CHAP. I. — POUVOIR ABSORBANT
vps s*édiaufient au soleil, et tous sans exception prennent une npénture plus haute que la température de Pair ; ce qui est m une preuve que ce n'est pas Tair qui les réchaufie. Il y a plus, B les corps firoids se i-échauflent aussi dans une enceinte vide ils sont suspendus ; donc , ils absorbent de la chaleur émise ' les parob de l'enceinte. Nous Terrons tout à l'heure que le iToir absorbant peut, comme le pouvoir émîssif, varier d'un ps à l'autre dans des limites assez étendues; mais il ne peut, I plus que lui , cesser d'exister ni cesser d'agir. ISS. P»«Tolr réfléelilssaiit. — Les corps ont en général un nroir réflédiissant par lequel ils renvoient , sans l'absorber, ; portion plus ou moins grande de la chaleur rayonnante ils reçoivent de toutes les surfaces environnantes , a peu près une les corps réfléchissent, soit régulièrement, soit irréguliè- Knt, une portion de la lumière qui vient les frapper. Les mirs qui nous ont servi sont une preuve bien décisive de cette exion de la chaleur, car ils ne s^édiaufTent pas, même dans cpérience où Ton enflamme Tamadou. Mais le raisonnement h pour indiquer que ce pouvoir existe dans la plupart des ps et qu*il est complémentaire du pouvoir absorbant, car la une des quantités de chaleur absorbées et réfléchies doit jours reproduire exactement la totalité de la chaleur inciite; par conséquent Tun de ces pouvoirs augmente quand Are diminue, et, pour que le pouvoir réfléchissant iât nul , il drait que le pouvoir absorbant ft^t total, ce qui n'arrive, mne nous le verrons, que pour les surfaces soigneusement ouvertes de noir de fumée ; au contraire, les surfaces métalli- % polies ont un grand pouvoir réfléchissant et un faible pour absorbant. Ces notions générales vont nous servir à établir principes fondamentaux de la chaleur rayonnante. tS5. PriBclpe de l'équilibre mobile de température. — lœvons une enceinte fermée de toutes parts ; supposons, pour \ de simplicité, qu*el!e ait la forme sphérique, qu'elle soit ï, et que tous ses points aient au même degré le pouvoir de kiÛT^ d'émettre et d'absorber la chaleur. La surface extére de cette enceinte étant maintenue d'une manière quelpie à une température invariable et uniforme pour tous les ts, la surface intérieure aura la même température avec la le invariabilité et la même uniformité. L'équilibi^e aura lieu . toute rétendue de Tenceinte , quelle que soit sa grandeur :
nu LlYRE VU, — DE LA CHALEUR,
qu^etle ait un nielre de diamilre, ou qu'elle ait uti millioa lieues. Cela posé, on peut concevoir réquilibre tic deux maaières pi-emièremeiitj ou peut imaginer que la surface intérieure ait pt'fi| sa faculté j ayoïiiuuMc , que chacun de ses points n'émetle r dans respacc vide et ne recoh'e rien, que tout enfin resl*? da le même étal, et qye le calorique soit immobile; secoiidci ou peut admettre qin.^^ maigre réquilibre, la surface înterie causei've encore sa faculté rajouuante, que chacun de ses pui émette dans tous les sens des rayons dans le vide et qu'il reçoive aussi dans tons les éeiis^ que tout change etiGti à eh«i|i jnstaut, et que le calorique soit sans cesse eu mouvement et température sans cesse en écpjilibre. Cette seconde hypoUn énoncée pour la première fols par M. Prévost, de GentWc, ee quon appelle le principe de Vétjuilibre mobile de ia chuh ce principe, défini rigourensenient et généralisé par FcMirier, devenu entre ses mains le point de départ de toute la lh< muthéniatique de la chaleur rayonnante. Il faut voir daiu ouvrages de Fourîer, dans ceux de Laplaceetde Poisson j quel sont la portée et Tétendue de cette belle tliéoric dont les gi géomètres du siècle dernier n'avaient pas même sou] rexisteoce- Nous allons tîiôayer d'eu reproduire ici les prii fondamentaux , en les faisant i-eposcr seulement sur les cou^i ratious élémentaires.
S£1m4. Prliicl|iiS <lc la rnlsAii Invarae dtt earré d« 1k dlitlaBe^ — Si Ton conçoit un corps sphérîque au centre d'une encx^ioM pareillement sphérîque, il est évident que les parois de renctinlÉ reçoivent tonte Ui chaleur émise par le coi-ps , et que cette chaleur s'y trouve uniformément distribuée, en supposant rénai>>ifui du corps uniforme dans tous ses points ; mais, si Tenceinte pmiJ un rayon doubli^^ su surface devient quatre fois plus grande, rt| comme la quantité de dtaleur qu'elle reçoit du corps reste II même, il faut bien que chaque centimètre carré en reçoive quatifl fois moins; si le rayfm de rencelnte devient triple, ^a sur&ci^ est neuf fais plus grande, et chaque centimètre carré ne recoÉ plus qu*nn neuvième, etc. AiuM, Tinte usité de la chaleur dîmiJ nue comme le carré de la distance augmente ; mais cette loi s'applique avec rigueur qu'au cas particulier que nous d'examiner, ou à ceux qui peuvent s*y ramener : il faudrait se garder de Tapphquer, par exemple > au cas de deux surfin planes d'une certaine étendue, mises en présence l'une