‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 249 sur 297 · CHAP. II. — DES VENTS · texte numérisé non relu

CHAP. II. — DES VENTS

Atisoou; et il ne parvient en Suède qu'après avoir préalableneut soufflé en Finlande.

Entre toutes les causes que Ton assigne aux vents, Tune des >lus puissantes est, sans aucun doute, la prompte crondcnsation les vapeurs dans le sein de Tatmosphère . On voit quelquefois xmibeT 27 millimèti^es d'eau en une heiu^ sur une grande étenhie de pays, particulièrement dans les régions équatoriales. Or, uppofions seulement que cette étendue soit de dix lieues de 9&té, ou de cent lieues carrées. Si la vapeur qui est nécessaire pour produire 27 millimètres sur cent lieues carrées, était dans Pair à Tétat élastique, et seulement à 10* de température, elle tiocuperait un espace cent mille fois plus grand qu'à Tétat liquide, c^est-à-dire qu'elle occuperait un espace de cent lieues carrées nr 3 700 000 millimètres, ou 2700 mètres de hauteur. Telles seraient donc les dimensions du vide qui résulterait de cette ooodensation. A la vérité, la vapeur n'est pas à l'état élastique, die est à l'état vésiculairc ; mais, par cela seul qu'elle reste suspendue dans l'atmosphère, elle a probablement une densiu* ■oindre qu'à l'état liquide , et sa condensation en gouttes de pluie produit encore un vide immense qui ne peut se remplir Ans exciter une grande secousse atmosphérique.

888. Des ovragana. — Dans la zone torride et dans tous les dimals à hautes températures, les ouragans sont fréquents, et se déploient avec une violence prodigieuse ; dans nos climats tcmpérây ils sont à la fois plus rares et moins violents ; et, dans les ftffoiks polaires, les grandes secousses atmosphériques, qui sont, du reste, assez habituelles, se réduisent, à ce qu'il paraît, à des vents de tempête, ou seulement à des vents très-foits. Les ou* ragans occupent en général une grande étendue en largeur, et ane étendue encore plus grande en longueur. On en pourrait âter qui ont parcouru quati*e ou cinq cents lieues avec une intensité presque égale ; ils se propagent, comme le vent, par un mouvement de translation dans une direction à peu près constante : ce qui les caractérise, c'est leur vitesse, qui est excessive; elle est quelquefois de plus de Tingt lieues à l'heure. Il n'y a point d^agent caché qui soit en jeu dans les ouragans , point de Boide impondérable analogue à l'électricité qui exerce une action directe. Ce n'est, en dernier résultat, que de l'air en mouvement qui agit par sa puissance mécanique ; et l'air est si léger, fue tpute sa puissance semble devoir être extrêmement bornée;

7M LlVRl nu, — MËT^R0LCKIIE.

inal^ la force que les molt*ciiles tPair n'oni pas par ieiw mmm. elles h prennent par leur vite^e, et elles devienjietu mtm eip^ lïle» de produire des effets qui p^rais^etil d'abord incro^f^bb^, rt qui àcuit cepctidiiul eonfortue^ aux. lob île la mt?<3fiitttqi]e.

Puur douner une juste idée de ees t'ITets^ mnts ruppiirtemitt> lei quelques-uns des tiop fameux de^ai^reâ cmusi-^ p^r FoumiJUL qm a déva&le la Guadeloupe le 25 juillet 1 8*264

Deâ iriaîson^ solidemeut bâtîe§ ont cle rcn^ers^-e^; uti éÊÊù^ neuf, élevé aux frais de TEtat ^ avec lu pliui gniiiiliî solidUléf « eu uae aile entière eomplétement raséi*.

Le vent avait imprimé aux tuile* une telle vites^s©! que pliih !àieurï» pénétrèrent dan^ les magasinik k travers des portcs^^ttinsi»

Une planche de sapin tVtin ftivin* de Inug, ti^ fieuJc drrimtiNÊ *t demi de large, et de i^iii^f-/r(//> mHimwtre» d epak^eur, wmciuvalt dans Tair avoc une ^î grande nipîditx^ qu'elle travers d'outre en outre tiiie tige de palmier de qHarant^^fmf ct'niimè- (reji de diamètre*

lïne pièce de bois de ulngt rf^aitmèitm itéifuarrissage, f^tuitre it cinq mkre^ de long, projett^c par le vent stir uti feiTé, battu et fréquente, entra dîiuf> le ^»l de prm dua

Une belle grille en fer, établii* devnu! le palaift du neur, fut entièremeut rompue.

Troii^eanoiis de 21 se déplacèrent jusqti*à la rencontre répauleuunt de la batterie qui les renfermait.

Four expliquer ces pbéuomtnies , il n'y a cpi'unç seule diffic ulté, celle de savoir comment Tair a pu rerevoir dans 1 atmosphère une si prodigieuse^ vitesse ; car, cette viless*^ étant donm^, les actions mécaniques les plus etoaiiantes en deTienneiii les cou* séquences nécessaires. C'est du gaz en mouvement qui poussr le boulet hors du canon, et c'est aussi du gaz. en mouvement qui lance dans les airs des quartiers de rocl^r, lorsqu'une mine fait son explosion,

INreetioB des ourAgaas. — Les ouragans peuvent, comme le vent, se propager par imjyuhioN ou par aspiration» Ce seoMid mode mérite attention , parce qu'il fournit une d<iiinée importante sur la cause du mouvement. C'est Franklia qui parait eu avoir, le premier, fait Tobscrvation. Il rapporte q^uelque part, dans ses lettres, qu'ayant voidu observer une éclipse de Itiaei Philadelphie, il eu fut empêché par un ouragan de norrf-r*/. qui se manifesta sur les sept heures du soir, et ameua, oominr

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