‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 107 sur 297 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Dct loterfévenc^ et de la Diffracdon.

MS. Mf^mêhimmu m» le «iodte <l>xlftiea«e de la ivaUére. — '

Ims a¥oiis pu exposer les lois générales de la réflexion , de la

iîfractioii et de Ift décomposilÂon de la lumière, en nous appuyant

mlement sur l'expérience , sans qu'il f&t besoin , pour les fiaire

comprendre , de recourir à aucune considération théorique sur

k nature de la lumière ou sur son mode d^existence. Cette mé*

f Aode purement expérimentale ne peut plus s'appliquer ayec la

^■érae simplicité aux phénomènes de diffraction, qui mettent en

Jiidence des propriétés toutes nouvelles et si intimement liées à

Il théorie qu'il serait impossible de les présenter d'une manière

icbire et précise ^ sans avoir une idée générale du mode de

ement qui constitue la lumière. Nous commencerons

ic par rappeler en peu de mots les deux systèmes auxquels,

tou6 les temps, les physiciens se sont arrêtés, savoir :

système de rémission et le système des vibrations ou des on*

lotions.

Le système de rémission suppose que la lumière se prc^age

^un mouvement de transmission ou de translation ^ c'est»>àque les molécules lumineuses reçoivent des corps lumineux I^IK impulsion qui les lance de toutes parts, comme de petits fpn>jecûles animés d'une prodigieuse vitesse. Ainsi , quand nous ai^prdons le soleil, les molécules qui nous frappent seraient sor^ lies de la substance propre de cet astre 8' 13'' auparavant, et fi*âoignant sans cesse d'im mouvement continu elles auraient , 'i»$ cet intervalle, franchi les 40 millions de lieues qui nous en ^i^ptrent. Ces molécules auraient une existence matérielle indé* fendante du mouvement qui les anime; mais leur masse, infini- •tnt petite, ne serait point soumise à l'action de la gravité, et constituerait une matière différente de la matière pesante. li diversité des couleurs résulterait de la diversité des vitesses ; h réflexion serait analogue à celle des corps élastiques ; la réfaction supposerait : 1** que les milieux diaphanes laissent entre

leurs molécules pondérables des espaces assez grands pour que les molécules lumineuses pussent les traverser librement; 2* que les molécules pondérables exercent une puissance attractive qui, en se combinant avec les yitesscs acquises, produit les déviatîou que Ton observe.

Le système des vibrations ou des ondulations suppose au contraire que la lumière se propage par un mouvement de vibration qui se communique de proche en proche avec une grande vitesK dans une substance impondérable que Ton nomme éther. Ainsi, dans cette hypothèse, la lumière est analogue au son, du moi» dans ce sens que le son est un mouvement de vibration daat Tair ou en général dans la matière pondérable , tandis que k lumière est un mouvement de vibration dans la substance édi^ rée. Paitout où le son se propage 9 il y a matière ; partout où k lumière se propage, il y a de Téther. Donc Téther remplit Fopace, car il n'y a pas un point de l'espace qui ne soit accessible à la lumière : il se trouve entre le soleil et la terre , entre totf les corps de notre système planétaire , et dans Tespace indeU qui nous sépare des étoiles les plus éloignées, car il n'y a pu un point de cetle inmiense étendue qui ne soit à chaque insMI traversé par d'innombrables rayons de lumière , et ce n'est pu seulement dans le vide des cieux que Téther est répandu, m» il pénètre dans tous les corps , il remplit tous Ies*intervalles que laissent entre eux les atomes pondérables. Si Féther n'exisui pas dans toute T étendue de T atmosphère , la lumière des astre n'arriverait pas jusqu'à nous; s'il n'existait pas dans l'eau, k verre , le diamant et tous les corps diaphanes , ces corps ne u laisseraient pas traverser par les ondes lumineuses, enfin, si n'existait pas dans les intervalles qui séparent les atomes de notn enveloppe matérielle, la lumière ne pourrait pas nous afiecter les ondulations ne passeraient pas dans les humeurs de l'œil, e jusqu'aux fibres nerveuses de la rétine, dernier terme visible oi notre raison puisse les suivre. Les corps opaques eux-mànei sont remplis d'éther, car ils deviennent transparents lorsqu'il ont une ténuité sufBsante.

Ainsi, le système des ondulations nous conduit à admettre l'existence d'une matière, ou plutôt d'une substance, au sein ds laquelle se trouvent dispersés, suivant des lois éternelles, les di' vers fiagments de matière pondérable qui constituent les planète» et les astres.

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