CHAP. Y. — CHAMBRE NOIRE PHOTOGRAPHIQUE
ande distance de a, et le diaphragme n^est plus nécessaire; ssi dans ce cas on remplace le tube ^/par le tube d (Fig. 8). s deux combinaisons donnent des images renversées , mais il t facile de les redresser, il suffit pour cela de placer au-devant i verre auxiliaire un prisme f (Fig. 7) dont Thypoténuse est imée, alors la lumière entre par la iace g^ éprouve une réxion totale sur lliypoténuse et pénètre dans le système des ires comme si elle se «fût présentée directement dans le sens ! leur axe.
Cet appareil optique se visse sur la partie antérieure de la ambre noire- Ai^/, représentée en coupe (Fig. 9); comme la stance focale dépend de la distance de Tobjet, il est nécessaire le la longueur de la chambre puisse augmenter ou diminuer, 1 a employé pour cela divers procédés : tantôt cette modificasa se produit mécaniquement au moyen d^un pignon et d'une nnaillère, comme Tindique la figure , où m est le bouton qu'il lit tourner pour éloigner ou rapprocher le fond de la chame, tantôt c^est un emboîtement analogue à celui des tubes de lettes; tantôt enfin la chambre, au lieu d'être faite de bois, >st autre chose qu'une toile imperméable à la lumière et plissée
telle sorte qu'elle s'allonge ou se raccouAnt à volonté, sans le )indre effort (Fig. 10), c'est une ingénieuse disposition imagie par M. Humbert Demolard, très-habile amateur de photoaphie.
La mise au point se fait avec une glace dont le côté dépoli t tourné du côté de Fœil ; elle s'ajuste dans un cadre qui ter^ [ne la chambre du côté opposé à l'objectif; quand l'image se Dntre parfaitement nette sur la glace, on arrête l'allongement f la chambre dans cette position. La glace est alors enlevée, et sa place on substitue le tableau qui doit recevoir l'image ; tout t disposé à l'avance pour que son plan tombe exactement sur
plan qui était occupé par la glace dépolie. Dans l'intervalle a avait abaissé l'écran qui empêche la lumière d'arriver à l'ob- !cdf , et dès que le tableau est ajusté sur ses repères , on peut ;?er l'écran et compter, s'il est besoin , avec un sablier ou aurement, le temps précis pendant lequel le tableau reçoit l'image, ''écran est de nouveau rabattu et le tableau enlevé pour lui ûre subir les opérations chimiques qui doivent faire ressortir les iïets de la lumière et les fixer définitivement.
llf . Hleroscape solaire. — Cet instrument, dont les effets
peuvent être comptés parmi les plus curieux et les plu tifs de i*oplique , se compose d'un système de verres pour édaîrer Tobjet , et d'uu système de lentilles d'un court foyer pour es donner une image réelle. La figure 6 (Pl. 35) représente sur une éclielle du quart de grandeur, le microscope solaire complet.
Le miroir m réfléchit la lumière solaire, et dirige dans Je tube /, parallèlement à son axe , un faisceau qui en doit remplir toute retendue ; la lentille éclairante ir^ imprime à la lumière de ce faisceau un premier degré de convergence ; le focus f, qui la reçoit ensuite, la fait converger davantage, et de telle sorte qu'dk aille faire son foyer à très-peu près sur Fobjet qui est en expérience. Pour remplir cette condition, il est nécessaire que le feeus soit mobile, et on le fait mouvt>ir en effet au moyen dW crémaillère qui règne le long de sa monture et d'un pignon dont le bouton b est au dehors du tube.
