CHAP. V. — PERSISTANCE J)ES IMAGES
tsuronfbna iioîr,u apparaît avec sa couieur natureue;quana, rJe même fond noir, on vient mettre près de lui un second ips de couleur différente , ces deux corps s'influencent wtwtUement : leurs^ couleurs, ou plutôt leurs nuances , sont chaules, et ce changement parait indépendant de la persistance des ^ges, car il «ibsiste aussi longtemps que les corps sont juxtaaés. M. Ghevreul a fait une étude particulière de ces phénoèaes, et il les a soumis à des lois remarquables {Mêm. de Uad. des sciences, ^}%33).
lOB. Am^iêgiffm i4^ Ui voe. — Les presbytes ont la vue trop, npie, ils sont obligés de placer à 50 q|i 60 centimètres de tmce ua papier qu'ils veulent lire ; plus pjrès, toutes les images Mt confuses. Cette espèce d'infirmité, qui vient d'ordinaire pc r^ge, résulte évidemment d'un défaut de convergence dans faisceaux qui traversent les humeurs de l'œil ; et l'on suppose, ^général, qu*elle tient à un aplatissement de la cornée ou du iMallia. Tous les presbytes ont ordinairement la pupiUetrèsn ouverte , comme s'ils faisaient un effort continuel pour se fnr du centre du cristallin , plutôt que des boi*ds , qui ont en bt, conune nous l'avons vu , une distance focale encore plus
la myopes ont la vue trop courte; pour voir nettement les Ijets, ils sont obligés de lés approcher à la distance de quelques ttimètres ; tout ce qui se trouve au delà est pour eux enve- Ipé d'un nuage , et ne forme au fond dç VobUA que des images feibses. Cet accident est opposé au presbytisme , et il résulte Uffet d'une cau^ contraire : les faisceaux qui traversent l'œil Eb myope éprouvent une trop rapide convergence ; ils se croi- |B avant de tomber sur la rétine. On suppose, en général, que I Biyopes ont la cornée ou le cristallin trop convexe ; on repPfae aussi que leur pupille est toujours très-dilatée , comme fc essayaient de se servir des bords du cristallin plutôt que des Itties centrales , qui ont une distance focale principale encore Ift désavantageuse pour eux parce qu'elle est plus petite. >Ik quelque manière que s'accomplisse la vision distincte, soit ^cBe se fasse à la distance moyenne de 20 ou 25 centimètres iBBie dans les bonnes vues, soit qu'elle se fasse à 50 ou 60 cenbètres comme chez les presbytes , ou à quelques centimètres tiirment comme chez les myopes , il arrive toujours que, pour » avec la plus grande netteté , il est nécessaire de tourner
no LnriE Ti. — ornQUE.
Toni coaTenabIcmewC, de telle sorte que rimagiie
œitaki point de la vétnMi et non pas aur vm point
Le pcHnt , ou plutôt le petk espace sur lequel on amène Ig
images pour Toir le mieux possible , se nonmie^ k poini jotsM
de la rétine; il est placé en général prà de Fase de TenL
n 7 a aussi an fond de Teril un point que Fon appeHe lejmêt imtênsAU ou pmwitim coatm , c^esti le petit espace dmdsîl occupa par rextrémité du neif optique, et d*où partent tous-ll^ filaments nenreux qui s^entrelacent de millp numièvea pour lt$i mer la rétine. La hunSêre qui tombe sur êft pas plus tfimprcasion. que si die tombait sur n» mis à découvert; et,, e^nme on ne distingue pas la h bs ner6 dé Toine, du goAt ou de TodCttat, non plueqne pvllfe nerfr des bras ou' des jambes, on ne distingue pw la par le nerf optique avant qu'il soit épanoni en réseau et sur la choreide. Ce ftiit iemaïquable semble bien in( oore que la Tétine sent les images sne btcheioide, main sent les fiirmes , liBS eentonrs et Im divers degrés de f ■ des corps qn elle tondie.
On reconnaît 'rexistenœet la position du. point rétine par l'expérience suivante (Pl. 34, Fig. 27). Sur un fondi k et horiiontal nnf on place deux petits disque* blancs <w di P petites boules, dont les centres sont i enviienua dédmètreAi de Tantre; ensuite, on t^egarde d'eti -haut à la distance ds % k 30 centimètres , et dans une position telle que Toeil droit sa verticaiemeat au-dessus du disque de gauche, et que la ligne éi deux jeux soit parallèle à la ligne des disqnes; ces deux eonl tions étant remplies , on ferme Tonl gaucbe , et Ton reganla^ disque de gauche avec Tœil droit, en Téloignant ou en l'app^* chant un peu , mais toujours dans la même Terticale ; alM^ trouve une position on te disque de droite est eompléan^É invisible : plus près ou plus loin il reparaît à Tinstant, et ismv on ne cesse de le voir si la ligne des deux yeux est itulsamf un peu oblique par rapport à celle des disques.. \'*}he docteur Wollaston a observé sur lui-mâmeun phénonêir de vision extrêmement renuuxpiable. Un jour, après un viitaP exercice de deux ou trois heures , ik recounut soudaÂncmMi qu'il ne pouvait plus distinguer que la nw>itié des objets : ea tn^ gardant , par exemple , un homme en fiice, il ne voyait que b moitié de sa figure et la moitié de son corps, etc. Ce
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mène de seiiU^-vision dura un quart d'heure eaTiroB; il avait lieu pour un œil comme pour Tautre , ou pour les deux en^ semble ; c^ était là moitié gauche des objets qui était invisHile , c*ëtait par conséquent la moitié droite de chacun des yeux qui él%it insensible.
