‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 260 sur 297 · CHAP. II. — PLUIE · texte numérisé non relu

CHAP. II. — PLUIE

et partout où il y a des neiges permanentes, doit sa couleur à la végétation d'un petit champignon (uredo nivalis)^ qui a la pro^ priété de Tégéter dans la neige, comme M. Baûer Ta démontré par des expériences directes.

La grêle est en même temps l'un des fléaux les plus redouta* bles pour les propriétés agricoles , et Fun des phénomènes les plus embarrassants pour les météorologistes.

Nous essayerons d'abord de rapporter toutes les observations précises qui ont été faites sur la grêle elle-même et sur les circonstances qui raccompagnent , puis ensuite nous exposerons les hypothèses les moins improbables qui ont été faites pour expli quer sa formation. Nous profiterons d'un article très-intéressant que M. Arago a publié sur ce sujet dans V Annuaire du Bureau des Longitudes ^ouv 1828.

La grosseur la plus ordinaire des grêlons est à peu près celle d'une noisette ; il en tombe souvent de plus petits , auxquels on fiiit peu d'attention, parce que , en général , ils sont peu dangereux ; mais il en tombe trop souvent de beaucoup plus volumineux, qui brisent et qui ravagent tout ce qu'ils frappent à la surface de la terre. Nous laisserons de côté les récits des historiens et des chroniqueurs; nous n'admettrons pas avec eux que Ton a ▼u , sous le règne de Charlemagne , des grêlons de 15 pieds de long sur 6 pieds de large et 11 pieds d'épaisseur, ou que Ton en a vu , sous le règne de Tippo-Saëb , qui étaient gros comme -des éléphants : si , chronologiquement , ces exagérations ne re* montent pas aux temps fabuleux , on peut bien dire qu'elles y remontent scientifiquement. Mais , tout en restant dans la limite des faits bien obseiTés , nous trouverons encore sur les dimensions de la grêle des résultats assez étonnants. Ceux que nous allons rapporter peuvent être considérés comme tout à fait authentiques; leur exactitude est garantie par des physiciens connus.

Halley rapporte que le 9 avril 1697 il tomba, dans le Fhistshire, des grêlons qui pesaient 5 onces.

Robert Taylor a mesuré, le 4 mai 1697, dans le Hartfordsliire, des grêlons dont le contour était de 14 pouces; c'est 4 pouces de ^amètre.

Parent a vu , le 16 mai 1703, à lliers, dans le Perche , des grêlons gros comme le poing.

Montignot ramassa, le 11 juillet 1753, à Toul, des grêlons de 3 pouces de diamètre.

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