‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 250 sur 297 · CBAP. U. — DIRECTION DES OURAGANS · texte numérisé non relu

CBAP. U. — DIRECTION DES OURAGANS

1 ordinaire, des nuage» épais qui couvrirent tout le ciel. Il fut Mirprîft, quelques jours après, d'apprendre qu'à Boston ,^ situé environ k quatre cents milles au nord-^st de I^iladelphie, la tempête n'avait commencé qu'à onze heures du soir, longtemps après l'observation des pi-emlères phases de Téclipse ; et, comparant ensemble les rapports recueillis dans diverses colonies, Franklin observa constamment que cette tempête du nord'-est avait eu lieu d'autant plus tard , que la station était plus septentriofUilej et qu'ainsi le vent soufflait dans un sens y et avançait progressivement en sens contraire.

Depuis, Ton a observé un grand nombre d'oimigans présentant ce caractère particulier dans leurs directions.

S88. Hea tF*Hi%ea« — Le phénomène des trombes est eu fliéme temps le plus extraordinaire des phénomènes météorologiques dans les effets qu'il produit, et le plus incompréhensible dans ses causes. Pour en donner une juste idée, nous rapporteams textuellement la description d'une trombe qui a été obanvëe dans \c& environs de Trêves eu 1829, par le professeur Grotsmann.

« Vers deux heures de l'après-midi , une lieue au-dessous de "M^es, à l'est-nord-est de Ruwer et de Pfahcl, à environ 20* au-dessus de l'horizon, un phénomène se montra, qui frappa (Tétonnement , et mit, pendant une demi-heure, dans une attente inquiète, un grand nombre d'hommes qui étaient occupés au dehors.

« Le ciel, à la suite de la phiie qui venait d'avoir lieu, était encore couvert, lorsque tout à coup, du milieu d'un nuage noir fii s'élevait de l'est-nord-est , une masse lumineuse commencîi i le mouvoir en sens contraire , et à le dédiii-er violemment. Le Mage prit bientôt, vers le haut, la forme d'une cheminée, de liqiueUe se serait échappée une fumée d'un gris blanchâtre, assez nâangëe par intervalles de jets de flamme, et s'élevant par plulieurs ouvertures avec autant de force (ainsi s'exprimèrent un ontain nombre de témoins) que si elle avait été chassée avec In plos grande vivacité par plusieurs soufflets.

« Le météore était arrivé au-dessus des vignes de Disburg, et vis-à«-TÎs de Ruwer, lorsqu'à quelque distance plus au sud, sur la rive droite de la Moselle , tout à fait en contact avec le sr3l ^ un nouveau météore , comme il sembla à plusieurs individus , ipparut d'une manière efirajante ; il dispersa des masses de

736 LIVRE Vm. — MÉTÉOROLOGIE.

tharhoîi de terre cfîLass«'*c^ autour d'un arbre , renversa uii ouvrier d*uii four il cliaux qui se trouvait là, et :5e précipita â wivers la Moselle avec un fracas t'pouAu niable, coiniDe si un gnuiil nombre de pieiTes se heurtaieat ensemble. L'eftU s^ébncâ en une haute colonne.

« Roulant avee le même fracas, ee dernier mêléure, Umpva% il terre , se dirigea de la Moselle a travers lei* campaijiie* de Pfalxel > laissant des traces évidentes de s» route en ^ugzag à m* vers les champs de blé et de légumes. Une partie des légmoei fut entiiVement détruite, nn antre partie couchée et Jiaihée reste enlevé au lui» dans les aii^*

n Plusieurs femmes , prés desquelles passa le météoît* ^ s'évt» noutrcnt ; d'autres , plus éloignées , se cachèrent , ou s'enfuireot en criant : » Tous les champs sont en feu. « Deux ouvrier» « tjii étaient montés sur un arbre ^ observèrent le mélcore diius loui son trajet ; un autre eut même la pensée couiageuse de le sui^rei et cela était facile, en marchant duu pas ordinaire, Maiê, <liil un des iîg'Aags c]u*il décrivait , le météore Tenveloppu ttmi i *oup* !1 ^' sentit tantôt tiré en avant ^ tantôt violemmeut »»levé ; 11 se pencha , eu s'appuyant fortement à ten-e avec les o«iils ; mais il n'en fut pas moins jeté à la reiivenu*- Ïjù touHnlloi pourtant Tahandonna et continua sa route.

ft U ne se souvient d*aueune Iinpressiou particulière qui «ufwt affecté soit Fodorat, soit le goAt^ tuais seulement d'un hniit n*sourdissant. 11 aflirm*» qu'il y avait deux courants^ duui 1 uii>plevait obUqucmcnt j entraînant les tiges et les épis avec d auLr^ i*orps légers; Tautre avait une direction con traire.

" La route que le météore s*était frayée à travers les cliampi avait, suivant dilTérenUi rappoHs, de 10 a 18 pas de largeur^ sur une longueur de 2100 pas. Sa forme était à peu prts conique; sa couleur , Unitiit grise , blanche ou jaune , tantôt brun olmur, le plus souvent celle du feu. Le premier météore était eu lair, au-dessus de celui-éi , à peu près parallèle , en avaul ven- k nord; il présenta, pejïdant environ dix-huit minutes, «11^ grande masse d'un gris blanehàtie, qui semblait souvent voinir de Va fumée ronge de llamme ^ et qui , vue à la distance d'emiiniu une demi-lieue, avait la forme d*un serj>cnt de 140 pas delo«Çdont la tète était vers le nord-nord -est ^ la queue à rtHT|>^'-'ï"'

« En huit à dix minutes de temps , la queue s* était ciun^ déjà en s'ahaissant ; au moment où elle allait toucher la tem* .

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