‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 121 sur 297 · CHAPITRE PREHffiR · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREHffiR

Doubla féfraotion.

. 178. PliéBoaièse géBérml ëe la ëoakl»* véflNMttov. — Où

il (pe h lumièn^ éprouve hi double pefraelionr ckns un» snb- |ta09^ Ionq»*én' j pénétrant, vm seul fuiiÊceau dé lumière indbrte naittprile dmme- naissance* à* «feicr faitceaux réfracter. jkisnbattuMte» qui exercent ce genre df action sur la lumière itHÊ appthk» doublement réfringentBs\ tel est, par exemple, le pvbonate de chaux cristallisé ou^ epa^ £Islande^ qui se pré^ brtr soovenft soucia forme d^un» rliomboïdè allbngé ( Pu. 43, ri€. 1 ). Eln effet, tersqu'en tenant ce rhomboïde au-devant de ^cil, on regarde contre le jpur une épingle om un* objet déUé , pa en Toit deux hnages dislînotes, plus ou moina^ séparées Tune

fferantre , et, si *' it tourner le riiomboïde dans^ son plan

four qu'il accomplisse une révolution complète> les deux ima-^ n tournent pareillement d'une circonfëcenoe- entière. On ob- IPfffe les mêmes effets en posant le rhomboïde sur une feuille ik papier blane où- Von; a iraoé dea divisions^ en donnant mâme pkitSi dtrâiona. la forme d'ua triangle ( Foc 2 ) , comme l'avait jjniMaliia , on en a tiré un moyen assez simple pour mesurer ftccartdes ragoans; car, si Ton note sur la surface- supérieure jAicnslnl (Fio« 3 ), le point i d'émergence dura]W)n.qui apporte iFcail o la double image- du- point a de l'échelle divisée , il est Mant qu*uh rayon parti- de l'œil! et dirigé suivant o/^ dooneraît^ Kiamnt dana W cristal^ deux rayons. : l'un allant a« point a é>la pranûère image;, l'autre, au point cl homologue* de la seonde image. Connaissant alora la distance cul de Véchelle Fk. 3 ) et aa positioni sur Iki seconde iace du cristal ( Fie. 3 ) , a cm peut déduire l'angle aial. En. fiiisant ces observations

avec un cercle divisé verlical , muni d'une lunette, on peut déterminer encore Tangle d'incidence ou d'émergence, o/ii, et ar* river ainsi à une grande exactitude.

La lumière solaire se divise dans ce rhomboïde comme It lumière des nuées ; car on obtient deux images du soleil dam la chambre noire , en mettant le rhomboïde à l'ouverture da volet, et en dirigeant sur lui le faisceau réfléchi par le miroir de l'héliostat.

Tous les cristaux , dont la forme primitive n'est ni un cube ni un octaèdre régulier , sont biréfnngents conmie le spath d'Islande , ou du moins d'une manière analogue; mais leur ensemble se divise en deux classes parfaitement distinctes : celle des cristaux à un axe et celle des cristaux à deux axes, Yoid le motif de cette division ;

Dans un cristal doué de la double réfraction , il y a toujou» une ou deux directions suivant lesquelles un rayon de lumière ne se diiùse Jamais, Ces directions remarquables sont ce qa9 • l'on nomme les axes optiques du cristal , ou simplement /er axes ; elles ont toujom-s une certaine symétrie par rapport auK. • faces naturelles de la forme cristalline.

Les cristaux dans l'intérieur desquels il n'y a qu'u/ie directiiNi-' à" indivisibilité se nomment cristaux à un axe.

Les cristaux dans l'intérieur desquels il y a deux directionr d'indivisibilité se nomment cristaux à deux axes.

Il ne paraît pas qu'il puisse exister des , iiatat.x rcguliei-s avanC plus (le deux axes.

Nous allons étudier successivement les cristaux .\ un axe ei le^ cristaux à deux axes,

1 79. Des cristaux ù, un axe et de leur sertion priuripale»- — Nous prendrons encore pour exemple la chaux carbonatée^ (jui est un cristal à un axe ; la for/ne primitive de cette substance est un rhomboïde représente (Ti g. 4) : c'est-à-dire qu'ui m < rislal de chaux carhouatcc peut toujours , quelle (jue soit si» iorme , être regardé comme composé d'une infinité de mtJé— ( ules possédant toutes cette forme rhomboïdale , et disposées^ parallèlement l'une à coté de l'autre. Les dimensions absolues de ces molécules ne sont pas déterminées , Ton Siiit seulemenl qu'elles sont excessivement petites. La ligne ax , qui joint k» sonnncLs obtus de l'un de ces rhomboïdes, est ce que l'on appelle son axe cristal loffrap/iifjue. Ainsi , dans un (Ti^tal quel-

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