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comme s'il était en repos ; il en est de même de tous les correspondants à chaque tiers, à chaque quart.
33. l.«ls séBémles des irlki«tl«Bs des tmjmmoL ei * testent 4si réssilte de desn boas T^islas. — Les tuyaux flO-«
norcs , tels qu'ils entrent dans la composition des ovguesy j en général cylindriques ou prismatiques, et disposés pour en vibration par une embouchure analogue à celle du sifflet «m du flageolet. On y distingue donc le tu/au proprement dit, ok se trouve la colonne d'air qui doit produire le son par ses ommi» vements oscillatoires vifs et réguliers , et Yembouckure qui , ot^ dinairement , se compose elle-même de deux parties, savoir, d» //ied qui apporte le cent , et de la bouc/ie qui &it parler. Lts figures 18, 19, 20 et 23 représentent le tuyau de bois prisuM-tique, et les figures 21 et 22 le tuyau cylindrique d'étaîa cm d'étoffe, r^e pied p s'engage dans une ouverture eorrespondaali du sommier ou réservoir d'air comprimé ; l'air entre par le IxMit inférieur du jried , et vient s'écliapper au bout supérieur por ]» •lumière /, espèce de fente dont la largeur et les bords doivent être disposés avec soin; cette lame d'air, toujours trèsHnino»r ~ est dir^ée un peu obliquement et vient raser le biseau ou Tes- ! trémîté de la lèi^re supérieure b\ où elle se brise en partie. 1m \ colonne d'air du tuyau d'abord refoulée par la pression qy'dle en reçoit revient par son élasticité , et prend ainsi le mouvement rapide de vibration qui fait Tonde sonore. On com^nrend d'apnscela que la lumière et le biseau sont les deux pièces importantes de l'embouchure, et qu'un tuyau parle bien ou mal suivant la forme et la grandeur de sa bouche , c'est-à-dire suivant la distance qu'il y a entre la lèvre supérieure b' et la kmière ou la lèvre inférieure b. On démontre cette influence etf ajustant un tuyau de manière que sa lèvre supérieure soit mobile (FiG. 23).
Pour donner le vent aux tuyaux dans les expériences , on se sert d'un soufflet ordinaire ss (Fig. 11), qui se gonfle au moyes de la pédale p\ le petit conduit ff ap|>orte le vent dans la: caisse ce' y dont la table supérieure est percée d'une douzaine de trous oo\ ces trous sont fermés par de petites soij^pes à ressort, et s'ouvrent à volonté au moyen des touches hh\
Un tuyau étant mis en place et le soufflet gonflé , on met le doigt sur la touche , et , au moyen de la tige tt! que l'on presse plus ou moins, on donne le vent avec plus ou moins de fbrce.
GHAP. II. ~ TIBRATIONS DIS TUYAUX. 67
S^fosouft d'abord que le tuyeui soit ouvert et qu*il ait parlai le même diamètre , en Itû donnant le vent avec plus ou ■ÏH de force, et en changeant , s'il le faut, la grandeur de la indie, on parviendra à lui faire rendre différents sons; et, si ''m représente par 1 le son fondamental^ c'est-à-dire le plus ^am ^H puisae donner, les autres sons fbnneront avec lui la des nombre» naturel» 1, 2, 3, 4, etc., et, quelque moyen fi Ton essaye^ on ne parviendra jamais à lui foire rendre un ■^aelfonipie eompris entre oeuxrlà.
lias les tuyaux cylindriques ou prismatiques de même Ion» pH donneront à peu près le metne son fondamental et la même Ai, 3, Aj etc. , pourvu que leur longueur soit 10 où 12 (bis b diamètoe, et que la matière qui les compose ait une rigi^ ttcoarenable :■ seulement, si les tuyaux sont d'un petit dia- ■ibc, ik octavieront presque toujours, c'estpA-dire qu'ils don- ■Mt le son 2 et les suivants, et il sera très«-difficile d'en tirer km Coadansental.
