‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 231 sur 297 · LIVRE VIII. — MÉTÉOROLOGIE · texte numérisé non relu

LIVRE VIII. — MÉTÉOROLOGIE

Sur 1850 observations faites par cet habile naTÎgateur, cotre 0 et 20* de latitude nord ou sud , pendant son voyage autour du monde, la mer a été 1371 fois plus chaude cpieFaîr^ et Tair seulement 479 fois plus chaud que la mer.

Dans les latitudes plus élevées, entre 25 et 50*, Tair nest qur trcs-rnrement plus chaud que la surface de Teau ; et dans les légions polaires , il est presque sans exemple que Tair se tromre aussi chaud que la mer; il est toujours plus froid, et ordinairement beaucoup plus froid.

Si nous examinons maintenant les températui*cs absolues dr la mer, à la surface et à diverses profondeurs, nous serons conduits aux conséquences suivantes :

1® Entre les tropiques, la température diminue avec la profondeur ;

2^ Dans les mers polaires , la température augmente avec b profondeur ;

3® Dans les mers tempérées, comprises entre 30 et 70** de latitude, la température est d'autant moins décroissante, que b latitude devient plus grande , et , près du parallèle de 70*, eilr commence à devenir croissante.

Il existe, par conséquent, une zone pour laquelle la tempé^ rature est à peu près constante , depuis sa superficie jusqu'à unt profondeur très-grande.

Après avoir résumé dans les propositions précédentes l'ensemble des obseiTations qui ont été faites jusqu'à présent, il reste à chercher les causes qui peuvent maintenir cette singulière distribution de la chaleur dans la masse mobile des eam qui lemplit le vaste bassin des mers.

On conçoit d'abord pourquoi la surface des eaux ne peut w> être comparée à la surface du sol , ni pour son réchauffemeut pendant le jour, ni pour son refroidissement pendant la nuit : ce phénomène dépend do la mobilité du liquide , dont les molt^ cules sont sans cesse mélangées jusqu'à une assez grande profoudeur, soit par les courants qui résultent des différentes densité, soil par l'agitation des vagues. Pendant le jour , la couche superficielle s'échauffe moins, parce qu'elle se refroidit par IVraporation , et parce qu'elle est bientôt refoulée par TagitatioD ; pondant la nuit, ollo se refroidit moins, parce qu'elle se contracte en se refroidissant, et son excès de densité la ferait biei»lot retomber, si le mouvement des vagues ne venait pas à du-

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