‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 203 sur 297 · SPÉCIFIQUE A L*ÉTAT · texte numérisé non relu

SPÉCIFIQUE A L*ÉTAT

CHALBUR latente.

UMITES

pour rétat

liquide.

ànier<;ure.

à air.

liquide.

solide.

Étaîn

Bismuth

Plomh

Zinc.

Cadjnium. . .

Argent

(»,or>07

250 et 360 280 et 380 350 et 450

634 UVEË VU. ^ 0E hk CBALËUlt

Pour les substances non métaUiqu^^ M. Peràon eiprini^y clialeiLT latente X par la formule

tj chîileur spécifique à l'état liquide ;

^, dialeur spécifique à F état solide;

f , température du point de fusion l

ô^ constante qui reste la mcme pour tous les corps et Atml valeur a été trouvée égale à 1 60.

Les chaleurs lateutes calculées , contenues dans la tlermk colotuie du tableau, sont celles qui résultent de tt^tle formià lorHju'on y introduit pour 0 la valeur 160 et pour l, /j .*, !( nombres donnés directement par rexpérience. On voit qu il j itne coïncidence' remarquable entre ces résultatâ et ccnx de colonne précédente qui cx»ntleiit le» déterminatioii» expérhacn taies.

M* Person a constaté de plus que la chaleur latente d un i\vt diang^e avec le poîntde congélation : soit, en eflel, 1 Mogr; d'eau h 0, s'il se gèle à 0 pour descendre ensuite â 10* a U' ila 0, il perd uiie quantité de chaleur X H- 1 Ûif | s'il n* rebvk d* abord à 10* au-dessous de 0 pour se coiigeler ensuite ^ i] p^ lUc' 4-X^ en appelant c la capacité de Teau liquide au-deïi»cia9> léro, et X sa chidcur latente à —10*; et il faut que i*€at A-HÎ0jf = X' + tOfr, ou X — X'=10(c — s)\ pourqiie X' fùt«^ à X il faudrait que Ton eut c^s. Or, en faisant refroidir Teau entre quelques degrés au-dessus de zéro et plusieurs dt|fl au-dessous, M. Person a reconnu que la loi de refroidissema se continue avec régularité , ce qui prouve que la capacité change pas tant que leau r^te liquide ; ainsi,

^ . c=/, et X— V=10(/— J)ss5.

A 10* au-dessous de 0, la chaleur latente de restii ©it doiw i minuée de 5 unités.

Le tableau des substances métalliques fait voir de siiitt* que I formule précédente cesse d*être applicable; pour tous tes »p^ taux elle donnerait des chaleurs latentes trop faibles. Aliil BL Person a cherché à établir quelque dépendance entre U àm letir latente et les coeflidents d'elastidté; et, en dëfim^TCt 1 propose la formule

GHÀP. n. — FORMULES DE M. PERSOIf. 635

dm» laquelle les quantités X, c, j9, sont la chaleur latente , le coefficient d'élasticité et le poids spécifique d'un premier métal, À', e', p'j les quantités homologues pour un second métal ; ainsi dans cette classe de corps toutes les chaleurs latentes se déduiraient de Tune d'entre elles. Pour le zinc , par exemple , on a X'= 28,13; e'=9640;/?' = 7; ce qui donnerait pour un autre métal quelconque

Ces rapprochements méritent une sérieuse attention. Il faut re- :^ ianarquer cependant que leur valeur théorique <»t peut-être un peu diminuée par cette circonstance qu'il y aurait en quelque sorle trois espèces de fusion , et trois modes différents pour établir la dépendance de la chaleur latente avec les autres propriétés des corps. Le premier mode correspond au premier des ^-, tableaux précédents, l'expression de la dialeur latente y est abxMhate et ne dépend que des chaleurs spécifiques à l'état liquide {«ta Tétat soUde. Le deuxième mode correspond au second tai , l'expression de la chaleur latente n'est plus absolue, elle relative ; il faut une des chaleurs latentes pour obtenir les ( ; il y a aussi quelque chose d'arbitraire dans le rôle que y prendre le poids spécifique ; enfin les coefficients d'élasdté éprouvent avec la température des changements si consibles qu'il paraît difficile que les chaleurs latentes éprouvent i^'^des changements analogues, puisque la fusion les modifie si peu. Le troisième mode correspondrait aux corps qui ont la propriété de se ramollir avant la fusion , conune la cire, le spermacéti, et la plupart des corps gras, dont la chaleur spécifique et la chaleur latente sont très-variables et semblent échapper à toutes les lois, comme M. Person Ta démontré lui-même.

n y a d*ailleurs, pour certains corps, beaucoup d'incertitnde «ur les chaleurs spécifiques qu'il convient de choisir lorsqu'on veut employer la première formule ; les observations que H. Person a faites à ce sujet sont confirmées par les résultats récents de M. Regnault {jànn. de Chim. et de Phys.^ t. XXVf, ami. 1849).

635 LIVRE Yll. — DE LA CHALEUB.

Phosphore, entre— 78« er -f- 10° 0,1740

Id. entre + iO et -f- 30 0,1887

Glace, entre — 78 et 0 0,4740

Glace, entre — 20 et O(MM.PersonetDesaiiis) 0,50 10

M. Regnault a soîn d'indiquer que ces déterminations pour lo basses températures sont obtenues par comparaison avec le plomb, eu prenant pour sa chaleur spécifique 0,0314; et, comme 3 donne un peu plus loin 0,03065 pour la chaleur spécifique da plomb entre — 7 8^ et 10% il en résulte que les chaleurs spécifiqno du phosphore et de la glace deviendraient même 0,1699 et 0,4627, au lieu de 0,1740 et 0,4740.

Brome, à Pctat liquide, entre 13^ et 58* 0,1129

Id. id. il et 48 0,1109

Id. id. —6 et 4- 10 0,1051

Id. à rélat solide , — 77, 75 et — j 5 0,0843

Mercure, à l'état liquide, 0 et 100 0,0333

id. à l'état solide, — 77, 75 et — 40 0,0319

Potassium id. 77, 75et — 10 0,1655

M. Regnault a trouvé 16,18 pour la chaleur latente du brome; aussi M. Person a-t-il été conduit à le ranger parmi les sub-j stances dont la chaleur latente s'obtient par des coeflicicnt'i delasticité; la différent'C de ses chaleurs spécifiques à l\»lat liquliket à IVtat solide est cependant proportionnellement plus grani' que pour le phosphore; celle-ri est 0,17, l'autre 0,2.").

M, Persoii a signalé deux faits curieux que présentent les ailiages fusibles, savoir : l'alliage «le d'Arcet, Bi*Pb'Sn% fusiWe à 96^ l'alliage de Fxose, biH^bSii' fusible à 94'^; l'alliage bi'Plr. fusible à 122^4; Talliage bi'Sn*, fusible à 135*,3.

Le premier fait est celui d'un di'»gagenient de chaleur qui x manifeste lorsque les métaux fondus qui doivent composer 1 alliage sont mis en contact à la même température.

Le second fait est celui d'un dégagement de chaleur ({ni mproduit dans l'alliage déjà solidifié et pendant qu'il se refroiilit. lorsqu'il atteint une certaine température au-dessous de son poiiii de solidification. Pour l'alliage de d'Arcet ce phénomène se manifeste à 57^, mais il ne commence qu'à 36" quand le rt»froi(ii>scnieiU a <*l(* rapide ; alors la température remonte de 36"* à "0 .

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