Vingt ans {dus tard, le même accident se renouvela, mais en «nfr inverse; cette fois, c'était la moitié droite dea objets qpi était iniâ8S>le. (Voy. Texplication physiologMiiie qu^il en donne^ Âm. de ChitÊU et de Phys., t. XXVII, p. 10^)
iOO. Besleiei* *^ Les besicles sout des lunetxes dont se servent les pre^ytes et les myopes pour avoir une vision distincte 4ss objets à la distance moyenne de 25 ou 30 oevtimètres. . Supposons, par exemple^ qu'un, presbyte ne piûsse voir nette- ■ent qu'à la chstance de 90 centimètres : alors, il est évident ^ pour lui les images ne peuvent être nettes,. à moins que la bnière ne pénètre dans ses yeux avec la divergence qu'elle a m venant de 90 centimètres de distance; ainsi, pour qu'il puiass voir, comme une personne douée d'une bonne vue, les objets à SO centimètresy il suffit de placer les objets à cette distance, et de modifier par une lentille la lumière qu'ils envoient, pour fi'eUe ne soit pas plus divergente q^e si die venait de 90 centimètres. Par conséquent, la distance b de l'objet à la lentille éant de 30 centimètres, la distance m de l'image virtuelle devra '4be de 90 centimètres, on aura donc :
Vest-à-dire qu'un presbyte, qui voit naturellement à 90 centimètres, doit employer immédiatement au-devant de l'œil un Vdre convergent de 45 centimètres de distance focale principde pour voir lès objets à 30 centimètres.
En général, si é/' représente la distance de la vlûbii' distincte, b(Gstance' focale principale fàe h, lentille convei^ente ou dileigente dont il faut faire usage poiu* voir à 30 centimètres , sera donnée par cette formule :
^ 30if
'~ rf— 30'
Si </>30, fest positif, l'œil est presbyte, il lui faiit un verre oonvergent ; si laf <<30, fest négatif, Toeil est myope, il lui faut
lin verre divergent : dans tous les cas , il suffit de cooiuutre i pour en déduire /*, et par conséquent la force des lunettes qu'il convient d'employer.
Les lunettes du myope lui servent pour voir de prè» et de loin ; cependant le défaut de sa vue n'est pas également bien corrigé dans les deux cas. En effet , Tœil très-myope , dont la vision distincte est à 5 centimètres, doit porter des verres diver» gents dont la distance focale principale soit de 6 centimètreSj qui sont presque ceux qu'il lui faudrait pour regarder les objets les plus éloignés ; mais l'œil moins myope dont la vision distincte est à 20 centimètres emploie , pour lire commodément, des verres de 60 centimètres de distance focale principale , qui sont trop faibles pour regarder au loin.
Le presbyte est obligé d'ôter ses lunettes pour regarder un ] peu loin , parce que tous les objets dont la distance est plus \ grande que la distance focale principale de ses verres , enverraient à son œil de la lumière convergente qui , en génénl, trouble la vision ; cependant il ne paraît pas impossible que ce^ tains yeux très-presbytes puissent voir plus nettement avec des rayons qui auraient un certain degré de convergence.
110. Loupes on ntleroseopes simples. — Un microscope simple n'est autre chose qu'une lentille convergente d'un trèscourt foyer ; on l'appelle aussi une loupe. Cet instrument sert à voir de petits objets ou de petits détails qu'il serait impossible de saisir à la vue simple.
L'objet que Ton regarde à la loupe simple doit être toujours placé en avant à une distance moindre que la distance focale principale; sa position varie avec la portée de la vue , mais il est facile de déterminer dans tous les cas le point précis ou 0 faut le tenir. En effet, soit x la distance à laquelle il faut placer Fobjet au-devant d'une loupe, dont la distance focale principale est /", en supposant que l'œil de l'observateur soit appliqué immédiatement contre la loupe , et que pour lui la distance de li vision distincte soit représentée par d : il faut évidemment que les &isceaux qui partent de la distance a: possèdent, après afoir traversé la loupe , la même divergence que s'ils venaient naturellement d'une distance rf; c'est-à-dire qiv'après l'émergence, ils doivent faire leur foyer virtuel à une distance rf. On a donc :