CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE H. FIZEAU
kl Titesae 4e la lanière svlTaBt q«*elle se propmge dans
( ëm aiavveBieBt de l*êa« o« en sens eoBtrmIre. — La
de la lumière est toujours si grande par rapport à la vi-
9me que nous pouvons imprimer aux corps pondérables qu'il
|. avait peu d*espoir de parvenir artificiellement à modifier la
■onière par la seconde. Ou avait fait sur ce point diverses cou-
pctnies et bon nombre d'expériences qui n'avaient donné aucun
riailtat dédsif ; on était donc en général disposé à admettre que,
HS les corps animés de la plus grande vitesse , la lumière se
kopage seulement de la même manière que s'ils étaient en repos.
Mite question cependant a un très-haut degré d'intérêt, paix;e
l'elle est la seule peut-être dont la solution puisse nous ap-
mdre quelque chose sur les caractères essentiels des forces qui
t Féther à la matière pondérable. M. Fizeau ne s'est pas
décourager par les tentatives antérieures, et les belles ex-
qu'il a Alites sur ce sujet donnent enfin à la théorie
lémalique un élément nouveau, dont sans doute elle s'em-
de développer les conséquences.
Je dois me borner ici à faire connaître sa méthode expérimen-
t en indiquant rapidement les résultats auxquels il est par-
ni {Comptes rendus de V Académie des sciences^ t. XXXIII ,
351, séance du 29 septembre 1851).
La disposition de l'appareil est représentée (Pl. 42, Fig. 1,
3,4,5,6). La figure 1 est une vue perspective de l'en-
ible; la figure 2 est un plan, réduit aux seuls éléments
oessaires pour faire bien comprendre la marche des rayons
neux ; elle est repérée sur la première, et en jetant les
L sur Tune et sur l'autre , il sera facile de prendre une juste
du mouvement de la lumière et des modifications qu'elle
>uve.
^Oo distingue d'abord trois pièces essentielles, savoir : deux pnettes conjuguées, comme dans l'expérience de Suresnes, ayant objectifs, la première en j;, la seconde en >•, avec cette difféque ces deux objectifs sont seulement à 2 mètres et demi 3 mètres de distance; la troisième pièce est \\\\ système de IX tubes de verre, bien droits, de 5 à 6 millimètres de diamètre intérieur et d'environ 1 mètre et demi de longueur. Ces ieox tubes parallèles et solidaires sont fermés à chaque extréiité par une glace commune , mastiquée avec soin pour éviter QHS les effets prismatiques; puis ils poilent à chaque bout deux
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orifices latéraux : rim inférieus, qui. reçoit le tube db < d*eau ;. l'autre supérieur, qui reço^ uu tube coufbe Usmmai pu une boule où ¥ont se loger toutes les bulles d*aiB; Les nus 4e ces tubes sout à 9 millimètres Tun de Tautre ; on k» 2fÊtU n conséquence à 4'°°',ô de Taxe conunua des daajk cbjeaiS^ ai& qu'ils soient traversés par le faisceau lumineux oeatnl..
La rapide cicculation de Teau se fait de la>. naBiànt: soiiwii»: quatre flacons tubulés 1, 2, 3, 4 (Fia. 1), qui oonliflWMBt le bquidé, ont entre eux des conununications divesN» ponnraîr fâ donne la pression et pour Teau qui la reçoit. Pour Ywmf îk communiquent en croix, savoir : 1 et 3,. au moyen de L'embnfr chcment i et de ses deux tubes u ; 2^ et 4,. au moyea de L'è»brancbement t et de ses deux tubes i^. Pour Teaiii ils oodubi» quent parallèlement, savoir : 1 et 2 par le tube d'obaii wntiiw <» 3 et 4 par le tube d'observation ^^ De plus.,, i QommuniqM « réservoir à air comprimé w au moyen du tuyau de ploaab kM du robinet /?, tandis que i' conununique avec le- anâaM iMMr» voir IV au moyen du tuyau de plomb f et du rohinet r. Elfe les robinets p et r, représentés en coupe (Fio. 6) axp'.y n^, aoU des robinets à deux eaux; dans la position représentée ÇPw^tjf p envoie le gaz comprimé à Tembranchement i et par suite tm flacons 1 et 3, Uuidis que r intercepte la pression et eooiflvnique avec Tair atmosphérique, ce qui met l'embranchemeot / et par const^uent les flacons 2 et 4 sous la pression ordinaire de Tatmosphère ; mais, que chacun de ces robuiets soit tome de 90*, alors on obtient Teffet inverse, l'air des flacons 1 fti retombe sous la pression atmosphérique, et celui des flacons! et 4 reçoit la pression du réservoir w.
Par ce mouvement alternatif des robinets, le même lifiidr passe eu sens contraire dans chacun des deux tubes d'obsen»tion ; sur quoi il importe de remarquer encore que sod iikmw ment est toujours croisé ou différent dans les deux tubes : « <lans le tube /, par exemple, il va de l'objectif r vers Tobjecif j-, dans le tube / il va , au contraire, de jc vers j, et lédpftquement.
