CHAP. II. — BROUILLARDS
Eu général , le mélange de deux airs saturés d'humidité et inégalement chauds produit essentietiement du brouillard, parce que la moyenne température qui en résulte est trop basse pour contenir la moyenne force élastique de la vapeur. Par exemple, de Tair saturé d'humidité à 5^ se mêle à de Tair saturé d'humidité à ]5o; la température moyenne sera 10^ : mais la force élastique qui correspond à 5® est 7 millimètres , celle qui correspond a 15^ est 13 millimètres; la force élastique moyenne est 10 millimètres, qui ne peut exister dans de Tair à 10®, puisque le maximum de force élastique correspondant à cette température est seulement de 9 millimètres.
Les nuages ne sont autre chose que des amas de brouillards plus ou moins épais, suspendus à divei^es hauteurs dans V atmosphère , quelquefois immobiles, et le plus souvent emportés par des courants d'air ou par des vents impétueux. Tous les brouillards qui se forment à la surface de la terre , dans les lieux humides , au fond des vallées , sur les collines , autour des pics élevés ou des cimes neigeuses , deviennent des nuages lorsqu'ils sont entraînés par les vents sans être dispersés. Mais les nuages peuvent avoir aussi une autre origine ; ils peuvent se former directement au mihcu des airs, soit par la rencontre de deux vents humides inégalement chauds , soit par la condensation des vapeurs , lorsqu'elles s'élèvent en abondance dans des régions qui sont trop froides pour les contenir à l'état élastique.
On admet , en général , que les vapeiu's qui constituent les nuages sont des ifopeurs vésiculaires , c'est-à-dire des amas de petits globules remplis d'air humide, tout à fait analogues aux bulles de savon. Ces globules se distinguent très-bien à l'œil nu dans les brouillards qui s'élèvent siu* l'eau chaude , et particulièrement sur la surface d'une dissolution noire comme le café. lieur densité est essentiellement plus gi*ande que celle de l'air, à cause de la pellicule liquide qui forme leur enveloppe, et il est assez difficile d'expliquer comment ils peuvent, miilgi'é cet excès de densité , rester suspendus au milieu des airs. Gay-Lussac pensait que les courants d'air chaud qui s'élèvent incessamment de la terre pendant le jour ont une grande influence pour déterminer l'ascension et maintenir la suspension des nuages. Fresnel supposait que la chaleur solaire , absorbée dans le sein des nuages, en forme des espèces de montgolfières qui s'élèvent 'A des hauteurs d'autant plus grandes que l'excès de température
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est plus ecHisidénUe. Ces deux gihim» Mut tabi tsIBcaces; mais nous arons ji9qii*à présent ttâp pea âe < sur la TcritaUe coasthutkm des nuages et sur 1m fÊtugêiéluk èm Ti^peurs ou des éléments dWers qui les compcacMy p«Mir tsnkr une explication complète de ce plieMmiiM. fkmm aepourrionii à plus forte raison, présenter qw des çoajiwawpcs plus ou mam hasardées sur les causes qui détenrnnem la fiosme dos anspi, leur étendue, leur aération, leur couleur el aoÉtiea faon sfp* rasoes si Tariées, dont les météorblogisles doiveM faire mi étude particulière.
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998. La quantité de pluie qû toBibe même point de la terre est im âànent météunlogiqHe doAtk détermination est très-importante. Les Jaatnmmnti iqn scnett à cet usage sont appelés Mdomkreêi ipialqueft obaerrateun !■ vaameaiplwiùmèiru. Ia figure SO wpréscntu rudomètnodh naire : c'est un cylindre eacnifre de 15 ou SO oentimèlrBséi diamètre; il se compose d*un récipienK a et d*mi lëaerroir A.U récipient porte un fond comque peroé d'une €Mnrertwf«; il s'ajuste à mouvement de baïonnette sur le réservmr. Au fond éi celui-ci s'ouvre un tube coudé c qui se relève le long de la psroi extérieure ; là il reçoit un tube de verre d^ qui est divisé en par» ties égales et qui sert à indiquer la bauteur du liquide intérieur. Ou mesure exactement la surface do récipient a, on jauge le lé* servoir b pour connaître la quantité de liquide qui oorre^pcad aux diverses divisions du tube £/; et il est focile ensuite d'ea déduire la quantité de pluie^ c'est-à-dire Xép€Usseur de la amche qu'elle aurait formée dans un vase à fond plat et hcHiioiital.
L'udomètre de l'Observatoire de Paris est représenté dans h figure 21. Le récipient est en a, le réservoir en 6; l'eau tombe du récipient dans le réservoir au moyen du tube d\ un peu audessous du réservoir est une cuvette cylindrique, jaugée anc soin, et portant sur sa paroi intérieure des divisions qui indiquent en centimètres la hauteur du liquide. Le récipient a 76 centimètres de diamètre et la cuvette 24 centimètres, de tdie sorte que sa surface est la 10* partie de celle du récipient. Os emploie aussi de petits vases gradués pour mesurer ks petit»
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fractions. Cet appai*eil est exposé au milieu de la cour de TObcervatoire ; il est porté sur une petite charpente eu chêne , formant une espèce d'armoire , dans laquelle sont renfermés le résenroir, la cuvette et les vases gradués.
Un appareil semblable est disposé au-dessus de la terrasse de VObservatoire; son récipient est à 28 mètres au-dessus du récipient de la cour; il est, comme celui-ci, parfaitement libre et découvert.
Voici le résultat des observations qui ont été faites pendant 22 ans , au moyen de ces deux iustrumeuts.
Tableau des quantités de plaie en centimètres qui ont été reçue iUies à r Observatoire de Paris de \%\1 à 1838.
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