L'ajustement de l'objet est un point important : lorsqu'oa veut observer, par exemple, les corps très*petits contenus dans les Uquides, comme les globules du sang ou les animalcules de différentes espèces, ou les molécules cristallines que déposent la dissolutions en s'évaporant , etc., il suffit d*étaler une goutte de liquide sur une lame de verre à faces parallèles, et de porter cette lame sous la lumière du focus en tournant le liquide de son coté. Dans plusieurs autres circonstances l'objet doit être simplement placé entre deux lames de verre, et il y a des cas enfin où il iàut l'enfermer dans une boîte à faces de verre rempUe de liquide : c'est ce qui arrive quand on veut observer la circulation du sang dans la queue des têtards ou dans les exMmités de quelques poissons, et aussi quand on veut observer la circulation des globules du chara. Tous ces objets, di^KM» comme nous venons de le dire , peuvent être ajustés au microscope d'une manière commode au moyen du mécanisme qui eft représenté (Fig. 6) :jj etp' sont des lames carrées de cuivre, unie* aux quatre coins par de petites tiges de même métal ; sur chaque tige Oit un ressort en spire qui pousse la troisième plaque q contre la plaque p' ; c'est entre q et j/ que se glissent les lames ou les assemblages de lames qui portent l'objet. Ce système de plaques doit encore tourner autour du tube tj pour qu il soit possible d& donner à l'objet toutes les positions sans le déranger et même sans perdre de vue son image.
L'objet ainsi ajusté et convenablement éclairé par le focus, il
GHAP. Y. — MICROSCOPE SOLAIRE. Md»
st liicîle d'en obtenir Timage afloplifiëe : pour cela, on £ût Hnnroîr la lentille acbromsitique /, qoi est Téritablement la lenile objectiTe; cette lentiBe se déplace au nRijen d*iuie créaaillère adaptée à sa -monture , et d'un pgnon ^nt le bouton st en ft' ; om Tapproche et on Téloigne de l'objet jvacpi a oe qu'on bdenne enfin une image nette et brillante sur un -grand tableau le toile blanche ou de papier placé a la distance de plusîeuiFs tttres. Puisque Hmage est réelle , il en résulte que l'objet ae mure au delà da foyer de la lentille /, et il sera facile, diaprés ns formales sur les lentHles, de déterminer arec prédaîon la looition de Tobjet , lorsqu'on connaîtra la distance fecide prin* îpale de la lentille et la distance du tableau; il sera fiicile aussi Een déduire le grossissement : mais si Ton veut obaenrer le j^ussissement d'une manière directe , 'A faudra prendre pour dbjet un micromètre en Terre postant des dtriaions de grandeur connue , et mesurer l'étendue que ces divisions occupent sur le idUeatt.
la lanterne magique repose sur les mêmes principes : seule^ ■mt les objets grotesques que l'on y fait voir d'orcÛnairc s<^t |Bms sur verre et coloriés; ils ont de grandes dinensioufi et am édaîrés par la lumière d'une lampe qoi permet seulement fc les grossir quinze ou vingt fois.
115. Sécaae«p«. — Cet instrument est destiné à donner des («pes, réduites ou amplifiées, d'une gravure, d*un tableau ou fun bas-relief, qui n*a pas une trop grande étendue. U a été Paginé par Chailes vers 17d0, et depuis cette époque on en a b pknieurs applications intéressantes pour les arts. Le méganpene diflere du microscope solaire que par la natmie des objft dont il donne les images^ et par la manière dont ces c^jets *tt éclairés. Ainsi, en dernier résultat, il se réduit à une seule iMiHe achromatique / (Pl. 35 , (Fie. 7), aundevant de laquelle * place l'objet b dont on veut avoir l'image réelle sur un tafen, ou dont on veut prendre la copie.
Ihis voici les principales conditions i|u*il faut remplir pour *ùr en même temps des images parfaitement nettes et pour va- ^ les grossissements.
