CHAP. V. — MICROSCOPE COMPOSÉ
ntiUe convexe , au point que le sommet de la couyexité touche resque la surface du plan.
Or, si, pour faire cette expérience, on prend la lentille objecire d'un microscope, et qu'on la reporte ensuite à Tinstrument our faire successivement trois observations sur un objet quelonque , la première avec la lentille seule et isolée , la deuxième mec la même lentille et un ménisque d'eau , et la troisième avec imème lentille encore et un ménisque d'une substance quelnuque , de cire par exemple , on pourra facilement en déduire Bidice de réfraction de la cire. En effet , soient b^ V et V ^ la faunce de l'objectif à l'objet dans la première, la deuxième et la iDÎsième observation ; soient 9, 9' et 9" les distances focales prinlipaks de la lentille objective seule, de la lentille objective avec t ménisque d'eau , et de la lentille objective avec le ménisque le cire , soit enfin m la distance à laquelle l'image se forme derîère Fobjectif , distance qui reste la même dans les trois cas. On icfidemment, pour la première et la seconde observation :
Mais 9' étant la distance focale principale du système lentille A ménisque d'eau, il est clair que, si l'on mettait un point luniima à une distance h\ au-devant du ménisque d'eau seul , le )oiut lumineux formerait son image à une distance cp; et, puis- |Be nous avons supposé que /"était la distance focale principale ih ménisque d'eau seul , on aura :
Celle équation, combinée avec les deux précédentes, donne : 1 \ 1
U première et la troisième observation, combinées de la même ■ûmère, donneront pareillement :
floù Ton déduira le rapport cherché ^.
TELESCOPES.
120. La pièce essentielle de tous les télescopes est tm gnmd miroir concave de métal qui est tourné vers l'objet et qui en donne une image réelle et renversée d'après les lois dont nom avons précédenunent parlé (77). Mais , comme il y a divcrw manières d'observer cette image , il en résulte divers instruments que nous allons successivement examina.
Télescope de Gregory* — Le grand miroir concave nml (Pl. 35, FiG. 13) est percé en son centre de figure d'une ouverture circulaire ce' , Les rayons incidents IF vont former en i/ une image réelle et renversée de l'objet ; cette image tombe wdevant du petit miroir concave p, à une distance un peu jds grande que la moitié du rayon ; alors elle devient comme tm objet , et donne naissance à une seconde image redressée , qoi est renvoyée dans l'ouverture ce' ;* là, un oculaire la reçoit pour l'amplifier encore, et l'œil la regarde en o; une grande vis i»', dont le bouton est b , sert à à éloigner ou à rapprocher le ni-' roir V , suivant que l'objet qu'on observe est plus près ou ph» loin.
Téleseope de Gassegraiii. — Au petit miroir concave P db Gregory, Cassegrain substitue un petit miroir convexe x (Fie. l4) qui doit recevoir les rayons ai'atit qu'ils aient formé l'image réelle de l'objet : alors les rayons sont non- seulement réflédiiiy mais leur convergence est diminuée, et Timage réelle et renTcrséc vient se former au même lieu que la seconde image du télescope de Gregory; là elle est reçue sur Toculaire, et \<A l'observe comme dans le cas précédent.
Télescope de iVeiftton. — Au lieu d'un petit miroir coiiai* ou convexe, Newton emploie un petit miroir plan />(FiG. 15) qui reçoit le faisceau sous un angle de 45° pour projeter Timajc réelle latéralement sur un oculaire semblable aux précédents.
L'invention du télescope remonte à Tannée 1663, elle est due à Gregory, d'Aberdeen ; il est présumable que Newton en an» connaissance, lorsqu'il fit lui-mcmc en 1666 construire son télescope, d'un système un peu différent; la modification apportée par Cassegrain date seulement de 1672, son seul avantage estde réduire la longueur rie l'appareil d'une quantité égale au doubk de la distance focale du petit miroir. Le télescope de GregoiJ
CHAP. V. — TÉLESCOPES. 25f
st le seul qui ait rendu des services à rastronomie pendant à «u près un siècle, jusqu'à l'instant où W. Herschel réussit à xmstraire lui-même des télescopes d'une dimension colossale , |iii deraient hii permettre de pénétrer dans le ciel à des probndeuTS incomparablement plus grandes. Le système newtonen était le seul qui pût se prêter arec avantage à ces constructeDs gigantesques , parce que le grand miroir reste entier , sans onYerture au milieu , et parce que l'observateur peut se placer où bon lui semble. Le plus puissant des télescopes de W. Heridiel fut achevé vers 1780; le réflecteur a plus de 4 pieds k diamètre (49 pouces | ou l™,2ô), la longueur du tube est de |KS de 40 {Meds (39 pieds ou 1 1",90) et son diamètre de près de I pieds (58 pouces ou 1",50); le miroir seul, de 9 centimètres f^paisseur, pèse environ 1000 kilogrammes. De telles masses se ftuiœuvraient cependant facilement, parce qu'elles étaient étapes sur une vaste plate-forme de chêne de 50 pieds de diaiKlre, tournant elle-même sur une solide plate-forme de pierre ■ moyen d'un axe central et de 20 galets métalliques. Dans les ikervations voisines du zénith, le tube étant presque vertical, le ■iroir en formait le fond et reposait directement sur la plateime mobile; là était le point d'appui de tous les mouvements Urticaux du tube ; quant au mouvement latéral il s'obtenait par h rotation de la plate-forme elle-même. Après quelques essais, W. Herschel reconnut qu'il fallait supprimer le petit réflecteur ée Newton, et adopter ce qu'il appelle la i^ue de front ^ ce mode ttmsiste à faire venir l'image réelle à la bouche même du tube , ■on pas dans l'axe, mais près du bord , et à l'observer là directanent avec des oculaires convcDables (voy. plus loin n® 125 Il disposition des oculaires, qui est à peu près la même pour les lAescopes et les lunettes); ainsi l'observateur, par d'ingénieux ftoyens mécaniques, est suspendu au sommet du tube, et le haut fc sa tête n'arrête presque aucun des rayons qui vont au réfccteur, dont le diamètre est à dessein moindre que celui du lÉe. Avec des oculaires simples , analogues à des lentilles de >imMcope, d'un court foyer, W. Herschel obtenait des grosfefiements de 6000 et même de 6450. D'autres télescopes de tD piecis de longueur se trouvaient pareillement à l'observatoire 4Slough, et M. J. Herschel, avait emporté l'un de les appawi au cap de Bonne-Espérance , dans le voyage qu'il a entrefmde 1834 à 1838 pour aller étudier le ciel de Thémisphère
austral. C'est à bon droit que le télescope newtonien est maintenant appelé télescope herschélieu.
Parmi les grands appareils modernes de ce système on doit citer celui de lord Ross, en Irlande, et celui de M. Lassell près de Liverpool, qui ont servi l'un et T autre à des découvertes récentes d'un très-haut intérêt (voy. chapitre vu).