CHAP. I. — CRISTAUX A UN AXE
cooque, il J a une infinité d'axes , parce qu'il y a une infinité de molécules ; mais tous ces axes sont parallèles , puisque les molécules sout arrangées parallèlement , à moins que les cristiox ne soient maclés. Pour connaître Taxe d'un cristal donné, 3 suffit donc toujours de déterminer la position de Tune des molécules primitiTCs constituantes. Or, l'expérience a démontré cette loi générale qui paraît sans exception , savoir, que , dans les cristaux à un axe^ l'axe de double réfractiou ou Xaxe optif» coïncide toujours avec l'axe cristallographique.
Pour vérifier ce résultat sur la chaux carbonatée , on peut tailler une plaque dont les deux faces soient perpendiculaires à Taxe cristallographique ax (Fig. 1 et 4), et l'on reconnaît en 'ffkt que jamais le faisceau ne se divise quand il traverse la plaque perpendiculairement à ses faces, c'est-à-dire quand il Inverse le cristal en suivant son axe cristallographique : mais , i le rayon se présente obliquement , il ne pénètre plus en suiiiiit l'axe, et alors il se divise et fait voir deux images.
On peut encore tailler un prisme de chaux carbonatée, do telle sorte que Taxe cristallographique ax (Fig. 5) soit contenu dans la section bdc du prisme, et fasse, avec son côté db^ un ingle assez petit pour qu'un certain rayon incident is puisse pénétrer dans la direction de l'axe : alors ce rayon ne se divilera pas, et, si le prisme est achromatisé avec un autre prisme de verre dcp , le rayon émergent sera simple et sans couleur comme le rayon incident. Mais , d* autres rayons plus ou moins inclinés que if , ne devant plus pénétrer dans la direction ix do Taxe, éprouveront toujours une division intérieure, et feront ▼oir deux images plus ou moins séparées. Ainsi, quelle que soit ^obliquité du rayon incident, soit qu'il entre par une face naturelle ou par une face artificielle ; il n'éprouve jamais la double léfraction lorsqu'il traverse le cristal en suivant son axe.
Cette vérification peut se fairç de la même manière sur tous ks autres cristaux à un axe.
Quand un rayon de lumière ne se meut pas en suivant l'axe dn cristal , des deux rayons qu'il donne il y en a toujours un ^ni reste soumis aux deux lois générales de la réfraction ; mais fiutre fait exception à ces lois, c'est-à-dire, qu'en général son plan de réfraction ne coïncide pas avec le plan d'incidence , et que les sinus d'incidence et de réfraction cessent d'être dans un
yVftE yj. — OPTIQUE.
,L constant* IéC premier eal apf>elé raymi ordiftaire, et k il rajtfii extraur/Urmiret
XéSL iiiBrche du ruyori d^rdinairc! hl* prt*Heiitaul aucune «liniumllr^ itous II' Vivons à nous ocoiiper cjue de la marclu^ du r»3fuii i*im- QrdiiïaJTe , et dous mclkjuei^OLkii J'aliord dèus i^upus du <Ti*tiJ daiis lesc|utîUes bu direction est titrs-reniiii'qimblc. Ce* 4**n*|ii» ^imt la sfction prhieqmle t^t la sm'titm f/vrfmttMculaire u î iut*
V Smiioti primipalr, — Diui^ Ivs tirisUiux à im u%e^ h ««v ton principaié eé- 1*? j>liiii aitîiit^ par Taxe |îeip*;i>dicul«iT<*rîi«^ à une fil ce quelconque, uaturelle ou ârtiik'irlk? ; iiirui Ja w*rtî<>* prmcîpiàle appariieut plutôt « uni^ fiiçe qu'siu cristal autief ^ ^sm chaque face a la iîenrie. Or, on trouve par expérience <pir hl rayon extraordinai!^ reste dans le plan dlticidcmîe , ccicifui* k rayon ordiDaire, toutes les fois que le plan tl ituideucie ctMudife îivac le prolongement de la aectiou prmdpak* : dans ce e«* pfl^ Ut.iilier, le riiyon extraordinaiir redite donc ^njunis ;j la prrmit^ lot générale de la réfraction , tJt il ne fait ex* < [iIhiu qu'il la ***" ciiride. Pour véiifier ce réstiitat , il ^flil de fain* t<»uruèr éiM min plan un cristal à faces pHrallêles ei de suivre h* ni^Miveieetfl de Tinwige extraurdinairc ; i>n verra que dans le cercle 4pt«l^ d^ml autour do T image ordinaire elle pastM^ deu» futii djm&kl plan d'incidence f et que ce phéiinniéne arrive quand ce .plui roïncide Mvec la section princi{iale fie la face d'entrée,
2** Sevtioti perpEHdkulairé h F axe, — On appelle »e<nioii p«r*' pendicubire k Taxe tout plan comju dans 1 inU-rieur du oniiM pei^^ndleulabe à son axe. Or^ quand un rayon imtiiiel a uni telle ^icciion pour plan d incidence, le rayon ordinoii^ CJl le riyni extra or tlinaire auxquels il donne naissance , eut aitt» «tle fcf^ tion pour plan de réfraction. Ainsi^ dans ce cas^ le rftynti rstf»ordinaire reste eneeire S4iunm h \vl première loi deréfracunu; de plus, il est alors soumis à la seconde loi, c^ert^'i Jim ^ daas oette JooKîoii^ «et ilans œUeJà seulmient^ aes fkwM 4aMH dence et de rëfraction conservent uai^pport ooiwtMitye» ty tes les obliquités d'incideiice. Ce jn^fqpcMt^est V indice 'de Mfmt^ tion extr^tsrdinaiwe.
