CH. I. PROPAGATION DE LA CHALEUR
ine pile thermo-électrique analogue à celle que nous ODS décrite (i*** voLj n" 2649 J^g» 4^9 ^^ 46o), et d*un iltiplicateur très -sensible. La pile /?, soigneusement îrcie aux deux bouts avec du noir de fumée, doit être mtée sur un pied {fig. 346) et mise à l'abri des courants lir et du rayonnement latéral au moyen des étuis a ou ; celui-ci sert aussi comme réflecteur pour concentrer r la pile un plus grand nombre de rayoïts de chaleur. ; galvanomètre ou multiplicateur est représenté dans la lire 347 : le fil de cuivre qui le compose a environ deux m de millimètre de diamètre, et 7 ou 8 mètres de lonleur; il fait sur le cadre de métal quarante tours, qui nt symétriquement disposés de part et d'autre de la ligne ayenne sur une largeur de 4 centimètres. Les aiguilles, en choisies , aimantées et compensées avec soin , sont es entre elles, comme le représente la figure 347 ^^i ir système est suspendu à un fil de cocon au sommet \ la cloche c, au moyen de l'ingénieux mécanisme e^ qui amet de l'élever ou de le baisser à volonté en tournant boutony (yig'. 347)* Les extrémités du fil du multiplicaor correspondent aux deux trous i/i, /t. Après avoir posé ippareil sur un support solide à Fabri de toute vibration, KToir mis de niveau pour que le fil de suspension soit i centre du cadran divisé , et Tavoir dirigé dans le mérîen des aiguilles, il ne reste plus qu'à établir sa commuicalion avec la pile , ce qui se fait au moyen des spires itensibles^, A, dont les chevilles terminales se plantent ins les trous j; , / de la pile, et m, n du multiplicateur. lors, la moindre différence de température qui existe itre les extrémités noircies de la pile se manifeste par ae déviation des aiguilles qui se lit sur le cadran divisé. •n doit distinguer ici la déviation impulsive ex. la déifiation ifiiîiUvêf c est-à-dire, le maximum d écart que Taiguille tteint par son premier mouvement d'impulsion, et l'écart u elle s arrête après une série d'oscillations. M. Melloni a
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très-habilement saisi les rapports constants qui existent entre elles, et qui permettent de déduire Tune de l'autre, lorsqu'on a préalablement dressé une table de ces rapports pour chaque appareil. II en résulte un grand avantage; car, en observant les déviations impulsives, une expérience ne dure que lo ou 13 secondes, tandis qu'elle devrait durer plusieurs minutes s'il fallait attendre l'équilibre. Quant au rapport qui existe entre la déviation définitive et la différence de température des soudures de la pile, on peut aussi Tobtenir aisément, sinon d'une manière absolue, au moins d'une manière relative; car M. Melloni ayant constaté, par des expériences analogues à celles que nous avons indiquées (t. l*', n" a6i\ que, dans les piles de bismuth et d*antimoine, l'intensité du courant est proportionnelle à la diflérence des températures des soudures, tout se réduit à chercher le rapport qui lie les intensités du courant aux déviations de l'aiguille : pour cela, M. Melloni prend deux sources constantes de chaleur, par exemple , deux lampes fie Locatelli ; il les dispose sur l'axe de la pile , Tune à droite , lautre à gauche , et il les fait agir successivement en ôtant ou en remettant les écrans qui arrêtent leur action calorifique. Les distances sont choisies pour que l'une donne, je suppose 4o* de dé-
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; mais, pour a5, 3o)35, 4o ^4^* ^^ déviations obser^ f la (leuxièiiie colonne de la table donne %j^ 35, 47> ^^ }*• Cependant, par divers artifices ingénieux^ M. Mela eu général réduit toutes ses observations à ne pro» a que des écaits inférieurs à 3o*.
