‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 135 sur 297 · CHAP. II. — ACTION MUTUELLE DES RAYONS POLARISES · texte numérisé non relu

CHAP. II. — ACTION MUTUELLE DES RAYONS POLARISES

ks uus sur les autres quand leiu^ plans de polarisation sont perpendiculaires entre eux , c'est-à-dire qu'ils ne peuvent plus alors produire de frangres, quoique toutes les conditions nécessaires à leur af^rition , dans le cas ordinaire , soient d'ailleurs scrupolenseiiient remplies. Je citerai les trois principales expt?- • qui nous ont servi à établir ce fait , en commençant par I celle qui appartient à M. Arago. Elle consiste à faire traverser deux faisceaux émanant du même point lumineux et introits par deux fentes parallèles , deux piles de lames transpa* . très-minces, telles que celles de mica ou de verre soufflé, fou incline assez Tune et Tautre pour polariser complètement Lin des deux faisceaux , en ayant soin que les deux plans rant lesquels on les incline soient perpendiculaires entre eux : on ne peut plus apercevoir de franges , quelque soin que i prenne d'ailleurs à compenser les différences de marche en ant varier très-lentement l'inclinaison d'une des piles, tandis S lorsque les plans d'incidence des piles ne sont plus perpenlaires entre eux, on parvient toujours à faire paraître les ^; à mesure que ces plans s'éloignent du parallélisme, les s'affaiblissent, et elles disparaissent tout à fait quand ils rectangulaires , si la polarisation de deux faisceaux a été complète. U résulte de crette expérienœ que les rayons suivant le même plan s'influencent mutuellement , le des rayons de lumière non modifiée; mais que cette intnce diminue à mesure que les plans de polarisation s'écartent de l'autre, et devient nulle quand ils sont rectangulaires. Voici une autre expérience qui conduit aux mêmes consé* Qces. On prend une lame de sulfate de chaux ou de cristal t-rodie parallèle à l'axe, et d'une épaisseur bien uniforme; on coupe en deux, et l'on place chacinie des moitiés sur une des de récran. Je suppose qu'on ait tourné les deux moitiés ^nanicreque les bords, qui étaient contigiis dans la lame sa division, soient restés parallèles, les axes le seront aussi. I dans ce cas, on n'aperçoit qu'un seul groupe de franges, au de l'espace éclairé, comme avant la division de la lame. si Ton fait tourner l'une de ses moitiés dans son plan , en int ainsi le parallélisme de leurs axes , on fait naître K autres groupes de franges plus faihles, situés l'un à droite autre à gauche du groupe du milieu , et qui en sont comlement séparés, dans la lumière blanche, lorsque les lames

(le cristal de roche ou de sulfate de chaux dont on 5e sert ont seulement un millimctre d'épaisseur. Il est à remarquer que le nombre de largeur des franges comprises entre le milieu d'un de ces groupes et celui du groupe central est proportionnel à répaisseur des lames, pour des cristaux de même nature, oa dont la double réfraction a la môme énergie, comme le crisul de roche et le sulfate de chaux. A mesure que Tangle des deux axes augmente, ces nouveaux groupes de franges deviennent de plus en plus prononcés , et atteignent enfin leur maximum d'intensité quand les axes des deux lames sont perpendiculaim entre eux ; alors le groupe central , qui s'était affaibli gradue1l^ ment, a tout à fait disparu, et est remplacé par une lumiàn iniiforme. Il faut en conclure que les rayons qui les produiraieri par leur interférence ne sont plus capables de s'influencer ntttuellement. Il est aisé de voir, d'après la position de ces fn&ngeii qu'elles résultaient de Tintcrférence des rayons qui ont subi k même mode de réfraction dans les deux lames , puisque , la ayant parcourues avec des vitesses égales, ils doivent arriver i multanément dans le milieu de Tespace éclaii'é, qui répond I des chemins égaux , si d'ailleurs les deux lames sont de mâH épaisseur, et restent toujours Tune et l'autre perpendiculaiM aux rayons, comme nous le supposons ici. Ainsi, les franges A groupe central étaient formées par la superposition de celles <|| résultaient : 1" de rinterférencc des rayons ordinaires de 11 lame de gauche avec les rayons ordinaires de la lame di droite ; 2" de l'hiterférentre des rayons extraordinaires de b première hune avec les rayons extraordinaires de la seconde. Ia*s deux groupes excentriques , au contraire , résultent de \"ar icrfércnce des rayons qui ont subi des réfractions différen» dans les deux lames; et, comme ce sont les rayons ordinairti qui marchent le plus vite dans le cristal de roche ou le sul&i de chaux , on voit que , si Ton emploie une de ces deux espi<* de cristaux , le gioupe de gauche doit être formé par la réuui» des rayons extraordinaires de la lame de gauche avec les rajo* ordinaires de la lame de droite , et le groupe de droite par k réunion des rayons extraordinahes de la lame de droite avecfc» rayons ordinaires delà lame de gauche. Cela posé, il s'agit dl déterminer maintenant le sens de polarisation de chacun d* faisceaux qui interfèrent, j)our en conclure ({uelles sont les df* rectiona relatives des plans de polarisation qui favorisent ou ea*

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