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nous devons njotiter ieî que rinfluence des saisons syr l*hi:^ure précise et sur 1 étendue de ces Vîtriatîons n est pas également bien constatée pour tous les points de eet h**- Tnisptière. Il fout encore de longues séries d obseiTntions pour démêler en chaque lieu toutes les forces qui cou courent h ce phénomène. Cependant, une question imporUiiite paraît être résolue par les travaux de divers expérimentateurs, et surtout par ceuît des officiers de la f^énm; c'eâl la question de savoir si les variations diurnes sont les mêmes sur les cotes orientales et sur les côtes occidentales d'un même continent. On comprend quily a là une donné*î essentielle pour l'explication du phénomène; car il y a une telle haison entre le mouvement du soleil et les mouvements diurnes de raiguille, qu*il eiU été assez naturel de rapporter ces derniers à quelques changements de (empérature dans les couches superficielles du sol; et, comme les eaux et les continents se trouvent à cet égard dans des conditions tout à fait difterentes, les aiguilles placées sur les côtes orientales et occidentales ne pourraient guère, san^ doute, présenter les mT-mes vnriations. Or, les officiers (le la Venus ont obstTvé à Pctropauloskoi , sur la côte occidentale (lu Kaîntschatka^ quant aux heures et aux amplitudes, les mêmes niouvenienrs diurnes qu'on aurait observés sur la cote orientale. L'inégale distribution delà chaleur, à droite et à gauche du méridien magnétique, ne paraît donc pas exercer une influence sensible* siu' les variations diurnes de l'aiguilie aimantée.
Les mêmes officiers ont aussi constaté dans l'hémisphère austral, au Callao, sur les cotes du Pérou , un fait important, déjà signalé par JM.(iay, et mis par lui tout a lait hors de doute sur plusieurs points de la côte du Chili , et particulièrement à Valdivia, par une année entière d observations. Dans ces parages , l'aiguille a , pendant le jom, trois temps d'arrêt , ou une double oscillation : \e matin, elle marche à Test; dans le milieu de la journée, elle re-
trograde vers l'ouest, puis, dans la soirée, en partant de trois ou quatre heures de l'après-midi , elle reprend son mouvement vers Test. (Comptes rendus j t. II, p. 33o, et t. II, p. Sap.) Aucun phénomène pareil n'a été obsenré, jusqu'à présent, dans Thémisphère boréal.
Avant que ce fait fftt bien établi, on avait pensé que les variations diurnes australes étaient analogues aux variations boréales pour les heures et les amplitudes, mais contraires pour le sens du mouvement ; et l'on était ainsi conduit à cette conséquence , qu'il devait exister quelque part dans la zone équatoriale , soit près de Téquateur terrestre, soit près de l'équateur magnétique, une ligne sans variations diurnes, car il est impossible de passer d'un mouvement à un mouvement contraire sans un point de repos. Maintenant, sans perdre de vue cette conséquence, il faut chercher cette ligne de repos , si elle existe , ses déplacements annuels ou séculaires, si elle en offre; mais en même temps il faut examiner l'étendue et les limites géographiques de ce mouvement diurne à double oscillation, en constater toutes les circonstances par rapport aux saisons et aux conditions géologiques et hydrographiques, et chercher enfin s'il ne serait pas lui-même un mode particulier du passage de l'hémisphère boréal à l'hémisphère austral , sur une certaine zone dont il faudrait déterminer la position par rapport à l'équateur terrestre ou a l'équateur magnétique.
On voit que les variations diurnes ne présentent pas à nos recherches un sujet moins vaste que les déclinaisons elles-mêmes , et que ce sujet se complique de circonstances nouvelles très-extraordinaires.