I^ud le tuyau rend le son 2 , on peut le couper par le mifaucalever sa moitié supérieure sans que le son soit diangé; 'iaiae , quand il produit le son 3, on peut le diviser en trois Ciflkfer Fun des tiers et même les deux tiers supérieurs, ete, ian, pour le son 2, il y a un i^entre au milieu de la lonpMrda tuyau, c'est*à-dîve que la couche d'air qui s'y trouve >'ca, pendant la vibration sonore, ni raréfiée ni condensée; vaifle éprouvait un cliaugement de densité, on ne pourrait FM» ce point faire une ouverture sans altérer le son , et à plu» kle nison ne pourrait-on pas enlever la moitié supérieure du ^M. Pour le son 3 il y a deux centres intermédiaires^ l'un à kb du premier tiers, Tautre à la fin du second tiers de la lonynr; car, si Ion (ait des ouvertures dans ces points (Fig. 23), l>tto a'est pas cliangé , et il l'est toujours si Ton fait des ou- ^ftiaas ailleurs. Il y a trois ventres intermédiaires pour le son 4; fttre pour le son ^ etc.
Cctt à Daniel BemouiUi que l'on doit ces expériences et les pniêres notions exactes sur la théorie des instruments à vent icsi des Scienc.j 1762) ; on en conclut que Tonde scmore qui 'wcspond au son fondamenul d'un tuyau a la même longueur W » tuyau ; que celle qui correspond au son 2 a une longueur *itié; que celle du son 3 est ^ du tuyau; celle du son 4 seu- ••oit J, etc. : car les deux extrémités d'un tuyau sont essen-
tiellement des ventres où la couche d'air ne peut être ni condensée ni raréfiée , puisqu'elle communique avec l'air extérieur, et Tespace compris entre deux ventres est toujours égal à la longueiu* de l'onde.
Mais entre deux centres consécutifs il y a toujours un nœud ou une surface nodale^ c'est-à-dire une surface immobile où deux vitesses égales et opposées se détruisent en imprimant à la couche d'air des changements continuels de densité , soit par condensation quand elles pressent de chaque côté de cette surface , soit par dilatation quand elles tirent. L'existence de cette surface nodale se démontre aisément : on fait résonner un tuyau vertical de verre de longueur convenable ayant 2 ou 3 centime- ; très de diamètre , et , avec un fil de soie , on fait descendre : dans son intérieur un anneau léger sur lequel est tendue une membrane de baudruche, couverte de sable fin ; partout le saUe est mis en mouvement et saute avec plus ou moins de force, . excepté quand la baudruche arrive à la hauteur de la surface nodale , là le sable est immobile et démontre ainsi Timmobilité de la couche d'air qui le touche. Si, par exemple, le tuyiv rend le son 3, on trouve trois nœuds, au milieu du premier, di second et du troisième tiers.
Pour les tuyaux fermés j la loi des vibrations est différente, on peut en faire l'expérience avec un tube de verre d'environ 1 mètre de longueur sur 2 ou 3 centimètres de diamètre (Fig. 16) : dans lequel on fait glisser un piston p au moyen de la tige t Après avoir ajusté le tube sur une embouchure convenable , on , l'adapte au soufflet, et en laissant passer le courant d'air d'abord très-lentement , on obtient le son fondamental que nous repfi^ senterons par 1 , un courant un peu plus fort fait sortir le son 5; et en augmentant progressivement la force du courant par une pression croissante, on fait sortir à la suite les sons 6, 7, 9, etc.; ainsi un tuyau fermé , de longueur constante , rend différents sons qui suivent la série des nombres impairs 1, 3, 6, 7, etc., sans qu'il soit possible d'en faire sortir aucun son intermédiaire.
A cette loi il faut ajouter encore ce fait remarquable, que le son fondamental d'un tuyau fermé et le son fondamental d'un tuyau ouvert^ de même longueur, sont toujours à l'octave , et que le tuyau fermé donne le son grave ou le son 1 , tandis que le tuyau ouvert donne le son aigu ou le son 2. C'est ce qui est