1* U lentHIe / doit avoir 8 à 10 centimètres de diamètre , afin ^l'embrasser un champ assez étendu et de donner assea de clarté ^ I image ; elle doit être montée dans un tube un peu long qui ^'^ la lumière des nuées et les reflets latéraux ; on peut en-
core , pour mieux assurer cet effet , mettre dans le tube un diaphragme convenable ; enfin , au lieu d^une seule lentille, on peut en mettre plusieurs à une petite distance l'une de l'autre , pour donner plus de convergence aux faisceaux incidents.
2^ Au-devant de l'ouverture , à laquelle on adapte avec soin la monture de la lentille , se trouvent fixées au même niveta deux barres de fer horizontales qui supportent une espèœ de char c qui roule sur des galets , et dont la planche verticale r est destinée à recevoir les objets; une double corde, dont les extrémités reviennent dans la chambre noire , est attachée an char , et sert à le faire avancer ou reculer , pour approcher on éloigner l'objet h \ enfin deux ou plusieurs miroirs plans de vent étamé sont disposés au-devant du volet pour réfléchir sur TûIh jet la lumière du soleil , et projeter les ombres dans un sens on dans l'autre : lorsqu'on expérimente sur des bas-reliefs , les miroirs peuvent être fixés au chai» pour se mouvoir avec lui.
3^ Le tableau sur lequel on reçoit les images peut être en pi* pier ou en mousseline comme pour le microscope solaire; aJon on observe par devant : cependant, les jeux de lumière que don» nent les reliefs se font beaucoup mieux sentir loi*squ'on reçoit les images siur une grande glace convenablement doucie ou di* polie; alors on observe par derrière , et dans ce dernier cas la images peuvent être calquées avec beaucoup de facilité.
116. Microscope photo-éleetrlque. — Cet appareil, qui a été imaginé par MM. Donné et Foucaut, et que j'ai deciit en 1848 sous sa forme primitive et naissante, ^ns lacînquiéine édition de cet ouvrage , est devenu Tinstrument le plus indÎH pensable d'un cours d'optique. C'est une source de lumière toujours prête, elle parait au moment où Ton ferme le circuit âectrique, elle s'éteint quand on l'ouvre, sans qu'il y ait autre choie à faire que le petit mouvement du doigt qui accomplit ces deux opérations; tant que le courant passe, et pendant des heuits entières , elle brille d'un éclat éblouissant, comparable à celui ih soleil , toujours égal , sans nuages ni intermittences ; c'est un soleil artificiel avec lequel on peut faire toutes les expérience» d'optique , même celles qui exigent la plus vive lumière. On hâ conserve cependant le nom trop restreint de microscope photoélectrique, parce qu'on s'en est seivi d'abord pour faire les trot' l'iences du microscope solaire.
M. Duboscq en a modifié le mécanisme , et je vais le décrin*
CHAP. V. — MICROSCOPE PHOTO-ÉLECTRIQUE. Î4i
sous la forme simple et commode qu'il est parvenu à lui donner par plusieurs dispoeâtions très-ingénieuses (Pl. 36 , Fig. t , 2). La lumière est produite par le courant électrique d'une pile de îO ou 100 éléments Bunsen, franchissant Tintervalle qui sé- »re deux baguettes de charbon a et b mises en regard bout à Kmt; la Tivadté de Téclat dépend de la distance des charbons, st tout le mécanisme a pour objet de maintenir invariable cette istance qui tend à varier sans cesse , soit à cause de la combustioa quHs éprouvent, soit surtout à cause du transport confeDuel qui se fait du charbon positif au charbon négatif. On peut i la rigueur employer toute espèce de charbon , pourvu qu'il soit bon conducteur; mais, celui qui donne la plus belle lumière, mas fumée ni pétillement, est le charbon qu'on appelle charbon le cornue , parce qu'il se dépose dans les cornues qui servent l produire le gaz d'éclairage ; il est plus dur que l'acier , homogène comme la plombagine, et très-bon conducteur; on le travaille , à la scie , en baguettes carrées de quatre ou cinq millimètres de côté , qui s'adaptent dans des viroles de métal , pour Recevoir et transmettre le courant. C'est là ce que nous appelons lediarbon positif et le charbon négatif; ils sont disposés verticdemeut, et il s'agit de combiner un mécanisme au moyen ia^el les deux pointes , malgré leur usm*e très-inégale , soient maintenues à la même distance , le milieu de leur intervalle restant de plus à la même hauteur verticale , afin que la source de bnnière soit toujours dans l'axe de l'appareil optique. 11 y a pour Bek un moteur et un régulateur : le moteur tend sans cesse à npprocher les charbons , le régulateur le retient et ne lui permet fagir qu'au moment où cela est nécessaire , et juste pendant le temps qui convient.
