‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 83 sur 297 · CHAP. V. — LOUPES · texte numérisé non relu

CHAP. V. — LOUPES

La marche des rayons est indiquée (Pl. 35, Fig. 1) : ab est la portion de Tobjet, a'b' celle de Timage TÎrtueUe, et les triangles semblables abc et a'b'c' donnent pom* le grossissement g :

^ ah cp* X f *

Ce grossissement est le rapport entre la grandeur de Timage et œlle de Tobjet : on voit qu'il est plus grand pour les presbytes que pour les myopes.

Si Fœil était placé à une distance et derrière la lentille on aurait :

on Yoit que x diminue et que le grossissement devient moins ooiisidérfll>le. Voici' fa règle générale qu'il faut suivre pour trourer graphiquement un point de Timage correspondant à un pomt donné de Tobjet, par exemple du point a : joignez le point a au centre optique c de la lentille , la ligne ac est Taxe du Ceûsceau de lumière que la lentille reçoit du point a , c'est donc sur lui que se trouve Timage a'. La distance cd étant donnée par la formule il suffit de la rapporter sur la figure. Alors en joignant le point cl à un point quelconque de la seconde face de la lentille, le prolongement de cette ligne est la route que prend celui des rayons émis par le point a qui est Tenu sortir en ce point de la deuxième face.

Quand l'œil est contre la lentille, il voit chaque point de Timage par Taxe du faisceau correspondant, mais lorsqu'il s'âoigne les axes lui échappent et il ne voit plus l'image que par des pinceaux obliques qui ont été réfractés près des bords de la lentille. En même temps il perd une portion croissante du cbamp de vision.

111. Chambre elaire o« caméra Ineite. — Cet appareil sert i tracer l'image exacte d'un objet, d'un édifice, d'un paysage, etc. H se compose essentiellement d'un prisme quadrangulaire abcd (Pl. 35, Fig. 2), ayant en b un angle droit, et en d\m angle obtus de 135*. La face cb est tournée vers l'objet dont on veut prendre le dessin : rx, par exemple , étant l'axe d'un pinceau envoyé par un point de cet objet, on voit que ce rayon, après aToir pénétré perpendiculairement dans l'intérieur du prisme

i3-4 LIVRE VI. — OPTIQUE.

par la face ci y éprouve en r une première réflexion totale sur cdy en / une seconde réflexion totale sur ad y et Tient enfin sortir perpendiculairement à la face ab près du sommet a du prisme. L'œil étant placé un peu au-dessus de cette face, de manière que la pupille soit enpp'j sou milieu correspondant au sommet a^ il est évident : V que par la moitié antérieure de la pupille oq T^rra-, par réflexioui, Vimage de Tobjet a: sur le prolongemeot/rV; et ^ que par Tautre moitié de la pupille on ^erra directinent le point d'un tableau horizontal, sur lequel cette image se pR>jfttte. Ainsi , en tenant avec la main la pointe d'un crajon lur ce point du tableau , on pourra distinguer à la fois Fimage et la pointe du crayon. Ce raisonnen^nt s' appliquant aux points voisins du point j:, il en résulte que Von verra sur lé tableau une image d'une certaine étendue , et la pointe du crayon en pourra tracer les contours les plus dâicats. Tel est le prind^ sur lequel repose la construction de la chdmbre claioe de WoU laston, et c'est seulement pour fixer les idées qua noua avov suf^osé la pupille partagée en deux parties égales pur la iwrti* cale du sommet a, car il est évident qu'elle peut ¥arier de pcai* tion dans de certaines limites : la seule condiûon importante trt qu'elle reçoive à la fois des rayons réfléchis et des rayons directs.

Pour que cet instrument soit commode dans la pratique et ne fatigue pas la vue , il fiiut employer des verres colorés afin iâ donner à peu près le même éclat aux deux images, et des leii^ tilles pour donner à leurs rayons le même degré de divergeace. On peut faire aussi une chambre claire wvec un simple miroir métaUiqne percé d'un trou de 3 ou 4 millimètres; alors les objets s'aperçoivent directement par le trou, et le crayon est to par réflexion sur le miroir,

112. GlHiMAre moire. — La chambre noire est destinés à produire sur un tableau l'image réelle d'un cliamp da viiioa plus ou moins étendu. Dans sa construction la plus simple « elle consiste en un seul verre convergent II' (Fig« 4) , placé dsns l'ouverture du volet d'une chambre compléteuu?ut fermée fyiv. Si du centre optique c de la lentille on décrit un cône dost l'angle act soit égal au cliamp qu'elle peut embrasser, tous les objets compris dans ce cône viendront former des images neUei k des distances plus ou moins grandes dans l'intérieur de h chambre noire. Il semble par conséquent qu il soit impofisiUc d'avoir à la fois l'image distincte de tout le paysage at : mais si

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