M. Fizeau a pu produire ainsi des pressions de plus de de» aUnosphères effectives, et imprimer à Veau des vitesses à\ 7 mètres par seconde.
Revenons maintenant à la figure 2 pour indiquer la i des rayons lumineux. La lumière solaire jf, concentrée par
GHAP. I. — B»ÉRlfiNCES; HE H.. FIZEAU. SQ!
kntilleï L^ atrûm- sur un diaphragme a qui porte une
.«Ue Tsmontne emnûte une lentille cyliudinpie b et em mm êsym- c, une- image linéaire, et très-^ive de. la du diaphragme : c*est là , à proprement parler, là. aausœ wBt pa» le poinù lumineux,, mais la. ligne lumineuse . pavallèle gy mpréaeiitée plus en grand. etLg'y dft 4&^ Sun llaoe cammun des^ deux lunettes,, et rdn fiijrer pnnoipal. dti de llobjeciiC^,.de manîene Là«peuiprèa.Ài égale distance' des points c eti/. 1» hiwiiiii iiMiidniHii^ réfléchie par cette glace, est donc comme 'm elle partait du point d] par conséquent, au sortir de Tobjectif '«, elle ihiHiw wm fiûaceauj panoUelfi dont la partie effioaœ dbit ■M pnypnger- pnr Uîntariaur des tubes t et ^.. Un diaphragme e tanr ê»i denav fbatea 'vertioales et parallèle» qui correspondenlî à iiie- dfeS' tubes ,. arrête le feisoeau et ne laissa passer que deux» ■Miiiui étnûtB destînëff à. former des feaogiesr diinteifc^enoe. Nhi pinoemia lfcmfienMU».dono le liquide* dcs^ tubes,, soit pendant iHepo», suit: pendant le moujiremon:,. arnFent par Tobjecûf ;> S^eit llCMiièna dîapIunigmé,.et).¥ont coïncider sun le minak tu iipî oœn^ eoBi foyer;, là,, sauf les> efïetb de- diffraction,, ils ■Mmeraîmfi me imagede la ligne lumineuse c, qui est en même Wips Fobjet et la source de lumière. Par Teffet du. réflecteur li% eee paceauB- fimir un échange de route :. le premier repasse ; pan* le cdiemin qu'avait suivi le second^, et uice u^sa ;. B. mmenési à la glace ^, ils la traversent en partie, et . dtie ofaaervésn en; d pan l!oculaire o. Cette observa tiou ît se &Î1K: natunsUement dan» ITair; mais, pour voir le (hénonùnfl: avec netteté ,. et pour en. avob la mesure ,i il est; •Msaîae d*adapter en d un micromètre divisé sur vems^repcé-^ MÉé*à pact (EiG^ ô) ena (&, |a' ; ici les- divisions en sont g|x>8sie» pr Uecnlnire, efc il Euit.fiaire attentioa que les traita du: micro- Mre ont , dans Tappareil , une direction verticale ainsi que: les fittge» dent ils* doivent, mesurer le: déplacement. le ditfanty de 9^ millimèti«fty qui existe entre les deux fentes ihragme tf, ne- donnerait, que des franges d- une. extrême .Mu Fizeau remédie à. ce g^a^ve inconvénient en^ ajustant *h OMUe desi rayons,, entre le diaphragme e et l.*obj^ti£ or,. mie seule glace parallèle, et incUiiée A (Fig. 4»),. ou deux s.pai«illes<(FiG. 3);, comme elles déplacent le» rayons pa- I, elles- produisent la même effet que si Ton avait pu
qui résulte de la réflexion sur les deux sur&ces très-rappi du contact.
Voici maintenant les phénomènes qui se manifestent :
1^ Les bandes qui trayei^sent le champ de l'oculaire [i ( sont les franges sombres qui se dessinent sur les traits du mètre lorsque Teau est en repos ; elles restent fixes qui interpose perpendiculairement une glace sur le trajet de 1 pinceaux, ou même quand Tun des tubes d'observati plein d*air, tandis que l'autre est plein d'eau : cette fixité ce que, pendant le repos, les deux pinceaux sont toujoun fiés, Tun et Tautre, de la même manière, puisque chacun double trajet en suivant, pour aller, le chemin qui ramène à son retour.
2* L*eau étant mise en circulation, les franges se dép soit Ters la droite de l'observateur, quand Teau circule d sens, soit vers la gauche, quand l'eau circule en sens con (x' (FiG. 5) repi^ésente l'amplitude du mouvement vers la g il est d'environ ^ de la largeur d'une irange : mais en circuler Teau en sens contraire, on observe vers la droite placement égal, ce qui donne, en somme , un déplacemeni demi-lai^ur de frange, ou plus exactement 0,46, suivs l'eau marche, dans un sens ou dans l'autre, avec une vit 7'",07 par seconde.
Quand l'eau marche dans un sens , par exemple, du fl