‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 134 sur 297 · l^e la potarisation produite par des réfractions sne · texte numérisé non relu

l^e la potarisation produite par des réfractions sne

Hlves. — La loi précédente nous apprend comment un fais-

iu de lumière naturelle peut être polarisé par des réfractions

xessives. En effet, puisqu'un fiiisceau naturel d'une intensité

lie à 1 peut être considéré comme composé de deux faisceaux

d'une intensité égale h ^ polarisés à angle droit , l'un ayant son plan de polarisation à A^n^ h droite du plan de réfraction, et l'autre à 45® à gauche, il est évident qu'après les deaxrëfrac» tions au travers d'une lame parallèle de verre sous une incidenop de 60" par exemple (Fig. 16), le faisceau émergent poum être considéré comme composé de deux faisceaux polarisé à 50^ 7', l'un à droite et l'autre à gauche du plan de réfracdoo. C'est ce faisceau ainsi modifié qui vient tomber sur la seconde lame; et, après sa seconde émergence, chacun de ses pkns de polarisation aura encore tourné d'un certain angle dans le mêae sens; de même après une troisième émergence, etc., jusqu'à œ qu'enfin ses deux plans soient exactement opposés et coînadenu A ce terme, il n'y a plus qu'un plan de polarisation, et le faisceau paraît complètement polarisé dans un plan perpendiculaire au plan de réfraction. Mais ici , comme dans la réflexion , il so( fira que les plans opposés de polarisation fassent entre eux m angle assez petit pour que la polarisation tomplète panÙR sensiblement exacte à l'œil de l'observateur .

M. Brewster a trouvé, par exemple, que la lumière d'une bon* gie, à 10 ou 12 pieds de distance, est complètement polarisée:

par 8 plaques de verre ou 16 surfaces réfringentes sous aat incidence de 78*52',

par 24 ou -48 sous 61* » ,

par 47 ou 94 sous 43*34'.

La formule indique aussi que les plans de polarisation sont alors sensiblement perpendiculaires au plan de réfraction.

Ou trouve pareillement que cinq plaques de verre ou dii surfaces polarisent complètement un faisceau naturel qui les tnvei'se sous la plus gi-ande obliquitt» possible, etc.

Ces résultats expliquent d'une manière bien complète les phé> uomèiies des piles de plaques.

lt)7. De raetion mutuelle des rayons polarisés. — PourcoO" plétcr les lois générales de la lumière polarisée , il nous reste à faire connaître les phénomènes qui ont été découverts ptt MM. Arago et Frcsnel sur l'action mutuelle des rayons poUrises. Je me fais un devoir de rapporter ici textuellement VetfO* sitioîi de ces phénomènes telle qu'elle a été publiée par Fresod*

<■ Eu étudiant les interférences des rayons polarisés, no» avons trouvé, M. Arago et moi, qu'ils n'exercent plus d'influence

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