‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 164 sur 297 · GHAP. I. — ÉQUILIBRE DE TEMPÉRATURE. 5S · texte numérisé non relu

GHAP. I. — ÉQUILIBRE DE TEMPÉRATURE. 5S

MKbe; sâ perte va réparer en partie les pertes de tous les corps fi'3 poity et réciproquement son gain résulte de rémission qne bas œs corps font vers lui. Cet échange mutuel et constant ■lintient dcrnc en rapport continuel tous les corps du système, h telle sotte qu'aucun de ces corps ne peut éprouver une moiJcafioa de température, sans que tous les autres à Tinstant |uticipent à cette modification, mais dans des rapports varia - Mes à raison de leur grandeur , de leur distance et de leurs mvoîrs calorifiques.

Ainsi, une bougie allumée que Ton introduit dans un appar- ÎBent change à Tinstant par son émission de chaleur la tempéde tous les corps, comme elle change leur clarté par son »a de lumière. Un morceau de glace produirait un effet ladogue , mais d'une intensité différente. Le thermomètre qui serait voisin baisserait de suite ou monterait, suivant qu'il se avérait par l'équilibre antérieur au-dessus ou au-dessous de R», et son mouvement serait d'autant plus considérable qu'il le morceau de glace sous un angle plus grand, ou qu'il serait jius rapproché. Lorsque le thermomètre baisse, ce Wt pas (jue la gkce ne lui envoie pas de chaleur, mais elle lui envoie moins que les corps que sa présence vient cacher au Cnnomètre, et auxquels elle se substitue; alors le thermomè- , perdant autant et recevant moins, doit nécessairement s'a-

Èer. Si l'on veut augmenter cet effet , il suffit de mettre le nomètre au foyer d'un miroir et le morceau de glace en t; car le thermomètre voyant la glace directement et par ttexion , l'effet sera le même que si l'on avait augmenté les di«* NttHons du morceau de glace, ou que si on l'avait approché ^ près du thermomètre. Cette expérience de la réflexion du M«f parut d'abord paradoxale ; on essaya d'en tirer la preuve ffû existe réellement des rayons frigorifiques : mais l'on voit ^c qudle simplicité elle s'explique, et comment elle devient Nia eonséqaence nécessaire des principes que nous avons déve-

S 2. Phénomènes généraux de la chaleur rayonnante dans les substances diatkermanes»

Ce que nous allons dire sur ce sujet est extrait en totaUté des t«Dea recherches qui ont été faites par M. Melloni , et qui sont l^iliMa dans les Annales de Chimie et dans les Comptes ren^

5îtf UVm vu, — 0E LA CHALÊim.

ihis fie rjtitdémlfi des sciences (de 1^33 à lâS0). Ccrt^ cximme If dit M, Biot dans le rappoit très-ri'marqnîible qu il 4 a fait k l'Académie dt*s sc^iences (t. XIV), *f un noirveau cky4J de d*Vouvertes que M, Melloni a exploit!* avec une sagadiq tiiie adresse et une patience jtiimnginables, *» Nous avons àrt| gretUT de ne pouvoir en donner ici qu^utie idée irès^ticdiiii^

SIîl. nés sahKianre** »lh«rmflneH ^i diailiemia«ett* — U 5ulBtancx>s qui arrêtent la elialtnir raycmnanle, cDuime l<!s osi] opaques arrêtent la lumière , sont appelées sui>st»nce§ atkÊ{ mnnrs ; au eontrjare^ les .substances qui livtxnit pa^nge à la rJn leur niyf>u»i*nte, comme les corps diâplniues livrent pasaoï^e à | lumière , sotit appelées substances diathermunes^ Ainsi ^ l'aîr 4| lUi corps diathermanc, et nous allons voir t^^m^ les corps «OH et liquides peuvent aussi avoir des diatlicrmauéitéA difTéffAM suivant leur nature , leur épaisseur, Téuil de leur surfaets I nature de la chaleur qui se presetite pour leîi* iravet^cr, etir

25S. Tciitiï le» Cil r fin dtii|tliAiief« ne ftnnf |»»«i éiculemml il lEt^rniiiupM , «t I4I11ÎI ]i«tt corpfit Dtili«[ii«*^ fi« nnmt fiAi* ^i^ulrniii

iiiiiprmtiiie»« — L'appareil qui sert h ces cupériemc^ c»i tberniO'>multipliruteur (Fîg* fi, 6)^^ dont noii.^ avou* ib parlé (SSSO) : les sources de chaleur sont la lampe l^catelti la spire de platine k portée au rouge ]>fir la cmnbusticut de X\ cool ; la plïique de cuivre noircie /-, portée à 400* par iitie lan^ à alcool ; enfin le cul>e ^y , rempli d'eau bouillanle , dont maintient aussi la température au moyen d'une lampe, sources constantes de chaleur se mettent tour à tour sur le s port e , qui peut être approché ou éloigné de la pile ; des é a, composés de deux feuilles minces de laiton, Boni mobikl charnière sur leur tige, et penvent être abaissés ou relevés stantauément; enfin, des supports ayant de$ ouvertures de deur convenable sont destinés à recevoir les plaques de* renls corps que ron veut soumettre à F expérience, I^laini û Ton essaye les diverses sourt^es de chaleur, cju*«n note ks viations impulsives correspondantes pour en déduire les dém tions définitives, et par suite rexpression des qu'après cela on interpose sur le trnjet de la dmletir ment des lames r de sel gemme > d'alun ^ de" ^*erre noira, quart/ très^nfuroé , etc, , pour obtenir aussi les intensitai ri'spondantes, ou reconnaît, en les comparant au3L premi f(ne le sel gemme laisse passer la presque totalité de la chaletifti

