regardons le disque du soleil ou de la lune , liflVp rojans près du limbe que Téclat s'éteint brusquement , et nç^' poovons concliu^ avec certitude qu'il y a là une forme qui s'à'rlète. Nous ne pouvons pas affirmer, il est vrai , qu'au dehors de ces limites visibles*, il n'y a ni vapeur, ni fluide , ni matière . ^Mlconque, mais seulement que de telles enveloppes, si elles Ciistent, sont invisibles dans ces conditions. Si, tout à coup, dtns d'autres conditions, ces atmosphères nous apparaissent, tantôt plus , tantôt moins , faudra-t-il conclure que le soleil et Itlone ont changé de forme? non, assurément; il faudra conclure qu'âutour'du globe de ces astres il y a quelque chose qui, anÎTant les circonstances , devient visible ou invisible. Or, il n'y m, rien dans les comètes qui ait une forme arrêtée : d'un instant i l'autre la queue paraît plus longue ou plus courte ; par €iemple, la figure 10 représente la comète de Halley telle que IL Herschel l'a vue en 1835, un soir pendant le crépuscule, et h, figure 9 telle qu'il l'a vue quelques heures après. Qu'y a-t-il en de changé dans l'intervalle ? est-ce la forme ou la visibilité ? anorément c'est la visibilité ; et , dans le second cas même , on le peut pas être sûr que tout ce qui constituait la comète est devenu visible ; ainsi la figure 9 est moins incomplète que la figure 10, nuis il est probable qu'elle ne représente pas la forme véritable de fensemble de l'astre.
H me paraît donc certain que nous connaissons mal la forme its comètes et que les changements d'aspect qu'elles nous prélentent doivent s'expliquer plutôt par des conditions particulières de visibilité que par des actions mécaniques violentes qui arrangeraient incessamment d'une autre façon la matière si raréfiée dont elles se composent.
Les comètes télescopiques , dont le nombre est très-considé- "able , sont presque toujours sans queues ; elles ont une appa-
vapoii-uii:^ ;irruiidie dont Téctat indécis va ^^cldgnâfi *ds* Partni \m cotturtes visililcis à Vœd tm, il j en a a, rit'S ({iii onc auÀ&i cet aspect , i^uk^aieiit elie& sou larges et pUis brillantes ; mats , en gcnéiul , elle» se na avec nue ou plusieurs qneuéâ ; on eu a eoitiptê jusqu^à si léçft eu évetitaJL Toutos U^s fois qu'on aperruit uur quiuie i ou mtiJuple qui s'évanouit, fatite de lumiêfre, à une dit yliaft ou tnoiu» grande , on distingue ausii à roLtrênuUT of «C3» qu'on appelle la tète de la cotnète (Tt. 38, Fiq. 8 , 9 La fin^tre S représente la conièle de là 19, visible à 1*91 le» figures 9 et 1 0 la comète de Halley , observé© au tek par M, HerseheL On voit qne la tète se marque par un plus vif , mcMUâ large et moins difTiis , quelquefctis oa c diitiiiguer nne sorte de noyau plu,^ brillant, d'antres fn iOTte d*CBveloppe parabolique et tran&pareote ; aui uun^ ij formeH nVst limitée d'une mat nier c assrê pruci»e pour qu* pui^e avec: certitude la conâidtf^rtiJ! crutuiuê lui centre pti d'altraciion.
La queue est toujours op[>osee au sakil , c'est là un cat eon^timl * nirtis elle ne va pas toujours à lu ^uite de la i^mme on *iîi^i t pt>rte k le croire , il arrive parfois qui3 d mouvement elle maiche la première, Oti reuiarque au&s dans certaiiu s cirronstancts elle se couïi*e » que mèm semlïle éprouver une sente de dislocation partieUe ou tou
TjCS comètes périi>dic}ues eunduîiout ^luis doute a la so de quel*jues-nn& des nuKïibrcu% piol>li mes qui se rappoilu ^■<^^î^tJtutin!ï de vt*^ îistr<"% ^ jtiMîu'a presi.nt ou a ro seulement que Téclat parait moindre à chaque apparition
14W Des éteUea et de le«r dUetaaee A Im tenre.
flmpW aspect de la voûte céleste, pendant une belle nuit^ doiuie ridée de la grandeur, de la magnificence , de Tor* de la stabilité : nous avonis je ne sais quel sentinient de 1 tance incommensurable qui nous sépare des étoiles ; nous ions réclatante profusion avec laquelle elles sont répamkie les profondeurs de Te^pace ; nous sommes étonnés de rhan du mouvement qui emporte d'orient en occident cet eas infini, comme s'il n'était qu'un seul objiet; enfin, nous r naissOjBS .bientôt que dans cette rotation universelle, c é^iki KfiaMe conserver sa position invariable par rappor
CEAP. VU. — ÉTOILSS. J30d
toDes sans nombre qui l'environnent. Aussi» les traditions de 1 plus haute antiquité nous appreilnent que ces astres sont xesy et ne peuTent être confondus avec les planètes et le& cb» lètes, astres errants, qui paraissent traverser les espaces stel» Sres.
On distingue les étoiles par leur grandeur : les plus briOftntei nt dites de première grandeur, il y en a 15 ou 20 seulement; îDes qui Tiennent ensuite, de deuxième grandeur; pub de troi» £me grandeur, etc., jusqu*à la sixième grandeur qui est à pe« nés le terme de ce qu'une Tue ordinaire peut distinguer dans le el par une belle nuit très-obscure. Mais les lunettes font voit ne foule dVtoiles qile Tœil nu ne peut découvrir, et Ton cou» nue ainsi cette division jusqu'à la dixième grandeur ou mémt ■fs'à la wmièmm gnsaàtw. Cette clastificatm, d'abord tràp^ ibitraire, a été plus ou moins régularisée dans ces derniers
ffipparqœ n'avait compté que 1022 étoiles dan» la portioB îsible du del ; Hevelius , le dernier des astronomes qiû aient hKTvé sans le secoim des lunettes , en avait compté à Danig 1533.
M. Argelander, qui a dressé depuis peu le catalogué'le {dti nnplet, a compté, sur les huit dixièmes de \à ToAte celestaiy 156 étoiles TÎnbles à l'œil nu; en ajoutant les 844 qui paraissent Mivrir la zone de 54* autour du pôle arctique, on arrive à la imme totale de 4100 étoiles visibles, sans télescope, sur le ciel itier, pour une vue de portée moyenne.
Le tableau suivant ( Etudes d'astronomie stellaire , de 1. Struve, page 56) contient le nombre des étoiles de .prenère, deuxième..., neuvième grandeur, comprimes dans Ift one de 30*, savoir — 15^ et -h 15» de déclinaison, divisée en A heures, il résulte d'une discussion ayant pour base les proses observatioBS de M. Struve et les observations antérieures k Bessel , Argelander, Piazzi , etc.
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