CHAP. Y. — MICROSCOPE PHOTO-ËLECTRIQUE. Î
nfecence plus grande ou plus petite, suivant qu'ils sont moius
plus inclinés; Tautie porte six fentes obliques dans lesquelles nwent passer six goupilles formant les extrémités libres des fOQs; ainsi, en tournant cette dernière platine, les rayons nrreu^ ou se ferment et la circonférence des goupilles est plus mde ou plus petite. Un ressort de montre fixé à Tune de ces Kj^pilles et ffdsant environ un tour et demi eu s'appuyant sur i autres y forme la gorge de la poulie; la chaîne est attachée à ntre extrémité de ce ressort et contribue à le serrer. On règle
diamètre de cette poulie d* après ce que Texpérience donne r Fusure relative des charbons, et, mie fois réglé , F appareil vche sans varier d*éclat.
Quelques mots suffiront maintenant pour expliquer Tusage de ^pareil. Sur la monture fixe y , s'adapte une large lentille ODfeigente x , dont la longueur focale est a peu près égale à I distance comprise entre sa surface et les pointes des char- IBK, on obtient ainsi un grand faisceau de très- vive lumière, fie Ton rend à volonté faisceau parallèle, faisceau divergent ou onrergent par de petits déplacements que la lentille x peut iVToir. On opère ensuite, sur ce faisceau comme sur la lumière plaire elle-même; veut-on, par exemple, faire les expériences bjBÛcroscope solaire, à la suite de la lentille x on adapte le licroscope solaire ordinaire; veut-on faire les expériences de léoomposition et de recomposition de la lumière , on adapte sur I monture / la plaque ordinaire à diaphragmes de divers diamèlls, puis les prismes et les autres appareils, exactement comme |OBr la lumière solaire. Il en est de même encore quand on veut fnduire les phénomènes de diffraction et de polarisation chro- Ittque dont nous devons nous occuper plus loin.
Quelquefois il faut atténuer la chaleur de cette lumièie pour libelle n altère pas les petits objets qu'elle frappe ; alors on met jpi dedans de la boite, entre les charbons et la lenûlle x une WÛs6e lame d'eau contenue dans un vase rectangulaire ayant l^l. de ses faces formées avec des glaces minces et parallèles. 1 Parmi les expériences les plus curieuses on peut citer celles qui ï l(mtsur le foyer de lumière lui-même, amplifié comme objet kuQcroscope solaire. On voit de cette manière le transport des tf loiécules pondérables entre les deux polos opposés (Fie. 12); et *foQ prend pour pôle positif une coupelle de charbon dans ■iMe on place successivement un petit bouton des diverses
substances à essayer, platine, or, argent, etc. (Fie. 1 1), on Toit ces globules se fondre , se vaporiser , donner des flammes de divena couleurs, etc.; on peut même par la décomposition de ces lumières , au moyen d'un prisme , étudier aisément les élémems qui les composent , et les raies magnifiques qu'elles présentait presque toujours très-éclatantes par opposition à celles de la hmière solaire que nous avons décrites précédemment (n* 99),
117. Microseope composé. — Prinelpes de la eoMstiacika du mieroseope eomposé. — Le microscope composé est destiné, comme le microscope simple , à faire voir la forme , la stmctae et tous les détails des objets très-petits. On Tappellc microscope dioptrîque , catoptrique ou catadioptrique , suivant que les amplifications y sont produites par la réfraction , par la riflexum^ ou par la réflexion et la réfraction réunies. Nous nous occtqpfr* rons particulièrement ici du microscope dioptrique , parce qui est à la fois le plus utile et le plus répandu.
Les dispositions très-diverses que Ton a successivement dounées à cet instrument reposent en dernier résultat sur les des principes suivants :
1** Les objets que Ton veut soumettre à Texpérience se phcent au-devant d'une lentille convergente 6, et un peu H delà de la distance focale principale (Pl. 35, Fig. 8). Ce!» lentille simple ou composée , achromatique ou non achromali- (jue, se nomme la lentille objective ou Y objectif du microscope.
2** Les images réelles et amplifiées que donnent les objets, â une distance plus ou moins grande derrière l'objectif, sont regardées avec une lentille convergente c qui fait l'ofiSce d'u» loupe. Cette seconde lentille , qui peut aussi être simple « composée, achromatique ou non achromatique, se nomme h lentille oculaire ou Y oculaire du microscope.
Ainsi, tout microscope dioptrique est essentiellement compe* d'un objectif et d\m oculaire, et le grossissement définitif estt produit des grossissements qui résultent de chacun de ces ten* ou de chacun de ces systèmes de verres. Si l'objectif grossit, J* exemple, 5 fois en diamètre, et l'oculaire 10 fois, le grossisif ment sera 50 en diamètre, et par conséquent 2500 fois en i face; il serait 1000 fois en diamètre, et 1000 000 defobcl surface, si les amplifications de l'objectif et de roculaîre étak* respectivement 100 et 10, ou 50 et 20, ou 40 et 25, etc.
