CUAP. U. — ACTION MUTUELLE DES RAYONS POLARISÉS
irendfo, d'après ce que les autres expériences nous ont appris, MÛaque les deux faisceaux sortants se trouvaient polarisés à ingle droit. Ce qui prouvait bien, d'ailleurs, que Tabsence des ranges ne tenait point à la difficulté d'arriver par le tâtonneaent à une compensation exacte, c'est que je parvenais aisénent à les faire paraître en employant de la lumière qui avait fté polarisée avant son entrée dans les rhomboïdes , et en lui ûùsant éprouver une nouvelle polarisation après sa sortie.
« U est donc complètement *démonti*é, par les expériences ^ je viens de rapporter, que les rayons polarisés à l'angle droit ne peuvent exercer aucune influence sensible Tun sur Tautre, ou, en d'autres termes , que leur réunion produit toujours la même intensité de lumière, quelles que soient les différences de Wffche des deux systanes d'ondes qui interfèrent.
« Un autre fait remarquable, c'est qu'une fois qu'ils ont été polarisés suivant des directions rectangulaires, il ne suffit plus ^'ils soient ramenés à un plan conmiun de polarisation pour ïiyi'ils puissent donner des signes apparents de leur influence mtueUe. En effet, si dans l'expérience de M* Arago, ou dans «die que j'ai décrite ensuite, on fait passer les rayons sortis de ^deox fentes, qui sont polarisés à angle droit, au travers d'une fSe de glaces inclinées, ou n'aperçoit pas de franges dans quelipe direction qu'on tourne son plan d'incidence. Au lieu d'une kiie, on peut employer un rhomboïde de spath calcaire : si l'on pdine sa section principale de 45^ sur les plans de polarisation ides fieûsceaux incidents, de manière qu'elle divise en deux parties fraies l'angle qu'ils font entre eux, chaque image contiendra k moitié de chaque faisceau ; et ces deux moitiés, ayant le Ntâme plan de polarisation dans la même image, devraient y lioduire des firanges, s'il suffisait de ramener les rayons à un |hn commun de polarisation pour rétablir les effets apparents Ad leur influence mutuelle. Mais l'on ne peut jamais obtenir des fciDges par ce moyen, tant que les rayons n'ont pas été polaftuivant un même plan, avant d'être divisés en deux faispolarisés à l'angle droit.
« Lorsque la lumière a éprouvé cette polarisation préalable, lu contraire, l'interposition du rhomboïde fait reparaître les *tage6. La direction la plus avantageuse à donner au plan pri- ^iitif de polarisation est celle qui divise en ^ux parties égales I m^|le des plans rectangulaires suivant lesquels les deux fais-
ceaux sont polarisés en second lieu, parce qu'alors la lumière incidente se partage également entre eux. Supposons, pour fixer les idées, que le plan de la polarisation primitive s<Ht horizontal : il faudra que les plans de la polarisation suivaute, imprimée à chacun des deux faisceaux, soient inclinés de 45* sur le plan horizontal, Tun en dessus, l'autre en dessous, de sorte qu'ils restent perpendiculaires entre eux. On peut obtenir cette polarisation rectangulaire, soit à Faide des deux petites piles employées dans Texpérience de M. Arago, soit avec deux lames dont les axes sont disposés rectangulairement, soit enfin «m une seule lame cristallisée. Nous ne considérerons que cede^ lîier cas, les deux autres présentant des phénomènes absolument analogues.
« Pour diviser la lumière en deux faisceaux qui se croiseil sous un petit angle et qui puissent ainsi faire naître des firaugei, Tappareil des deux miroirs est généralement jjyréférable à récni percé de deux fentes , parce qu^il pi-oduit des franges plus bnt lantes ; il a d'ailleurs ici l'avantage de donner immédUatemert aux deux faisceaux la polarbatiou préalable nécessaire à noix expérience : il suffit pour cela que les deux miroirs soient de verre non étamé , et inclinés de 30* environ sur les rayons inei- . dents; il faut avoir soin de les noircir par derrière pour détruit: la seconde réflexion. On place près d'eux, dans le trajet des rayons réfléchis et perpendiculairement à leur direction , une lame de sulfate de chaux ou de cristal de roche, parallèle a l'axe, d*un ou deux millimètres d'épaisseur, en inclinant si section principale de 45* sur le plan de la polarisation primitive, que nous avons supposé horizontal. L'appareil étant «insi disposé, on ne verra qu'un seul groupe de franges au traders de la lame , comme avant son interposition , et il occupera la ménie position. Mais, si l'on met devant la loupe une pile déglace inclinées dans un sens horizontal ou vertical , on découvrira dr chaque côté du groupe central un autre groupe de franges, f" en sera d'autant plus éloigné que la lame cristallisée sera (d» épaisse. Remplace-t-on la pile de glaces parmi rhomboïde de spatli calcaire , dont la section principale est dirigée horiionta- ft lement ou verticalement, Ton voit, dans chacune des detf r: images qu'il produit, les deux systèmes de franges additoonnCMes que l'interposition de la pile de glaces avait fait naître; etilerf à remarquer que ces deux images sont complémentaires run* df
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, c'est-à-dire que les bandes obscures de Tune répondent indes brillantes de l'autre .
ous voyons dans cette expérience une nouvelle confirma les principes démontrés par les précédentes. Les rayons t éprouvé des réfractions de noms contraires ne peuvent ïncer, parce que, sortant de la même lame, dans le cafi »us considérons maintenant, ils se trouvent polarisés sui- « directions rectangulaires; en conséquence, les groupes ite et de gauche ne peuvent exister, à moins qu'on ne sse Tiniluence faïutuelle de ces rayons en les ramenant à n commun de polarisation; c'est ce que fait Tinterposie la pile de glaces ou du rhomboïde. Les franges ainsi tes sont*d'autant plus prononcées que les deux faisceaux ns contraires qui concourent à leur formation sont plus en intensité ; et voilà pourquoi la direction de la section lale du rhomboïde qui fait un angle de 45* avec l'axe de ?, est la plus favorable à Tapparition des franges. Quand Lon principale du rhomboïde est parallèle ou perpendicucelle de la lame , les rayons réfractés ordinairement par 3 passent en entier dans une image au lieu de se partager es deux , et tous les rayons extraordinaires passent dans
image, en sorte qu'il ne peut plus y avoir interférence !ux ; et les groupes additionnels disparaissent : chaque ne présente plus que les franges qui résultent de Tinterî des rayons de même nom , c'est-à-dire celles qui comle groupe central.
îs deux groupes de franges additionnelles que présentsiit ère polarisée dans la première position du rhomboïde, sent un des moyens les plus précis de mesurer la double on et d'en étudier la loi. Eu effet, leur position excen- .ient à la différence de marche des rayons ordinaires et 'dinaires qui sont sortis de la lame, et l'on peut juger du & d'ondulations dont les rayons extraordinaires du faise droite sont restés en arrière des rayons ordinaires de
par le non[ibre de largeurs de franges comprises entre le du groupe de droite et celai du groupe central. Ou déî encore mieux cotte différence de marche , en mesurant aile compris entre les milieux des deux groupes extrêmes, le double de leur distance au milieu du groupe central.
lumière blanche qu'il est le plus commode d'employer
dans ces sortes d'obsetrations : d'abord , parce qu'elle est plos vive , et, en second lieu, parce qu'elle rend la bande centrale de chaque groupe plus facile à reconnaître. Comparant ensuitf l'épaisseur de la lame à la différence de marche observée, on en conclut le rapport des vitesses des rayons ordinaires et extraordinaires. »
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