CHAP. I. — EXPÉRIENCES DE DOUBLE RÉFRACTION
Mire; si les deux sections principales sont perpendiculaires, niiage ipn passe est Fimage ordinaire, qui est devenue extraor- JJBiîre en traversant le prisme; si les deux sections sont à 45% «I obierve alors deux images de même intensité.
8* La tourmaline jouit aussi d'une propriété bien précieuse
foorrétude des phénomènes de double réfraction et de polari-
: quand elle est taillée en lames à faces parallèles entre
dk&, et parallèles à Taxe, elle agit comme le prisme de Micol,
rfcttnà-dire qu^elle ne laisse passer que l'image extraordinaire ;
jh hunière de l'image ordinaire est ici complètement absorbée.
crtà M. Biot que Ton doit cette importante observation; elle
ite de 1815^ et depuis cette époque il y a peu de découvertes
m la polarisation où la tourmaline n'ait eu une part plus ou
considérable. Rien n'est plus commode pour reconnaître
un £dsceau contient de la lumière polarisée et pour détermi-
r la direction du plan de polarisation.
183. D^aMe réffrmeltoii da verre eoniprlBié. — Après avoir iposé les principaux phénomènes de la double réfraction dans cristaux , nous devons donner une idée des causes accidente qui peuvent agir sur la plupart des corps diaphanes pour rendre aussi doublement réfringents. Ces indications n'auront I seulement pour objet de nous faire connaître des faits nou- ; elles serviront encore à nous montrer d'une manière évique la division des rayons dans les corps doublement réints est produite par Tinégale élasticité que possède l'éthcr Bs les différentes directions , et que cette inégale élasticité réke elle-même de la forme des molécules, de leur distance litî?e et de leur arrangement particulier. Voici l'expérience leFresnel a imaginée pour démontrer cette vérité importante. Quatre prismes rectangulaires de verre a, A, c, </, parfaiteeot égaux entre eux, sont posés à coté l'un de l'autre sur un m horizontal, par leur face hypoténuse (Fig. 9). D'un coté <k l'autre , on applique contre les quatre bouts des bandes I carton , et sur elles des bandes très-rigides d'acier ; puis on i comprime très-fortement dans un étau convenable, de telle que la compression slexerce dans le sens de l'axe des pour en diminuer la longueur. Pendant que le vem; Km ainsi maintenu dans un état forcé, on ajuste trois autres fritoKS rectangulaires e, f^ g, et deux prismes A, ^, de 45*, pour compléter un parallélipipède allongé dont les faces extré-
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mes tf , s' soient parallèles; les faces latérales de Unis ces derniers prismes sont collées aux faces latérales des preaûers tfer du mastic en larmes, afin d'éviter les réflexions partidles.
Ce système , ainsi composé , est doué de la dpuUe réfracdoQ. Une petite mire, placée à un mètre du coté de la face # , pir exemple, est vue double par Toeil qui regarde contre la boei, et récart des deux images peut être de 1 millimètre ou màne davantage. On peut du reste s'assurer que chacun des deu faisceaux jouit bien de tous les caractères des faisceaux doabkment réfractés. Or, il est bien évident que , dans ce cas , la doubb réfaction est produite par Tinégale élasticité de réther, dau Ir verre comprimé et dans celui qui ne Test pas.
Nous verrons à la fin de la polarisation beaucoup de j^wdomènes très-curieux qui résultent d'une véiitable double re&Ktion dans un grand nombre de corps diaphanes non cristallises; mais , si cette double réfraction est assez forte pour produire it vives couleurs, elle est trop faible pour être observée dirBCl^ ment.
Pour compléter Texposition des principaux phénomènes fi appartiennent exclusivement à la double réfiractîon , nous lai* querons encore ici comment le principe de la division desrajM peut être utilement appliqué à la mesure des petits angles : c'ctf Rochon qui a réalise^ le premier cette ingénieuse applicatioB« on 1777, dans un instrument que Ton appelle aujourd'hui wcromctre à double Image ou lunette de Rochon.
184. Mirromètre A double image. — Concevons deux prisoies de cristal de roclie (Fie. 10), Taxe du premier, asb^ étant pw pcndiculaire à la face sb^ et Taxe du second étant, au contniR» parallèle aux faces latérales as\ bs et ab; supposons que leui* angles réfringents cd)s et bas soient égaux, et qu'on les aitréum* par la face ab^ avec du mastic en larmes, de telle sorte quik composent un seul système dont les faces as et sb soient exKtement parallèles.
Un faisceau de lumière, tombant perpendiculairement sur i»» pénétrera sans déviation ni bifurcation jusqu'à la face ah\ fo^ là, il sera décomposé en deux faisceaux distincts : Tun, oidi* nairc, qui suivra sa route o^'o' en ligne droite ; l'autre, extraordinaire, qui sera dévié et prendra la route iVj:, en faisant, aprts son (imergence , un angle ^rtq = e avec la normale ou aîec fc faiscxMu ordinaire s^o' . En plaçant Tœil derrière la face fl*'i oi