LIVRE VIU. — 1IÉTS0BI»«0Ç1E
masimum correspondant i la température de l'air. La liimée ffà s'âève au-dessus d'un vase rempli d'eau diaûde est vn^ëritalik ' brouillard; Tair étant, par einemple, à Mf, et Teaa à 6(f, k vapeur se forme arec une force élattiqiie de 144 nufflBmetra^ qui est celle qui correspond i 60^; mais oômme elle ne peut pis exister avec cette force élastique à une température die S(f , 1 faut bien qu'elle se condense en partie jiuqa'à ce que la fane élastique soit réduite à 17 millimèbes , qui est celle qui ooncH pond à 20^ de température. Le brouillard sera donc d^anlnt plus intense que la température de Teau sera plus âerée ndessus de la température de l'air, et que Tair aéra hriHuêne plus humide, puisque., s'il était saturé, il fiiudralt qoe toute h vapeur nouvelle se condensât à mesura qn'éDe arrive.
Les brouillards qui se forment sur la meri les laça, lea fleavv et les rivières, ont précisément la même origine : ^uaieun observateurs se sont assurés, par des ezpérienoea directes, qu'ai moment de leur formation, la température de l'air est toujoas moindre que la température de l'eau. Cependant cette cèofttion , qui est toujours nécessaire , n'est pas toujours suflBsaate : quand l'air est sec et fort agité, il emporte la vapeur et la dbperse à l'instant où elle se forme , sans cp'il en réuhe une coadensation sensible : mais quand l'air est calme et déjà humide, la vapeur s'élève lentement, et se condense presque en totalité; c'est précisément ce qui arrive auprès de toutes les sources pen* dant ririver.
On observe assez souvent des brouillards dans des drcoDstances qui semblent tout à fait différentes. Par exemple , au moment du dégel, quand la température de l'air est très-sensiblement plus haute que la température de Teau, on voit encorf des brouillards très-intenses se former sur les rivières, méat quand elles sont encore couvertes de glaces : mais les apparences seules sont changées, le principe est le même. En effet, dans ce cas, l'air chaud est saturé d'humidité, et, lorsqu*il vient se mêler à Tair qui a été refroidi par le contact de la glace ou par le contact des autres corps froids, sa vapeur se condense.
C'est la même cause encore qui produit les brouillards sur les rivières pendant l'été , après les pluies d'orage. L*air est jJus chaud que la surface de l'eau, mais il est saturé d'humidité, et, dès qu'il approche des lieux où la fraîcheur de la rivière se fait sentir, il faut bien que sa vapeur se condense, puisqu'elle se refroidit.