‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 136 sur 297 · CUAP. U. — ACTION MUTUELLE DES RAYONS POLARISÉS · texte numérisé non relu

CUAP. U. — ACTION MUTUELLE DES RAYONS POLARISÉS

jêchent letir influence mutuelle. L'analogie indique que le mode le polarisation de la lumici*e doit être dans les lames minces le nème que dans les cristaux assez épais pour la diviser en deux lisceaux distincts. Mais, comme cette hypothèse peut être objet d'une discussion, et contredit même une théorie ingéôeuse d^un de nos plus célèbres physiciens,* nous ne la préscn- STons pas d'abord comme un principe certain, et nous aurons soours à une expérience directe pour déterminer les plans de olarisadon des rayons ordinaires et exti^aordiaaires qui sortent e ces lames , auxquelles nous avons supposé un ou deux milUlètres dVpaisseur. Cette épaisseur sufBt pour qu'on puisse tailler Q de leurs bords en biseau , et obtenir par cette forme prismaque la séparation des rayons ordinaires et extraordinaires; drs on reconnaît qu'ils sont efTectivement polarisés , les preôers suivant la section principale et les autres dans un sens sipendiculaire* Si Ton ne regardait pas encore cela comme une reure suffisante que tel est aussi leur mode de polarisation au irdr de chaque lame quand ses deux surfaces sont parallèles , I en trouYerait une nouvelle démonstration dans les faits que MIS venons de décrire, en partant des principes établis par ïxpériencc de M. Arago, et qui sont d'ailleurs confii*més par lie dout nous allons bientôt parler. Si , au contraire , on ne et plus en question le sens de polarisation des rayons ordinaii et extraordinaires, Texpérience actuelle devient une seconde smonstration de ces principes. En effet , lorsque les axes des mx lames étaient parallèles, les rayons qui avaient éprouvé les émes réfractions dans ces deux cristaux se trouvaient polarisés ifant la même direction , et ceux de noms contraires suivant ss directions rectangulaires : voila poui*quoi le groupe des inges du milieu, qui provient de Tinterférence des rayons de itde nom, était à son maximum d'intensité; et les deux aucs, qui résultent de l'interférence des rayons de noms coulures, ne paraissent pas encore. Mais, quand les axes des deux ■es formaient entre eux un angle oblique, de 15° par exemple, I rayons de noms contraires et ceux du même nom pouvaient ^ à la fois les uns sur les autres, puisque leurs plans de pola- ■tion n'étaient plus rectangulaires, et les trois groupes de mges étaient produits. Lorsque enfin les axes deviennent perndiculaires entre eux , les rayons de même nom se trouvent larisés suivant des directions rectangulaires, et le groupe cen- U. 28

tfui^ aiiquel ils dôtiottieat aaissance, »'^fYauouii^ mjouîs onlii^ircs de la lam€ de gauche sont ulors nilièlameiil an rayouft ejitraordmaiire^ de la lame de droiU% qui fjiît <Tuo le groupe de droite qu^ils produisent flUeint imuumiui d'itiiensitë. Il en est dt^ nitme du grctupe de gm cb0f résultant de Tinterférence des rayons ordinaires de i lame da ikoite mec les rayons exliaûrdinâires de la lune q gauche.

• Voici une troisième ei^perience qtii confimie encQn* l'Olisequences cjue nous avons tirées de la pretiucrtfp Ayant j polir un rhomboide de spatb caleiiire sur deui facses f}p|MJse dresse es avec soin et bien parallèles^ je le îictai perpendiculai ' ment à ees faces , et ^ obtins de cette manière deujc rhomboû d égale épaisseur, et dans lesquels la m;i relie des r^yiwi* m naii^s et extraordinaire* devait être exucu imiit pamûlle >ûu4 même incidence- Je les plaçai Tnn devant Tauire^ de que les rayons partis du point lumineux qui avmient traverse pt^mier rhonibcuile parcoururent ensuite le &eeotid , en soin que leurs faC5e& fussent perpendiculaires à U direetion rayons incidents ; de plus, la section principale du ^-^côud rhà btnde «Stait perpcndicukii^ à celle du premier^ de sorte qae quatre faisceaux qu^ils produisent en ginukal éuiicnt réduil deux^ le ûiisc4*au ordinaire du premier rhomboïde était rti&i extraordinairement dans le st^*und , et le faisceau exU'aordio] de eelui-là était réfracte ordinairement dan& c^tii-ci. U retd de cette disposition que les différences de maiiche proveiianl la différence de vitesse des rayons ordinaires et extmordiiiai se trouvaieiit compenàées pour les deux faiscemtot sortants; m croiiAient d'adleurs sous un angle tres^^etit , et tel q^ie Gmng^ davaieul avoir une largeur beaucoup pltis que sitHi^d pour être aperçues^ et cependant^ quoique toutes le^i co^iliiii neeessaîres à la produetioii des franges, pour les orcomtâtf . ordinaires, eussent été soigne tisement observées^ je n*? jamais parvenir à les faire paraître. Pendant que je tes d chais arec soin, en tenant une loupe devant mon csU« j» fi varier lentement la direction d'un des rhomboïdeâ^ en le viant tantôt à droite, tantôt à gauche, afin de compenser t'i resultanl de quelque différence d'épaissettr, a'U «'«u wm encore; mais, malgré ce tâtonoement réitéré un ^^ratid Ml de foisi je n'aperçus point de fi-anges^ et cém ne doit flm

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