Quant à la cause qui produit ces mouvements , on ne sait pas , jusqu'à présent , si elle est une force secondaire ou perturbatrice mise en jeu accidentellement sous l'influence de la chaleur, de la lumière ou du rayonnement solaire, ou si elle est la force magnétique elle-même;
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éprouvant iniégialementi dana la dîj^ection et son inten* sîtê, des modificatiotis journalières qui chaDgeiii përiodiquement ses effets sur rhëinîsphère ëdaiië de la terre: car les aiguittes peuvent bien éprouver des periurbattuna pendant la nuit ; mais eu général eUes n éprouTetil pai des variations ausâi sensibles , ^umi régulières que pendant le jour* Nous devons remarquer toutefois «juè cette distinct ioo ne s'applique i>us également à touteî^ les tlicki* ries du magnétisme terrestre, puisque dans la théorie dm courants^ soit profonds, soit superficiels^ la cause pertur« batricese confondrait aisément avec la cause générale*
Les variations dtumeii sont particulièrement uffeclées par les aurores boréale§ ^ comme nous le verrons ^ Vl \ mais il ne parait pas que les tremblements de terres qui agissent quelquetbis sur la déclinaison elle-niême| ptu^s^iit déianger k régularité du mouvement diurne âulrtoitm que par une simple action mécanique* Ce fait a été itneore confirmé récemment dans le voyage de /a lénus, puisque la niarcbe diurne de laiguitie n'a pis été altén^e à Aca^ pulcoy sur la côte occidentale du Mexique , par les tremblements de terre fréquents qui se faisaient sentir à une assez petite distance sur tt)nte la côte orientale.
§ III. Inclinaison.
543. L'inclinaison semble avoir, pour chaque point de la terre, un mouvement progressif comme la déclinaison j mais, d'après le tableau que nous avons donné pour Paris (tome I) , on voit que rien encore ne send)\' indiquer que ce mouvement approche du terme où il doive st- ralentir sensiblement, soit pour rester stationnaire , soit poui* devenir rétrograde. Il n'y a guère qu'un demi-siècle que Ton sait observer linclinaison avec une exactitude suffisante, et dans cet intervalle elle a été irrégulièrement, mais à peu près continuellement, décroissante à Paris, sans qu on oh-
serre à cet égird une différeitoe sensible entre les dernières années et les années antérieures.
Ce que nous avons dit de la déclinaison s applique à [^inclinaison. Ce n*est pas en considérant ce qui arrive à Paris ni même en Europe que Ton peut arriver à quelque déluctiou importante pour la science. Les phénomènes du magnéfisme, comme ceux de la distribution de la chaleur, lu mouvement de latmosphère et de Téquilibre des eaux, ippartiennent essentiellement au globe entier de la terré. Sur ces sujets , les observations locales faites avec la plus scrupuleuse assiduité pendant de longues suites d'années^ ne peuvent être considérées, en dernier résultat, que comme lespoints lumineux imperceptibles, qui doivent être accunulés et pressés en nombre infini pour donner une lumière tensible. Il faut donc multiplier de toutes parts des séries l*observations séculaires avant de hasarder sur les lois de :es phénomènes des conclusions qui seraient prématurées ; [nais comme il n'y a guère d'espoir que tous les pays, même m ne comptant que les plus civilisés, puissent concourir ivec le même zèle ou le même succès à des recherches de :ette nature, il est bon de suppléer, par des mesures ex* pédidves, aux données qui manqueront infailliblement sur un grand nombre de points. C'est par ces considérations {ue la science attache une importance particulière à conlaitre là marche des phénomènes dans telles ou telles restions, qui sont en quelque sorte ses lieux de prédilection. Pour le magnétisme, et surtout pour ce qui regarde Titiclilaison et Tintensité, les régions importantes sont celles de 'équateur magnétique et des pôles magnétiques. On conçoit \n effet que , si Téquateur magnétique était parfaitement M>nnu dans toutes ses sinuosités, qu'il le fût aussi dans tous es déplacements et le^ déformations qu'il éprouve d'une îpoque à une autre; que la situation des deux pôles nagnétiques et la loi de leurs mouvements fût de même jne donnée acquise à la science, il suffirait sans doute de
