‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 84 sur 297 · CHÂP. T. — CHAMBRE OL^VIRE · texte numérisé non relu

CHÂP. T. — CHAMBRE OL^VIRE

« taMeftu est concave, et 9'il est une porticm àe sphère c'a' d'un ayon égale à la distance focale principale de la lentille^ il suffira b FÎBcHner convenablement en c'a" y par exemple , pour avoir wm représentation fidèle de tout le champ de vision ; setilement, 'il y anrait des objets très-voisins, comme un arbre i, il serait mpossUe, en le regardant du point c, d'avdbr en même tem^é ma image el celle du sol sur lequel il se projette.

Dans cet appareil , les images sont renversées : poi» les re^ ' dresser et les amener à la portée de la vue , on place ordinaire»* ment na miroir étamé au dehors et en avant de la lentille ; on ofadent même par là un autre avantage > c^est qu'en faiisant tounier le miroir ou en rinelinant de diverses manières, on peut amener sur le tableau successivement tous les points de vue qui mû au-devant du volet. Oa p^^aorvient au m&me résultat au noyeik du pri^ne ménîaque de la figure 5 , dmit la base ab £ait Toffice del*éâecteur, tandis qtate les &ces ac et eb Sont l'office de lentille convergente.

Ponr que les images soient phis vives et plua nettes, il est bon dlnteiocpler, avec des tiibes, des écrans ou dea diaphragmes cmenablement ajustés, tous les rayons lumineux qui ne partent pis du champ de Tinstrument.

Ia figure 3 représente une chambre noire portative. Il sera &q3c, d'après ce que nous venons de dire, d'en saisir la dispo^

113. CkaiiKlive Mal va photasMi|ASqiie* — La chambre noire irtPthtée à Naples, par Porta, vers 1570,, n'avait servi, pendant plis de trois siècles, qaà Tarausement des amateurs et à. qiidt* fKs démonstratioiis scientifiques, comme noue venaos* de le ^. La découverte de Daguenre est venue donner à cet appai«3ane importance inattendue,, inespérée. L'image ai délicate fî se forme sur le tableau de la chambre noire peut a imprimer fde-méme et se fixer ensuite d'une manière dwable. Au dé* wde cette merveilleuse invention, il faHait longtemps, 4 ou ^■liantes, pour que les pinceaux de lumière pussent laisser sur le tableau des traces assez profondes; aujourd'hui ou est par* HMi à composer des tableaux qui ont presque la sensibilité de la fétine , la lumière j marque sa place dans^ uu instant aussi Qowt que l'instant nécessaire à une sensation : oa peut reciieilUr IQ daguerréotype l'image d'un éclair. A ce progrè» si surprenant ''ea ajoute un autre qaâ u'a peut-éti'e pas moins de portée : on

ne connaissait d'abord comme tableayx propret à reoeroîr les impressions et à fixer les images que les plaques argentées soumises à certaines préparations ; maintenant, on fait des tableaux non moins sensibles avec du papier, avec de la toile , aTec un tissu quelconque, même avec des lames de verre reoDUvertes d'une couche imperceptible de certaines matières transparentes. La photographie est donc arrivée à un point où elle donné déjà des résultats du plus grand intérêt; elle se compose de deux parties distinctes : les procédés optiques qui permettent d*obtenir des images parfaitement nettes et fidèles; les procédés diimiques qui préparent les tableaux destinés à recevoir les images, et qui servent ensuite à faire prendre à ces images le lustre, h force et la solidité qu'elles doivent avoir.

Nous allons indiquer ici les principes des procédés optiques, en éprouvant le regret de ne pouvoir, faute dé place, exposer an moins sommairement les actions chimiques de la lumière, pour les appliquer ensuite aux divers procédés photographiques.

Les objectifs des anciennes chambres noires ne pouvaient donner que des images imparfaites pour la photographie; ils n*étaient pas achromatiques , ils avaient en général des fojen trop longs, et un champ trop restreint : les objectifs des lunettes n'avaient pas le premier inconvénient, mais ils con8e^ vaient quelque chose du second et du troisième. La constmotion des objectifs photographiques présentait donc à Torigine d'assez grandes difficultés , c'était un nouveau problème à Résoudre dont, il est vrai, les travaux antérieurs avaient préparé la solution « Le point le plus important était d*obteiifr des images bien planes d'une grande étendue, et en même temps parfaitement nettes au bord et au milieu ; quant à la longueur du foyer, elle a surtout de l'influence sur la rapidité de l'action. Parmi les combinaisons qui ont été imaginées et qui ont obtenu du succès, je me bornerai à citer comme exemple celle de M. Charles Chevalier; sa chambre noire photographique est représentée (Pl. 36, Fig. 7, 8, 9). L'objectif se compose d'un système achromatique a porté par le tube conique A, et d'un verre auxiliaire c porté par le tube cylindrique rf, qui s'adapte à vis sur le premier; pour les objets Joignes le verre auxiliaire c doit être plus rapproché de rt , et alors il faut un diaphragme ee qui limite le champ ; pour les objets qui sont près, le verre auxiliaire doit être porté à une plo^

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