‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 55 sur 297 · CHAP. I. — RÉFLEXION SUR UN PLAN · texte numérisé non relu

CHAP. I. — RÉFLEXION SUR UN PLAN

pser d'un milieu dans un autre , elle éprouve à la surface de

sfanition de ces milieux une réflexion régulière plus ou moins

abondante.

S la direction de la lumière réfléchie est déterminée avec

i|e [précision géométrique, il n'eu est pas de même de sou

■toosité. Sur ce point difficile, dont nous nous occuperons à la

k de Toptique , on sait seulement :

1* Que la quantité de lumière régulièrement réfléchie va

(roissant avec Taiigle d'incidence, sans toutefois être nulle

fumd cet angle est nul ; S* Qu'elle dépend du milieu dans lequel la lumière se meut

d du milieu sur lequel elle tombe ;

3* Qu'elle est tr^-différente pour des corps de différente na- ^ qui sont placés dans les mêmes circonstances.

Nous citerons quelques exemples à Tappui de ces résultats niéraux pour les faire mieux comprendre.

En regardant la flamme d'une bougie par réflexion sur un lorceau de Terre dépoli , on ne distingue pas son image quand Fi&gle d'incidence est très-petit, mais on la distingue assez HIteinent quand cet angle est très-grand. On peut même alors Il distinguer sur un morceau de bois , ou d'étoffe , ou même flruQ morceau de papier noirci au noir de fumée. Ces expéttoces prouvent en même temps que tous les corps réflécliis- *nl régulièrement une certaine proportion de la lumière qu'ils fctoivent, et que cette proportion va croissant avec l'obliquité dfo rayons.

73. Goniomètre de Charles» — Les lois de la réflexion de lu lamière ont été appliquées à la mesure des angles dièdres des wrps polis, et particulièrement des cristaux. Les appareils dont «se sert pour cet objet se nomment des goniomètres; nous "ûus bornerons à décrire ici le goniomètre de Charles.

Cet appareil est représenté dans la figure 1 6 : il se compose 'un cercle de cuivre «, porté par un pied à trois vis calantes fii servent à le mettre horizontalement; sur ce cercle se monte ■te alidade b formant vers le centre une capsule c, sur laquelle indispose avec de la cire molle le prisme ou le cristal dont on •eut mesurer les angles ; la seule condition à remplir est que TartU» qui forme le sommet de l'angle dièdre dont on cherche t mesure , soit bien exactement verticale , et par conséquent l^nJlèle à Taxe de rotation de Talidade sans avoir une trop

grande excentridté. Pour cela, on se sert de la lunette fixe d^ au foyer de laquelle se trouvent disposés des fils parallèles et verticaux; avec cette lunette on regarde une ligne verticale éloignée, comme un paratonnerre ou Tarête dun édifice, P^i après avoir constaté la coïncidence de cette ligne avec Ton des fils micrométriques de la lunette , on regarde cette même ligne par réflexion sur Tune des faces de Tangle dièdre, et ensuite sur l'autre face du même angle; si ces deux images réfléchies, que Ton obtient successivement en faisant tourner l'alidade, viennent l'une et Tautre tomber sous le même fil micrométrique, il est évident que les deux faces de Tangle dièdre sont Tune et l'autre verticales au moment où elles réfléchissent l'image de h ligne qui sert de mire : par conséquent elles sont toujours verticales pendant le mouvement de rotation , et l'arête de l'angle dièdre est elle-même verticale. Il suffit de quelques tâtonnements pour arriver à cette coïncidence. Lorsqu'elle est bien constatée , on met l'alidade au zéro de la division du cercle a , et l'on fait tourner ensemble le cercle et Talidade jusqu'à et que rimage r/'fléchie de la mire tombe sous le fil micrométriqoe central; alors on fixe le cercle par sa vis de pressdon, et Fon fait tourner l'alidade seule jusqu'à ce que l'image réfléchie sur l'autre face vienne tomber sous le même fil , et l'angle dont 3 a fallu faire* marcher l'alidade est le supvlément de l'angle dierché. On voit en effet sui* la figure 17 que , si la première réflexion a eu lieu sur la face sy^ la deuxième a lieu quand la face sy a pris la position />', et par conséquent lorsqu'elle a décrit un angle supplément de Tangle cherché.

74. Réflexions sur deux plans parallèles. — Le point /^ /FiG. 18) se trouve entre deux miroirs parallèles m et m\ et l'œil, placé eu o, aperçoit derrière le miroir m un grand nombre d'images dont on peut facilement se rendre compte. Les rayons (|ui tombent directement sur m forment une image en a ; ceux qui tombent directement sur m forment une image en a'. Ces derniers rayons, aprt»s leur réflexion , sont donc comme s'ils partaient du point a ^ et, eu venant tomber sur le miroir m, ils forment une image qui se trouve en b (le point b étant symétrique de a' par rapport à m) ; derrière m\ il y a pareillement une image en c ( le point c étant symétrique de a par rapport à m)» Les rayons qui ont éprouvé une première réflexion sur /?i, et une deuxième réflexion sur/?/, reviennent donc de nouveau en n]

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