‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologie (volume 3)Chapitre 87 sur 297 · CHAP. Y. — MICROSCOPE COMPOSÉ. S · texte numérisé non relu

CHAP. Y. — MICROSCOPE COMPOSÉ. S

bile /"sert à modcrer Téclat de la lumière ; on le fait tourner

^us ou moins pour amener celle des ouvertures qui convient le

mieux à l'objet qui est soumis à l'expérience : en général , les

corps très-minces et très-transparents exigent une lumière moins

éclatante. Au-dessous du diaphragme se trouve encore un verre

dépoli, que l'on tourne de manière à recevoir le faisceau lors-

^'on veut employer la lumière solaire ou celle d'une forte lampe.

Enfin , l'objet est amené près du foyer au moyen d'un pignon

dont le bouton est en /?, et la vis micrométrique p' sert à le

■lettre exactement au point.

4" Ajustement et élaircige des corps opaques, — Les corps opaques doivent être placés sur un très-petit disque de verre ■ûir collé sur une lame transparente, et mis ensuite sur le portedbjet : alors , pour les éclairer, on peut se servir ou d'une lentille ou d'un miroir, ou de ces deux moyens réunis.

6* Moyens de parcourir le champ. — H y a pour cela deux iris micrométriques ^ et ^ : la première sert à pousser en avant oa à retirer en arrière le char du porte-objet et tout ce qu'il iporte ; la seconde sert à le faire marcher latéralement de droite â gauche ou de gauche à droite. Au moyen de ces deux moulements combinés on peut parcourir toute l'étendue de l'objet dans un sens ou dans l'autre sans perdre de vue son image. 6* Grossissement» — L'un des meilleurs moyens de déter- . mmer la force amplifiante du microscope est d'employer une ' diambre claire qui s'adapte à l'oculaire dont on fait usage, afin I de voir en même temps un micromètre de verre mis au-devant > des lentilles comme objet, et une règle divisée nûse dans la * forûcale de l'oculaire à une distance convenable : l'image amiKfiée du micromètre se projette sur la règle, et l'on peut lire aisément le nombre des divisions qu'elle y occupe. Dans ce microscope , les combinaisons d'objectifs et d'oculaires qui ne grossissent pas plus de 500 fois en diamètre , donnent des images d'une netteté remarquable. Les combinaisons qui portent le possissement à 1000, 2000, 3000 ou 4000 fois, donnent des images un peu confuses.

Quelquefois, on se contente de mesurer le grossissement ou plutôt la grandeur réelle des objets au moyen des vis micrométriques k et q dont nous avons parlé ; ces vis ont un pas trèspetit et déterminé d'avance ; en outre, leurs tètes sont divisées, en aorte qu'il suffit de voir dé combien de tours ou de fractions de

tours il faut tourner pour faire passer un objet d'un côté à l'autre du fil micrométrique de l'oculaire , dont la dispositîoo est indiquée plus haut.

Ce microscope peut être placé verticalement. Il suffit pour cela de dévisser le prisme , de mettre les lentilles dans le pro* longement du tube , et de faire tourner celui-ci autour du genou ^; on peut même , au moyen du second genou jz', rendre la pièce z£ verticale, mettre le tube horizontal, et observer sur le porte-objet, qui est alors vertical. Enfin, le même instrumeoi prend avec la plus grande facilité la disposition convenable po«: les observations chimiques : pour cela on tourne la pièce fcy qui tient au tube par un mouvement de baïonnette , et on hÉ donne la position indiquée dans la figure 10; sur le porte-objdi se dispose un petit verre de montre contenant la dissoludcNI« soumise à l'expérience; un miroir ni! sert à l'éclairage. '^

La figure 1 1 représente le microscope catadioptrique^ dont iÉ théorie est indiquée dans la figure 12. L'objet est en v>'\ un pelil miroir plan m' renvoie les rayons sur le grand miroir métalliqut concave w, d'où ils reviennent former une image réelle qtt s'observe avec les oculaires ordinaires.

Nous avons réuni dans la planche 37 les découvertes les phi remarquables et les plus récentes qui ont été faites au mojci; du microscope; on en trouvera la description dans le chapiti*i suivant.

119. Détermination des indices de réfraction des liqolëflft et des corps mous translucides au moyen du microscope. ^- Supposons que Ton ait formé avec deux substances difTéi-cnlcs, ayant des indices de réfraction // et //', des ménisques plan^ concaves de même rayon r : on sait que les distances focales principales f et f de ces ménisques seront :

/•=7^. r = ,7^; d'où «'=n-(„l)^;

ce qui donnerait n au moyen de w, si Ton coimaissait le rapf

Pour former des ménisques de diverses substances qui soie»* tous plans concaves et de même rayon de courbure , il suffit ^ placer un fragment de ces diverses substances sur un verre pl^ à faces parallèles, et ensuite d'exercer une pression avec u«^

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