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704 LIVRE VIU. — MÉTiOBÛLOGIE.
Volta a^ure qae, dans la nuit du 19 au 20 août 1787, parmi les énormes gréions qui ravagèrent la ville de Come et ses environs, Ton en trouva qui pesaient 9 onces*
M. Tessier rapporte que le 13 juillet 17S8, dans oei ongt épouvanuble qui traversa la France et les Pays-Bas, il se trouvait des grêlons de S onces..
Le docteur Noggeradi dit que le 7 mai 1822 il tomba à Bobd des gréions qui pesaient 12 ou 13 onces.
Ces. témoignages sont sans doute suffisants pour établir ooduk un fait incontestable qu'il est tombé dans différents pays des givlons pesant plus d'un quart de kilogramme.
La forme des gréions est très-variable : ils sont ea général arrondis, quelquefois aplatis, et dans le nombre on en trouve lièsouvent qui sout anguleux, ou qui offrent k leur surface des pnh tubcrances ou des saillies remarquables.
Les observations sur la structure intérieure de la grêle sM d'une très-baute importance, parce qu'elles peuvent conduire au causes qui déterminent les progrès de la congélation ; mais et qu'elles out appris jusqu'à présent se réduit aux remarques suivantes :
Vers le centre des gréions , on trouve en général une espÀx do noyau opaque, assez semblable a cette neige plus ou dmûk spongieuse qui compose le grésil (Fig. 23, n°* 1 et 4;.
Autour du noyau , on ne distingue ordinairement qu'uiir masse congelée plus ou moins épaisse et très-sensiblement diapbane.
Quelquefois, on reconnaît dans celte masse des coudies distinctes, et pourtant transparentes (n" 1 et A). D'autres fois, on peut y compter plusieurs alternatives de coucbes diaphanes eî opaques (u' * 2 , 3 et 6) : cette circonstance mérite toute l'ait en lion des observateurs.
Enfin, Ton trouvt^ des {(rèloiLs qui ont une structure nnt'!' nantc à j^arlir du centre (n" 5^, et quelquefois cette slruclurtnmarqualile envelop|>e la structure intérieure, qui est visibleim'ni •concentrique. C'est à M. Deleros que l'on doit cette obserralioii intéressante; il eut occasion d(î la faire, le A juillet 1819, daib un orage de nuit qui répandit la di\solation sur plusieurs cli»|^ritincnls (le Touest de la France.
Fx» docteur J^^versman rapporUî qu'en 1825, dans un ora<n^ tffr'ble qui couvrit Ordenbourg et ses environs, on i^ecueillit pla-
CHAP. II. — GRfiLE. 7S8
•îeim gréions dont le oentre ou le noyau était une espèce de fyyrite de forme quadrangulaire.
11 uïtt aemblé depuis longtemps qu^il serait très-important de déterminer la températitre de la grêle à l'instant où elle tond>e. J^ai eu occasion de faire seulement deux observations de cette espèce, avant 1829, qui m'ont donné une température comprise entre 3 et 4^ au-dessous de zéro. Depuis, j'ai fait d*autres observations qui m'ont donné — ^^^ — 1*, et — 3* : cette dernière appartient aux gréions gros comme des noix, qui ont ravagé le depttrtement de Seine-et-Oise pendant Tété de 1839.
Après ces remarques sur les dimensions, la forme et la structure des grêlons, nous allons rapporter ce que Ton sait des diverses droonstanccs qui accompagnent ou qui précèdent la chute du fléau.
La grêle précède ordinairement les pluies d'orage; elle les •ooofiqiagne quelquefois ; jamais, ou presque jamais , elle ne les suit, surtout quand ces pluies ont quelque durée.
Elle tombe toujours pendant très-peu de temps, souvent pendaut quelques minutes, rarement pendant un quart d'heure.
La quantité de glace qui tombe des nuages en si peu de temps est prodigieuse; la terre en est quelquefois couverte d'une cou- Aie de quelques décimètres d'épaisseur.
Nous ne dirons rien ici des désastres qu'elle cause : c'est comme une mitraille qui tombe du ciel ; elle agit par son poids Bt par l'impulsion qu'elle a reçue du vent, car il paraît bien ceruâD qu'elle ne reçoit aucune impulsion étrangère. On peut jug«T dlea désastres que produisent sur la terre des gréions de 200 ou SOO ^pemmmesy ou du moins d'une centaine de grammes, animés d'une ntease qui peut être presque aussi grande que la vitesse du venu
La grêle tombe, à ce qu'il parait, plus ordinairement pendant le jour que pendant la nuit.
Les nuages qui la portent semblent avoir beaucoup d'étendue 3t beaucoup de profondeur, car ils répandent, en général, une vrande obscurité; on crmt avoir remarqué qu'ils ont une couleur particulière, grise ou roussâtre, et qu'en même temps leur Horface inférieure présente d'énormes protubérances, et leur hord les déchirures multipliées.
Plusieurs obsei'vateurs pensent que ces nuages sont, en gèlerai, très-peu élevés; mais les raisons qu'ils en donnent ne me
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dkt TaUées: dam ce eu, il 11*7 a md dovd^lea
^Iotà 9 on a même ainsi une DMene eneie^ de
fmia, dans d'autre» cat^ il
^flflltioii, comme on le fait quelquefiMi par le
entre Taj^parition de Tédair el Vêmwieêm hmàî, éa
car FexidoflMm peol aroir Heu aoi^dwiom" "
la grtte, et même on peut dire qyeeela-
4»ufle de ces petit» mnûgw mUÊttgen ^\Kk
looioim au moment de Tivage, et ydpampnt a^ee tme gnaè
«pidité ioos les nuages principaux.
. fi'ilya de Tinoeràtude soroe point, iliie pemltpeafAy en ait sur un autre phénomène qaij»r#00rfr la de quelques instants, et quelqoefeis mém c'est un hruisiemeni paràculier qne Ton •que l'on compare au brait que fetaieiit deâ^ aéraient YÎrenient et vuHennneat entt'U'^îhoqyëij •! Enfin, la grâe est êomfomrs
tailles : tentât le tonnerre se frit entendre
dirât nous Tenons de parler, tuitdt il^se
temps, ou même pendant que les grékms JhhraMiettt la teife fv
leur chute précipitée.
Pour donner maintenant une idée de retendue du dd et it
la terre que ce terrible fléau peut occuper, et de la vitesse Sfct
laquelle il peut se propager, nous rapporterons ici quelques dé»
tails sur le fameux orage qui a traversé la France et la HoUualt
le 13 juillet 1788. Cet orage est sans doute le plus désastrew.
le plus effrayant qui ait jamais été vu dans nos climats; et ccst
peut-être aussi celui qui a été le mieux observé {JUémoin de
r Académie des sciences ^ 1790, page 263.)
L'orage s* est propagé simultanément sur deux bandes à pcv
près parallèles, Tune orientale et Tautre occidentale.
La première est sa plus étroite : sa plus grande largeur est ilr
cinq lieues, sa plus petite d*une denii4ieue, sa largeur mojmuie
de deux lieues et un quart.
La seconde est la plus large : sa plus grande largeur ert as
cinq lieues, sa plus petite de trois lieues, et sa lai^geur moyenne
de quatre lieues.
Elles étaient séparées par une bande qui reçut seulement ose