CHAP. I. — LOI DU COSINUS
fe la £i|oe imyonnaiite du cube se trouve oblique ou perpendlmUie à Taxe de la pile.
Toutefiûs, il résulte des expériences de MM. de La Provostaye tfOesains que cette proposition n^est rigoureusement vraie que m* les surfaces couvertes de noir de fumée; elle cesse même Tétre quand le noir de fumée est appliqué à Fessence, au [ de l'être directement en flambant les surfaces. L'iuterven<«m des pouvoirs réflecteurs modifie cette loi du cosinus. 1B7. Vml ée 1» réflexios. — La chaleur se réfléchit comme lumière, en faisant l'angle de réflexion égal à Tangle d'inci- . Cette proposition se trouve démontrée par l'expérience miroirs, en remarquant que les foyers de chaleur coïncident (les foyers de lumière; et l'on peut aussi la démontrer di- Btement avec le thermo-multiplicateur, en disposant convenant des écrans et des surfaces planes réfléchissantes. , irUmwmm 4e la ehalear. — La vitesse de la chaleur paêtre analogue à celle de la lumière; on peut en juger par intanéité de l'action qu'éprouve le thermo-multiplicateur, d on enlève l'écran qui arrêtait la chaleur; mais cette îe est encore mieux confirmée par la réfraction de la cha- ', dont nous parlerons dans quelques instants.
C«ai]H^rAlsiiA des pouvoirs émissiflB, absorbants et réits des diverses sabstaaees. — Quand un corps est eu ■libre de température dans une enceinte, son pouvoir émistit évidemment égal à son pouvoir absorbant, ou, en d'autres hnes, ce qu'il perd par l'émission est égal à ce qu'il reçoit par »rption ; car, sans cela, sa température serait croissante ou ercnssante. Au conti*aire, quand il n'est pas en équilibre, l'un ces pouvoirs l'emporte sur l'autre , mais ils restent liés entre [, comme nous le verrons par les lois du réchauffement et du raidissement. D'une autre part, le pouvoir réfléchissant étant irement complémentaire du pouvoii' absorbant , on voit fi suffit de déterminer l'un de ces pouvoirs pour en déduire deux autres. On s'est particulièrement attaché à comparer les nroirs ëmissifs des différents corps à température égale par deux procédés suivants.
^Frseédé de LesUe. — On dispose l'une des boules du iher- IhmiLUi différentiel au foyer d'un miroir, et sur l'axe du mi- ^r, à une distance convenable, on met le centre d'un cube d*eau chaude; lorsqu'on enlève l'écran qui arrêtait la
54S UVas yu. — DB Là CflALSOtL'
dhaleur rayonnante, k boule fixsftle s^édtaitflfe, et amte àTéf libre quand Texcédant de chaleur qu'dle iteçott ppr le njQH ment de la surface du cube est égal à Pexcédant de pàelç qA doit faire par sa plus granîle émksion et par le éanimx de Ta Les excès de température qu^elle prend ainsi pour-ie équilibre, sont, comme nous le verrons par les sèment, sensiblement propcniionnels aux quantités- de dalB qu*elle ■ teçoit de la &ce du cube; et oonme, àr.lMipéM égale, k surbces et à distances égales, ces qoaiMilâl-dB cUli sont elles*mémes proportionnelles aux ponvoits éaimibj oiiri que le rapport des excès de température donnés par àa difSeFentes est précisément le rapport de leurs pouvoirs éi
Wwmmééé 4e H. Helleml. — On supprimé le miroir, on tue le thermoHOiultiplicateur au thermomètre differentid, observe les déviations impulsives de Taiguille ; de déduit les déviations définitives, et, au taofea delà taUe nous avons parlé, on airive i comparer les excès de ture imprimés au bout de la pile qui regarde le cube; 00s comme ceux* du thermomètre dilIiEsrentiery ae trouvent tionnels aux pouvoirs émissifii des faces qin ont ^énA Texpérience.
Pour lepremier procédé, les faces du cube doiveait 4)u 1 8 centimètres de côté ; pour le second, qui est plus délicat, il suffit de leur donner 7 ou 8 centimètres. Eari couvrant une face de divers enduits d^une épaisseur on obtient aussi les pouvoirs émissiis de ces enduits.
Voici les résultats des expériences :
Noms des sobstanceii.
Noir de fumée
Carbonate de plomb
Papier a écrire
Verre ordinaire
Encre de Chine
Gomme laque
Feuille d'argent sur verre ,
Fonte avec le meilleur poli ,
Mercure (à peu près)
Fer poli
Zinc poli
Acier poli
PooToin caÎMUi
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«Ht» btoriwl». 1
rilUi*
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CHAP. I. — PROCÉDÉ DE M. MELLOlfl. 549
Noms PouYoin émU»ifii Pouroin
des substances. on absorbants, réflédiissants.
déposé en couche épaisse, peu poli. . . 24 76
déposé sur cuivre 17 ^ 83
en lames 17 83 •
les miroirs un peu altéré 17 83
id. frais poli 14 86
fonda, poli gras 11 89
battu , poli gras 9 91
battu, poli vif. 7 93
fondu , poli vif. 7 93
rouge déposé sur fer 7 93
'. verni 14 86
^ battu ou fondu 7 93
[ué .5 95
osé sur acier poli 3 97
battu, bien poli 3 97
fondu, bien poli 3 97
is ce tableau, j'ai adopté pour les surfaces métalliques, les ^es qui résultent des expériences très-précises de MM. de ovostaye et Desains; la plupart de ces nombres s'écartent 3tablement de ceux qui avaient été admis jusqu'à ce jour, biles physiciens ont aussi fait une observation importante, [ue la proportion de chaleur réfléchie par le verre augavec Tincidence à peu près comme augmente la proporc lumière réfléchie, tandis que sur les surfaces métalliques , la proportion est la même sous toutes les incidences i environ 70*; et au delà, au lieu d'augmenter, comme •ait pu s'y attendre, il arrive au contraire qu'elle diminue ement.
si, en représentant par 100 le pouvoir émissif du noir de , dont le pouvoir réfléchissant est sensiblement nul , le ir émissif des surfaces métalliques polies varie de 3 à 25 ,* nséquent, en vertu de leur pouvoir absorbant, ces surfaces »ent^ tout au plus \ et au moins y^ de la chaleur inci- , tandis qu'elles en réfléchissent au moins les \ et au plus
lut remarquer , cependant , que les rapports des pouvoirs S» de ces substances , et par suite ceux de leurs pouvoirs »nts et réfléchissants, pourraient peut-être ne pas se con^