CHAP. II. — GRÊLE
pluie abondante : sa plus grande largeur était de sept lieues et demie, sa plus petite de trois lieues, et sa largeur moyenne de cinq lieues et un quart.
A Torient de la bande orientale et à Toccident de la bande occidentale, il y eut aussi beaucoup de pluie, mais dans une largeur qui u*a pas été déterminée.
Ces bandes sont un peu ondulées, mais leur direction générale court du sud-ouest au nord-est. Une ligne droite tirée d' Amboise à Malines forme à peu près le milieu de la bande orientale, et une autre ligne droite tirée de Tembouchure de Tlndre dans la Loire jusqu'à Gand forme à peu près le milieu de la bande occidentale.
Sur cette longueiur, qui est de plus de cent lieues pour chaque bande, il n'y eut aucune interruption dans l'orage; et même, diaprés des renseignements précis, on peut conclure qu'il couvrit encore plus de cinquante lieues au sud et cinquante lieues au aord, ce qui donne à chaque bande une longueur totale de plus de deux cents lieues, ou environ 1000 kilomètres.
Dans cette immense étendue, tous les points ne furent pas firappés à la fois ; mais on reconnut, par la comparaison des heures, que l'orage avait une marche tW's-rapide depuis les Pyrénées, où il semble avoir pris naissance, jusque dans la Baltique, où l'on en perdit la trace.
Sa vitesse était de seize lieues et demie à Theure sur les deux bandes, mais la bande orientale avait un peu d'avance sur la bande occidentale.
Dans chaque lieu, la gi*éle ne tomba que pendant sept ou huit minutes.
Les grêlons n'avaient pas tous la même forme : les uns étaient ronds, les autres longs et armés de pointes; les plus gros pe- .saient 8 gnces.
Le nombre des paroisses dévastées fut en France de mille irefUe^neuf; le donunage qu'elles éprouvèrent fut, par une conquête officielle, évalué à 24 690 000 francs.
Ce phénomène est, parmi tous les phénomènes connus, l'exemple le plus prodigieux, et des puissances qui agissent pour rassemr bler la vapeur d'eau et pour la maintenir suspendue dans les airs , et des puissances qui agissent pour produire au milieu des chaleurs de l'été un refroidissement subit dans diverses régions de l^atmosphère.
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On a dit ensuite, mais très-yaguement, que le froid estpieduit par le vent. Cette idée mérite considération. Nons ave» vu qu'il y a en effet des vents qui sont toujours accompignés d'un refroidissement plus ou moins grand : ce sont oeox qoe nous avons caractérisés en les appelant pemU ^w^irmOam. k fait prouve qu*ils peuvent produire sur la terre un ahjiwfaiwf de 17% et il n'y a aucun doute que dans les r^ons iTtfus ils ne puissent produire un refroidissement plus grand. Les météoro légistes doivent donc porter leur attention sur ce point, afia de constater si les vents qui portent les nuées de grMe sont oa ae sont pas des vents d'aspiration. Si le froid qui parte les grèkas n'a pas cette origine, la difficulté reste entière : il fiiait chocber d'autres voies pour la résoudre.
Sur la seconde question, Yolu avait proposé une théorie fa a une grande célébrité , et qui est en dOfet très-ingéniiaM. b