‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 81 sur 297 · CHAP. Y. — STÉRÉOSCOPE ET PSÉUOOSCOPE · texte numérisé non relu

CHAP. Y. — STÉRÉOSCOPE ET PSÉUOOSCOPE

à l'œil gaiidie par une raison contiaire. Au-devant icun des yeox se trouve un prisme n'ayant quW très-petit refringént, celui de Tœil droit doit dévier l'image dej/m/t aire paraître en tm'n, celui de l'œil gauche doit dévier e de Xfcvet la £ûre*en X^V, exactement sur la précédente, ônsi que Ton arrive à superposer deux images dissemblables, le aorte qu'en définitive elles se trouvent placées d'une mabomokigue, l'une dans l'œil droit, l'autre dans l'œil gauche. question qui se présente maintenant est celle de savoir si resteront distinctes, ou si elles donneront une résultante e. Qr, il arrive, -et c'est là l'observation fondamentale de beatstone, il arrive qu'elles ne restent pas distinctes; cepen- ^es ne peuvent pas se confondre puisqu'elles sont différentes, le combinent donc entre elles, ou plutôt notre faculté de es combine pour en faire sortir une sensation unique qui îUe du relief, dont les figures sont des perspectives diffé- ». Cette superposition artificielle a donc le même effet que terposition naturelle, parce qu'elle va peindre, sur les paromologues des deux rétines^ deux images dont la dissimiest exactement conforme à celle qui résulte de la vision elle d'un relief placé à peiite distance, stéréoscope devient pseudoscope, comme nous l'avons dit, 1 on présente à l'oeil droit la perspective qui appartient à jauche et vice i>ersd; la sensation résultante est alors celle • pyramide creuse. Cette dénomination n'est peut-être pas usement choisie , puisqu'en réalité les perspectives planes Qu présente aux deux yeux n'appartiennent pas moins au L qu'au relief.

. Duboscq, qui construit ces appareils avec beaucoup d'habist de goût, obtient aussi la superposition des images par réda totale sur les hypoténuses de deux triangles rectangles; ; disposition a comme la précédente l'avantage de faire voir ; ua éclairage uniforme des perspectives transparentes obtei par la photographie. La chambre noire photographique le un moyen bien simple d'obtenir les deux perspectives , ifi'il suffit, en présence du même objet, de lui donner suc- Brement les deux positions qu'auraient les deux yeux en le |«danu

Qiaïul la déviation est opérée par réflexion il y a renverse- ^j pur consiH{uent il faut présenter a l'œil droit l'image qui

appartient à rœil gauche et tfice uersâ; de plus pour se rendre compte de l'ordre de supei*position et des grandeurs relatîfes des diverses parties de l'image , il faut en tracer Tépure, les figures qu'on en donne sont très-incorrectes.

107. Perslstanee des Images et eeolewrs aeeMeatell—. — De ce qu'un charbon ardent nous fait voir un cercle de feu kxi* qu'on le tourne en rond avec assez de rapidité, il eu rénhe évidemment que les impressions de la rétine persistent après fV la cause a cessé d'agir. Il est facile de constater que la durée de cette persistance dépend de l'éclat de la lumière et de la semibilité de l'organe. Ce principe explique une foule d'illusions, ps exemple celles du thaumatrope^ du phénakisticope, du /2uifescope, etc., et celles que l'on produit en faisant tourner dansb même sens ou en sens contraire, et l'une devant Tautre, daa roues concentriques ou excentriques, ayant chacune un nombre de rayons, sombres ou brillants. M. Plateau a fait à erij égard des recherches très-ingénieuses ( y/w/i. de Chim. H m Phys., t. LUI et LVIII).

n faut pareillement que l'action de la lumière se fasse sur la rétine pendant un certain temps pour que l'impi puisse être perçue. Cette durée dépend surtout de Tédat de lumière : c'est pour cela que nous distinguons une étincelle âeo* trique ou un éclair, bien que leur lumière soit presque insta»» tanée; tandis que nous ne distinguons pas une balle, un hookl de canon, ou d'autres corps animés d'une moindre vitesse, pirtC que leur lumière a peu d'intensité.

Quand les corps cessent de nous apparaître avec leurs c&h leurs naturelles y on dit alors qu'ils prennent des couleurs aeè^ dentelles. On distingue à cet égard les couleurs acddenidiei passagères et les couleurs accidentelles permanentes. 1* Qoanli après avoir regardé le soleil pendant quelques instants, on toWÊ les yeux, l'image prend diverses couleurs pendant sa persistftiiee; quand , après avoir regardé un corps vivement coloré , on poill subitement les yeux sur un corps d*une auti*e couleur, on éproow une sensation complexe, qui se compose de l'image actueik di \ second corps et de l'image persistante du premier; ainsi le »* ^ cond corps n'est pas vu avec sa couleur naturelle. Ces den \ exemples suffisent pour donner une idée des couleurs accîdes- i telles passagères , sur lesquelles on a fait plusieurs théories donl îl aucune ne nous paraît satisfaisante. 2® Quand un corps colorr j|

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