Le moteur est simplement un ressort enfermé dans un barillet et roulé sur un axe qu'il tend à faire tourner.
Le régulateur est un électro-aimant qui laisse détacher son vmature quand le courant est trop faible , et permet ainsi l'ac- &m du moteur ; mais qui reprend son armature aussitôt que le
tourant a repris son énergie, et empêche par là un trop grand
ï^pprochement des charbons.
Le charbon inférieur est en général en communication avec
fe pôle positif , et le charbon supérieur avec le pôle négatif; les
^^ de métal c et d qui les portent doivent être libres dans
^ supports , afin de pouvoir aisément monter et descendre, W. 10
il faut cependant qu'ils reçoivent le courant , et ils le reçomm par des ressorts qui les pressent, l'un en c\ Tautre en dt . Ainsi| le bouton p destiné à recevoir le pôle positif de la pile transmet le courant à la bobine de réiectro-aimant e composé d'un tube de fer, formant guide et support pour le tube e; Tautre extré» mité du fil de la bobine est fixée au tube de fer d^où le couraat se transmet à toutes les pièces de métal et au ressort c\ Le bouton /{ destiné à recevoir le pôle négatif de la pile, tient m tube t qui est isolé par de Tivoire de toute la partie inférieure de l'appareil ; l'électricité s'élève donc par la matière du tube f pov aniver au ressort d , au tube d et au charbon h, La chaîne de métal qui passe dans Tintérieur du tube t est interrompue auaî par une tige d'ivoire , sans quoi elle établirait une communier tion entre les pôles.
Quand le courant passe avec une intensité suflBsante, Féleclioaimant e attire son armature , fait marcher en même temps ni système de leviers qui vient engager Tarrét f dans la roue doh iée g^ et l'action du ressort moteur est suspendue; quand le oo«rant manque de force, l'crmature ne peut plus être tenue en prise» elle est relevée par un ressort, le système des leviers auxquels db est liée la meut en sens contraire, l'arrêt /"se dégage, la rouef devient libre et le ressort moteur peut enfin agir et rapprodier les charbons.
Donnons une idée de ce mouvement assez complexe.
Sur Taxe g (Fig. 2) se meuvent ensemble ou séparément plusieurs pièces , les unes fixées sur l'axe, les autres retenuei seulement par des frottements différents. Le barillet h , contenul le ressort moteur, est fixe, tandis que les deux poulies i et k sool à frottement ; sur la poulie / s'enroule la chaîne du charboa positif, sur la poulie k celle du charbon négatif, la figure fiut assez voir comment ces chaînes , après être passées sur diveiseï poulies de renvoi, viennent s'attacher, l'une au tube du charbon positif, l'auti'e au tube du charbon négatif; ainsi, dès que II ressort moteur reçoit de l'électro-aimant la liberté d'agir, lei charbons se rapprochent. Cependant ils ne doivent pas faire e même chemin , parce qu'ils s'usent inégalement et que le miliei de leur intervalle doit rester à la même hauteur ; M. Dubosoq J a pourvu : la poulie k change de diamètre et se règle à volonté. Elle est faite de deux platines, Tune portant six rayons ardcidé près du centre , dont les extrémités libres déterminent une rii^