LUNETTES
Toutes les lunettes se composent d'un objectif et d'un oculaire. L'objectif est destiné à recevoir la lumière des objets et à la concentrer pour former en son foyer des images réelles efc renversées tout à fait analogues à celles qui viennent se peindra sur le tableau de la chambre noire ; l'objectif doit donc èti^ parfaitement achromatique pour que les images soient nettes eK sans couleur ; par conséquent , il doit toujours être composé tM moins de deux substances inégalement dispersives : l'une travaillée en lentille convergente , l'autre en lentille divergeait» Dans les lunettes ordinaires , ces lentilles sont conliguës ; dai0 les lunettes dialithiques^ on conserve entre elles un espace phP ou moins grand , ce qui permet de donner à la seconde lentiDa bien moins de largeur qu'à la première. La composition de l'ocu— laire est bien plus variable que celle de l'objectif : il se réduit im une simple lentille divergente dans la lunette de Galilée ou /•— nette de speetacle ; il se compose Xime ou de deux lentillem coni>ergentes dans la lunette astronomique ; enfin, il se composa de quatre lentilles com>ergentes dans la lunette terrestre.
Dans toutes les lunettes , la position de l'oculaire par rappor* à l'objectif se détermine par ce principe , que les rayons du» même faisceau, c'est-à-dire, ceux qui sont émis par un même point de Tobjet , doivent être sensiblement parallèles entre ca^i lorsqu'ils sortent de loculaire. Ce principe n'est pas rigoureusement vrai, puisque la vision distincte ne peut s'accomplir quC par des rayons plus ou moins divergents , suivant que l'organC est myope ou presbyte ; mais il est sufllsamment approché pour donner une idée très-nette des phénomènes.
121. Lunette de Galilée ou lunette de spectaele. — Soient a h position de l'objectif (Fie. 16), et /"sa distance focale principale : s'il n'y avait pas d'oculaire, un objet très-éloigné formerait son image en tf à une distance f derrière Tobjeclif;