aérait difficile d'estimer directement, sur Tappareil néme, à quelle différence de température correspond déviation d*uu demi*degré , qui est très*facilenient irvable : mais Ton y parviendrait aisément par le calcul, nnstruisant une pile dont les éléments , de dimension sue, fussent assez longs pour que les soudures pussent maintenues à des températures fixes , observées avec lODS thermomètres centigrades. 11 suffirait, pour cela, ipliquer les principes que nous avons développés (r. I, VI, Electro-magn.) sur les intensités des courants. A Dons reprenons maintenant Texpérience des miroirs, mettant au foyer du second l'un des appareils que nous kons de décrire, et au foyer de Tautre un corps quelique d'un ou deux décimètres détendue , il nous sera ile de constater que ce corps exerce toujours instanta- BMQt une action calorifique, pour peu que sa températ surpasse la température ambiante. Ce petit excédant température est la seule condition du succès de Texpénœ. Donc, si Ton opère dans un air qui soit à quelques fié au-dessous de zéro , un morceau de glace donnera la chaleur au foyer du second miroir, et, si l'on opère 5* aiirdesious de zéro, comme on pourrait le iaîredans régions boréales , un morceau de mercure congelé et idanl donnera de la chaleur au foyer du second miroir, oc enfin, tout corps a un pouvoir émissif, quelque froid il soit.
Foutes les expériences, excepté la combustion de lama* 0, pourraient se faire avec un seul miroir , au foyer du- •1 on meurait lappareil thermométrique ; on peut même passer de miroir lorsqu'on emploie le thermo-multipli-
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cateur ; il suffit alors d ajuster Tétui conique b sur le bout de la pile qui doit recevoir laction de la chaleur.
472. Pouifoir absorbant. — Tout corps a un pouvoir absorbant qui est aussi en action continuelle pour réparer les pertes dues au pouvoir émissif. Cette proposition est de toute évidence pour les appareils dont nous venons de faire usage, car ils ne s*échauffent au foyer du second miroir que parce qu'ils absorbent la chaleur émise par le corps chaud du premier miroir; mais elle doit s étendre à tous les corps indistinctement ^ car totjs ces corps s'échauffent au soleil f et tous sans exception prennent une température plus haute que la température de Tair; ce qui çst bien une preuve que ce n'est pas Tair qui les réchauffe. Il y a p!u$^ lou§ les corps froids se rëohautlent aussi dansun« enceinte vide où ils sont suspendus; donc, ils absorbent de la chaleur émise par les paroi^^ de Tenceinte, Nous ver TOUS tout à rheure que le pouvoir absorbant peut, comme le pouvoir émissif, varier d'un corps à l'autre dans des limites asse:^ étendues; mais il ne peut, non plus que lui, cesser d exister ni cesser d agir,
473, Poiwolr rêflèckissatiL — * Les cotps ont en général un pouvoir réfléchissant par lequel ils renvoient, sans Vabsorber, une portion plus ou moins grantle de la chaleur
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l^etite quand Vautre diminue^ et, pour que le pouvoir lëchîssant fût nul , il faudrait que le pouvoir absorbant
total , ce qui n'arrive , comme nous le verrons , que nr Itîs surfaces soigneusement recouvertes de noir de née : au contraire, les surfaces métalliques polies ont un ind pouvoir réfléchissant et un fisiible pouvoir absorbant. I notions générales vont nous servir à établir les princi- I fondamentaux de la chaleur rayonnante. 474. Principe de ^équilibre mobile de température. — ocevons une enceinte fermée de toutes parts; suppo- DS , pour plus de simplicité, qu elle ait la forme sphérile , qu'elle soit vide, et que tous ses points aient au même igré le pouvoir de réfléchir, d émettre et d absorber la •leur. La surface extérieure de cette enceinte étant mainnoe d'une manière quelconque à une température inva- ■ble et uniforme pour tous les points, la surface intérieure im la même température avec la même invariabilité et la (Ame uniformité. L'équilibre aura lieu dans toute Téten- Re de Tenceintc , quelle que soit sa grandeur : qu elle ait R mètre de diamètre, ou qu'elle ait un million de lieues, ftla posé, on peut concevoir l'équilibre de deux manières : dernièrement, on peut imaginer que la surface intérieure t perdu sa faculté rayonnante, que chacun de ses points Snette rien dans l'espace vide et ne reçoive rien ^ que Kit enfin reste dans le même état, et que le calorique MX immobile ; secondement, on peut admettre que , mal- « l'équilibre, la surface intérieure conserve encore sa suite rayonnante, que chacun de ses points émette dans Us les sens des rayons dans le vide et qu'il en reçoive MX dans tous les sens , que tout change enfin à chaque Rtant, et que le calorique soit sans cesse en mouvement
la température sans cesse en équilibre. Cette seconde
^pothèse, énoncée pour la première fois par M. Prévost,
s Genève, est ce qu'on appelle le principe de V équilibre
obile de la chaleur ; ce principe, défini rigoureusement