En ne considérant que ces principes fondamentaux du ïïxt
CHAP. V. — MICROSCOPE COMPOSE. Î4!t
icope , il serait facile d'en calculer en même temps les diisions et les effets. Supposons , par exemple , que Tobjectif S millimèlres de distance focale principale , et Toculaire 20 : [et étant placé à ~ de millimètre au delà de la distance foprincipale , son image réelle se formerait à 255 millimètres, 'amplification de Toculaire serait 40 ; pour un objet de ■— de Ibonètre de diamètre, Timage aurait donc 4 millimètres d*éiue. Elnsuite, pour regarder cette image avec Toculaire, il drait placer celui-ci à 18°^°*, 62 au-devant de Tirnage (en supant une Tue moyenne de 10 pouces ou 270 millimètres), et I aurait encore un grossissement de 14,5 ; ce qui donnerait un s&îssement définitif de 40X14,5 = 580 : dans cette hypose, l'instrument devrait avoir une longueiu* de 255 -f- 18,62 = J—,62.
ivec le même objectif et le même oculaire on pourrait obted'autres amplifications, moindres ou plus grandes, suivant t Ton placerait lobjet à des distances plus grandes ou moins au-devant de l'objectif; mais en même tempÀ il faudrait rroir raccourcir ou allonger Tinstrument , c'est-à-dire dimisr ou augmenter la distance des deuiL verres , car le lieu de oage réelle se rapprocherait ou s'éloignerait de l'objectif. L'instrument dont nous venons d'indiquer la théorie est le croscope dioptrique dans toute sa simplicité , ou plutôt dans [te son imperfection , et tel qu'il sortit des mains des premiers enteurs, vers 1620; mais, depuis cette époque, on y a fait de mbreux changements. M. Âmici, de Modène, est parvenu, r d'heureuses recherches , à lui donner enfin , il y a quelques nées, un degré de perfection qui laissait peu à désirer; et . Ch. Chevalier, profitant de ces recherches, en a varié avec ocès la disposition pour l'approprier à tous les genres d*obrraiion. Nous décrirons donc de préférence le microscope de -Ch. Chev?lier.
118. Le microscope composé est représenté au quart de graueor natureUe (Pl. 35, Fig. 9). L'objectif est en &, Toculaire i c ; le faisceau de lumière par lequel on voit l'objet s'élève l'abord verticalement, mais , au moyeu d'une réflexion totale sur lijpoténuse du prisme r (Fig. 8), ce faisceau est renvoyé hori- •owalement vers l'oculaire , ce qui permet à l'observateur de •^ûdre une position commode, soit pour varier ou prolonger ** expériences, soit pour dessiner les images qu'il aperçoit-
Voici , maintenant , la disposition des diverses pièces et leur mécanisme.
1" Objectif. — L'objectif se compose d'une, deux ou trois lentilles achromatiques , dont les distances focales principales sont de 8 à 10 millimètres; elles portent les n*" 1 , 2, 3; on peut employer la lentille n^ 1 seule , ou les lentilles n* 1 el n* 9, avec Tattention de visser la première sur le tube, et la seconde sur la première ; ou les lentilles n® 1 , n® 2 et n® 3 , avec Tatlention de conserver encore leur ordre naturel en vissant le n* 3 sur le n^ 2. Dans le premier cas , on a le moindre grosrissement| et Tobjet se trouve le plus loin possible de l'objectif; dans le second cas, le gi*ossissement est plus fort, et l'objet plus pits; enfin, dans le troisième cas, te grossissement est plus fort encore, et l'objet se trouve amené à une très-petite distance de l'objectif.
2" Oculaire. — Pour chacune des combinaisons de robjecdf, on peut adapter à l'instrument l'un des six oculaires qu'il porte sous les n*" 1, 2, 3, 4, 6 et 6. Les quatre premiers sont construits sur le même principe ; chacun d'eux se compose de deos veiTCs plans convexes, dont la convexité est tournée du côté de l'image ; entre ces verres , et au point précis où vient se Ibire l'image réelle de l'objet , se trouve un diaphragme dont l'ouvcr^ turc est convenablement déterminée ; dans cette ouverture on place ordinairement, à angle droit, deux fils très-fins qui servent de micromètre. Les oculaires n® 5 et n" 6 sont de amples loupes d'un foyer très-court.
3** Ajustement et éclairage des objets transparents. — Les dl>jets transparents doivent toujours être placés entre deux lames de verre , et on les mouille d'ime goutte d'eau pure pour qu'îb soient complètement environnévS de ce liquide. Ces lames en général se maintiennent d'elles-mêmes à une distance convenable sans altérer l'objet. S'il arrive, dans quelques occasions, çie l'objet doive être simplement placé à sec sur une lame transparente , on peut bien encore l'observer avec le même grossissement , mais son image est toujours moins claire et moins distincte. î^ système des lames se place sur l'ouverture v do porte-objet , et la pièce rf, qui s'élève ou s'abaisse à frottement) sert à les maintenir et à les presser.
Le miroir (H)ncave m rassemble la lumière des nuées ou ceBe d'une lampe poiu la concentrer sur l'objet. Le diaphragme mo-