CHAPITRE II. GALOItlM£THI
Od aurait pa s'attendre i voir les quantités de chaleur données par les composés , toujours moindres que celles des élémentSi car s*il se dégage de la dialeur lorsque le carbone se combine avec l'hydrogène ou avec Vazote, il devrait y avoir de la chaleur absorbée lorsque ces éléments se séparent pour se .porter sur l'oxygène. C'est le contraire que l'on observe : les composés donnent presque tooîours plus de chaleur que les éléments ; ces excès sont suitoiit considérables pour l'essence , Tétber et le cyanogme; ici| la formation de l'acide nitreux y contribue sans douta; peut*étre dans les autres combustions y a-t-il aussi des produits analogues : c^est un point qu'il importerait de bien établir.
Oxyde de carbone. — Lorsqu'un corps est susceptible de se combiner avec plusieurs équivalents ou plusieurs atomes d'oxygène, on peut concevoir que le phénomène s'accomplisse de deux manières : ou que le corps arrive immédiatement au maximum d'oxygénation , ou qu*il y arrive successivement, en prenant d'abord le premier atome pour former un premier compoâé| puis le deuxième atome, puis le troisième, etc.t.. Dans les deux cas, le composé définitif étant identique à lui-même, il en résulte que la somme des quantités de chaleur dégagées dans le second mode, doit Atre égale à la quantité de chaleur dégagée dans le premier; du moins, si l'on lient compte de toutes les circonstances, et surtout des états divers dans lesquels se trouvent ou les éléments, ou les composés successifs. Mais il sç présente ici une question importante : c'est la question de savoir si l'union des divers atomes est accompagnée des mêmes dégagements de chaleur. Malheureusement il y a peu de combinaisons sur lesquelles on puisse faire des recherches de cette nature; mais le carbone est du nombre, et les résultats qu'il présente sont remarquables : en effet, i litre de vapeur, en se combinant pour donner de Facide carbonique, donne 3929 unités de chaleur \ i litre de vapeur de 11. , 3cj