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Connaître l#s variatiotis de riticlinaUon, de la flectinaîsoïi et de rintensité, sur un nombre <le points bien plus restreint ^ pour découvrir eiîlin la lui suivant laquelle s'accomp tissent tous les ch^ingenients ruag^ne tiques que noti& observons,
La direction deTequateitr magnétique a été dëterininé« dans plus de Isi moitié de son cours par un assez grand nombre d'expëriences. Celte portion la phi s étudiée com' prend Tocéan Atlantique, les côtes orieniaie et occidentale de r Amérique et le grand océan équinoicialj jusqu'an i5o' degré fie longitude; puis ^ le grand arcbipel d'Asie depuis Bornéo jusqu au ijS' degré de longiitide orieniaie; mais rintérieur de l^Amérique, toute TAlrique et Tocétii Indien ne présentent encore qu un périt nombre d observations isolées» On voit sur la fignre 4o5 1b trace de la moitié k mieux connue de t'équateur magnétîqut^, sauf la partit? de Focéan Atlantique qui n a pu être indiquée par ce genrt de représentation. Cette carte est dne aussi à M. Duperrey; elle est particulièrement destinée à faire voir la ptïsitiuri géographique des pôles, et le tracé des rourhes qu'on obtiendrait en promenant, à partir de l'éqnatenr terrestre, des boussoles de déclinaison vers chaque p<Me, sous la condition qu'en cliaque lieu le méri(hen magnétique fût le point osculateur delà courbe décrite, ou que la direction de laiguille de déclinaison fut la tangente de cette courbe. Les lignes irrégulières qui ont ('té ainsi obtenues par M. Duperrey, de dix en dix degrés de longitude, ont l'avantage de donner à la première vue une idée générale de la déclinaison ou de la trace des méridiens magnétiques d'un pôle à l'autre. Les autres lignes, qui vont de l'est à l'ouest et qui sont perpendiculaires aux premières, sont celles qu'on obtiendrait avec la boussole d inclinaison , en la promenant, sous la double condition qu'eu chaque lieu l'aiguille d'inclinaison fut verticale, et que le plan de rotation dans lequel elle peut alors se mouvoir, fut le plan
sulateur de la courbe décrite à la surface de la terre. 8 courbes sont en quelque sorte des parallèles magnéues; mais, cependant, la discussion des expériences a fait ir quelles ne sont ni des courbes d'égale inclinaison, ni s courbes d*égale intensité.
Pour déterminer expérimentalement les positions géo« aphiques des différents points de l'équateur magnétique, i se sert de la formule suivante, sur laquelle nous revienonsSV:
tangm = — ^.
i est une inclinaison assez voisine de Téquateur magné- ]ue pour ne pas dépasser aS ou 3o*.
m est la latitude magnétique^ c'est-à-dire Tare compris lire réquateur magnétique et la station où Ton observe nclinaison i, cet arc étant compté sur le méridien magné* jue de la station.
Pour fixer sur le globe ou sur la carte un point de »quateur magnétique, tout se réduit donc à observer au id ou au nord de Téquateur une inclinaison inférieure 3o^, à déterminer soigneusement la longitude et la latiide terrestres du lieu de l'observation, ainsi que sa décliaison , à tracer sur la carte le méridien magnétique corespondant , et à prendre sur sa direction un arc égal à la aleur de m donnée par la formule précédente; l'extrélité de cet arc est Tun des points de l'équateur magnéti- [ue, dont il est facile alors de déterminer les coordonnées :éographiques.
Au reste , pour suppléer a ce que la figure 4o5 ne peut MIS représenter^ je donne dans le tableau suivant, d*après If. Duperrey, de lo en lo degrés de longitude, les diverses Btitudes australes ou boréales auxquelles l'équateur magnétique coupe les méridiens terrestres correspondants )our Tannée 1824*
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