Dans le sjBtème de rémiscion les cristaux aivîent ^^ffdÊÊ répulsifs ou attracH/t suiTaot que lindice ordioaîre «it fU jgrand o« plus petit que Tiadice extraordinaire^ pawe.qnW^ Cet ^lans ce -système ia réfraction étant prodoite par rummhi que les corps exercent sur les molécules de la lumière, on peil
CHAP. 2. — CRISTAUX ▲ Vif AXE. ^W
*c«^ nMHis attuées, et -^ns le seocMid^cas fkts iiàm rayon oidûudiie. Mais tlans le fijsBtèmc des liaaê^ JadPafiEadÎMi m'iétent qu'un 'diangeinait et ^itesëe ■ke iaimnème d«m •dbangenieitt ^d'élafitiofté eu ^ >ilans lUdier 4n Momd mUiîeu, et k Tâeise hélant «diamonr tite que Tindice de réfraction est plus ;graiidl, freiid 'émati à Jm CiUmàe de Tkompsanj page -90), a été i à «^leler erislmnc négatifs ceux qu'on Ji^^ak afipelés k, 4etioristtniz ffmMfk »eeux qu W avait appelés atimiâft^ [nten eflgt Ja ^différtmoe des vitesses ordînaiie-et ^KtBaap* «8t nsàgtÊà^ dans fles premiers et positive -dMis les s.
gjittBiii « un axa sont donc ^dhdsés en^ux dasses consent au tableau suivant :
Tabk
des cristaux à tm axe.
KioaOTs.
frite tfeâmiiprih'JPUlMdè). >
Bér^.
t^àtAmmi^éè.mmi
pmm.
J^patit•.
lale de chaux «t de fer.
IdocnuK (rétavieiiae).
elôie.
Temerhe.
ite.
Phosphate de plomb.
Photphate de plomb mrseoâNé.
a^rdrete de etrmttÎMe.
ide.
Aneniate de jmtaite.
rlilonte de duuix.
Octohédrite.
ttioftfte ae HitMiHMe.
Ptiunate de poiDSM.
boyhte de jpptaiie.
Pho^ate de clMm.
de mdLd et de cuivra.
Àrseniate de plomb.
HéphéUM.
îete de plomb.
.sosn
riFS,
StateedepoiMMUt^defi».
Suracéute de caiTre et de cbaua
de fer.
flydntte de magnésie.
atedexiiic.
Glace.
he.
HyposaUite^ «haim.
le.
Ditoptaae.
Argent rooge.
CHfltawK 4 ëewx axes. — Nous avons vu précédemment aractère des cristaux à deux axes est d ofifrir deux direct pas plus de deux, suivant lesquelles le xayon naturel
b mît péiie
nént'trer leur substiince sans se diviser tu den
' I rns. Ces axes ne peuvent plu» ici être déStib dut
nple et commode par Taxe cnsUillographiquc ; mais
: que les deux axes étant une fois eonnus pour i
nt le substance cristallisée, les deux lignes menées ptra I ces aies par un autre point quelconque serout I
*f autre poiiiL
a decoiivert par la théorie et démontré par Teîf liÉiu dans }m crisisiux à deux axe« î! ti*y n plu» fie mj
o it - c'est -ii-f lire que les deux rayons qui nat*ieient de à m rayon incident ne suivent tu Tun ni l'autre lc%l
gêner réfraction. La marche de la lumière est donc
bien plus compliquée encore que duiï*^ le» cristaux à un »^e.
Cependant , noul^ allons indiquer deux CDUpes pour leic|cid la cjuestion se simplifie.
V Cotipe perpendicuhure à in ligne moyenne, — Suppoij que/>^ et px* (Fig. 6) repré* *nt le» deux axes d'mt erisK 3:pjc' est Vangle de ces axes; et la ligue /jw, qui divise cet fti| en deux parties égales, est ht llgfie moyenne^ ou la ligne M médlmre ; le plan perpendiculuire a pm dotnie danjjt le CM une section pour laquelle Vnn des deux rayons se ci ui forme i lois générales de la réfmcliou.
2' Coupe perpendkidaire a la ligne inpplémëtêimrê. — plan peipendiculaireîi la ligne /?#, que Ton nomme ligne supp mentaire (parce qu'elle divise en deux parties égaler le suppi ment de Tangle des axes) (Fig. 6), détermine dans le cristal u section pour laquelle Vautre des deux rayons qui naisMHit J rayon incident se conforme aux lois générales de la réfiractioa.
Au moyen de ces deux coupes, Ton pourra donc dëtemâi les indices de réfraction des deux rayons qui sont analogues rayon ordinaire et au rayon extraordinaire des cristaux à un ai
Voici le tableau des cristaux à deux axes.
Table des cristaux à deux axes.
If omt des tolottaiicct. Âm^m 4» M
Sulfate de nickel (certains échantillons) ^ Qf
Sulfo-carbonate de plomb • •
Carbonate de strontiane 6 86
Carl)onate de baryte • •
I>9itrate de potasse 5 t6 *
Mica (certains échantillons) • • • • i •