GHAP. U. -- DE LA, CRISTALLISATION
qu'elles preanent des formes cristallines régiiUàres comme eeUes qmd l'on observe dans le givre ou: la neige (voy. \% Météorologie):; mois leur aspeet sufih cependant pour montrer comment les corps s(Jides se constituent , et comment, dans un volmne donné de gkce, on. peut concevoir une infinité de sur&ces courbes, qui séparent ce qui a été sotide dans un moment de ce qui a été sdide dans l'instant suivant. C^est au reste ce que nous allons BÛesx Toir encore par d'autres exemples.
CilatalMaatI— Am ••nCre. — Un cylindre de soufre paraîl à
pea près bomogène à rextérâeur; mais, lorsqu'on le brise, on
voit antour de son axe une infinité de petites aiguilles tran^a-
rentes qui se croisent sous tous les angles. Cette cristallisation
r^iolière s'est opérée dans l'intérieur ,. parce que le refroidisse»
me&ty 2b été plus lent qu'à l'extérieur. En eifet, la- grandeur des
cnstans dépend de la masse qui était en fîisioa et de la rapidité
de son refixiîdissement. En faisant fondre ensemble 50 livres de
soufire^ M* Mitscherlich a obtenu des cristaux ào plus d'un
centimètiie d'épaisseur qui avaient une grande régularité. Le
bain était refroidi lentement pendant quatse ou cinq heures, et
Ton perçut la croûte épaisse qui s'était formée au-dessus pour
décanter le liquide intérieur. Ces cristaux, une fois formés,, ne
se seraient pas sans- doute décomposés pendant la solidificaAioflb
dn liquide restant ; ils se. seraient seulement enveloppés de nou-
▼dles.coQcbes solides plus ou moins régulières, et lorsqu'on au*
Tait brisé la masse après une solidification complète , sans dé*^
ctmtaOtmy la cassure, tout en présentant quelques facettes crifital»
liats^ n'aurait pu donner une juste idée de l'état d'agrégation
des molécules.
Cilaf MlMatlon dm bimi»ifc.-^Le bismuûi très-pur est, parmi tons les métaux, celui qui cristallise avec la plus grande facilité; on le fait fondre dans un creuset, on le verse dans Qa test un peu chauffé d'avance , et l'on attend que la croûte superficielle ait acquis une solidité convenable; alors ou elé^ conte ^ c'est-à-dire que l'on prend le test comme pour verser ce qu'il contient; le liquide ultérieur coule après avoir percé la croûte par son poids, et la calotte solide qui: reste attachée au test présente de beaux et larges cristaux irisés, forw mantpor leur arrangement mille reflets et mille accidents sin«gnHers.
Cette^ expérience ciHÎeuse et la précédente sont bien propres
28 LIYBE IV. — ACTIONS HOLËGULAIRES.
à nous fiûre concevoir la structure intérieure des corps ; ce n'est qu'en suspendant ainsi leur formation, et en séparant à. un instant donné ce qui est déjà solide de ce qui reste encore liquide, que Ton peut se faire une idée des groupements moléculaires qui constituent les masses. Et comme les cristaux qu*on obtient par ce procédé dépendent, pour leur grandeur et leur arrangement, de la vitesse avec laquelle la masse se refroidit, on ne peut douter que toute la texture d*un corps solide quelconque ne dépende des circonstances sous lesquelles il s^est consolidé.
€oMs«llil«tloMs Bows dlTeraes pressloms. — La pression sous laquelle se trouve le liquide au moment où il se solidifie exerce aussi , pour Tordinaire, une influence marquée sur l'état d'agrégation qui en résulte. Ainsi , lorsqu'on jette dans le moule une cloche de grandes dimensions, les couches inférieures ne prennent pas exactement la même texture que les couches supérieures ; il en est de même pour les canons , et Ton sait qu*il n'est pas indifférent de les jeter dans un moule horizontal ou vertical , ni de les forer en plaçant Tàme à la partie supérieure ou inférieure du cylindre de coulée.
Be la fféBte et de l*aeier fomda. — Il y a des corps qui semblent changer de nature par des fusions répétées : tels sont le laiton, la fonte et l'acier; mais on peut remarquer en général que ces modifications ne se montrent que dans les corps composés qui peuvent éprouver quelque altération dans les proportions de leurs principes constituants, soit par la haute température à laquelle ils sont soumis, soit par Taction des corps étrangers avec lesquels ils sont en contact. Ainsi , quand la fonte douce devient aigre par une seconde ou par une troisième fusion, il .est probable que cet effet singulier ne tient pas seulement à des états d*agrégation différents , mais bien à des proportions variables de charbon que l'analyse chimique ne peut assigner. Il en est sans doute de même pour l'acier fondu , car de très» petites différences dans les proportions du charbon pourraient donner des états cristallins tn>s-différents à l'œil.
INi fer. — n paraît que le fer du commerce le mieux purifié contient encore des traces de charbon , et comme dans cet état on éprouve déjà de grandes difficultés à le mettre en fusion. Ton peut conclure que du fer absolument pur serait excessivement difficile à fondre, surtout à cause de la nécessité où l'on serait d'éviter le contact de toutes les matières charbonneuses. Ce