CHAP. I. — RfiFLEXIONS SUR UN CORPS DIATHERXANE. 553

elle que soit la source; que Talun n^en laisse jamais passer 'one portion très-petite , et d'autant plus petite que la tempenre de la source est moins élevée ; tandis que le verre noir et quartz enfumé, qui sont assez opaques pour laisser voir à ae le disque du soleil , laissent passer une portion de chaleur lucoup plus grande que l'alun , bien qu'elle soit décroissante si avec la température de la source.

linsi , le sel gemme est très«diathermane , et Test également ir toutes les sources; Talun excessivement peu , et d'autant ins que la température de la source est moindre; le verre r et le quartz enfumé ont une diathermanéité très-étonnantc m la compare à leur opacité , mais elle diminue aussi avec la ipérature de la source.

133. E.A quantité de ehalear réfléchie perpendlealalremeiAt ' les 4e«x ftiees d*Wie plaqae dimthermatte est 4 pea près istattte et égale * ~ de la ehalenr laeldeate. — Si Ton resenle par 100 l'intensité de chaleur qui tombe sur une pie de sel gemme, l'intensité de celle qui passe est toujours S, quelle que soit la source. Ainsi, la quantité absorbée ou îchîe sur ses deux faces est 7,7; ce qui donnerait bien envij^ s'il n'y avait pas d'absorption sensible. Or, des plaques 1 millimètre ou de plusieurs centimètres d'épaisseur donnant léme résultat , on est déjà porté à conclure qu'en effet le sel ime n'atténue la chaleur que par réflexion , et non par abitîon.

ette conclusion devient une certitude par les expériences an tes.

ha prend, d'une part, 1 plaque de verre de 8 millimètres d'cseur, et, d'une autre part, 6 plaques de verre pareil, la prere de 2 millimètres, et les autres d'épaisseur variable, mais naiit avec la première une épaisseur totale de 8 millimètres : jcusité du faisceau transmis par la plaque de 8 millimètres 23; celle du faisceau transmis par les six plaques est 15 ; soi*ption étant la même , l'affaiblissement dû au groupe de st l'cfFet seul de la réflexion. Pour déterminer ce qui appar- 1 à la première et à la deuxième surface, on peut donc rainer comme si l'absorption était nulle : soient./ l'intensité du ceau incident, r, r' les proportions qui seraient réfléchies à la mière et à la deuxième surface si l'intensité primitive était lîté , l'intensité du faisceau qui tombe sur la deuxième sur-

nu mhÈ Vit. — DE LA CHALEtm.

face du verre de S millinièlrefi sera / (1 — rj, et celle du fiiiioeM traiiiimîs par cette dauxîèmt^ surface, i (1 — ■t) (1 — r^) : €m Aussi Fiateiiâite qui serait transmise par le premier ^erre m groupe de 6 ; mais il est fa ci le de voir que rinten&ite flu faiiceM trauiktni^ par le siscième Terre de ce groupe , après It^* sii n tlexious extérieures et les six rëflexionâ intérieures, serait déi nitivemeut i [i — rf (1 — r')* ; le rapport de ce^ deux ititenâi est doue (1 — rf (l — r^)% qui est égal au rapport de 15 II doiiué par Texpérieuce j ou eu déduit (1^ — r) (I — r')^=- 0,9 IS par couséquent la proportion réflécliie par une rédexion exti rieure et une intérieure est 1 — ^0,918 = 0,082, ou environ || comme pour le sel gemme. Le cristal de roche lalUé perpenc culairement à Taxe donne encore le même résultat. On pi doDc tirex de là ces deux conséquences : 1*^ que le »cl gemfl n'absorbe qu^une proportion insensible de ta chaleur qui le td verse; 2" que Ut réflexion perpendiculaire sur la preniiért? HÏ deuxième surface d'une plaque de sel , de verre ou de qiuiti ne s'exerce que sur ^ de k chaleur incidente, <

S54, Infflneiiee de rc:*paliiseiii^ des iliaques dl&tlieraimset «i eompofiJtion dess Hujl de clialear émli» pftr dlfférettt^* m^mrm on traitetmJfi pur différentes pl^qués. — Nou^ venons de ronii ter ce fait remarquable^ que le ^el gemme n' absorbe aueufl portion sensible de chaleur rayonnante , du moins ju^qu a !'• piiisseur de 3 on 4 centimètres ; mais il est le seul corps tf possède œtte diathermanéité absolue ; toutes les antres subâtami absorbent des proportions plus ou moins grandes de chaleur,^ ces absorptions varient avec V épaisseur des plaques et la naUiA des sources calorifiques, suivant des lois trè^Sp-compliquées*

Voici le tableau des résultats que présentent à cet égard k verre , le cristal de roche limpide ou enfumé , Thuili; de colza et Teau distillée.

GHAP. I. — INFLUENCE DE L'ËPAISSEUR.

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