‹ Éléments de physique expérimentale et de météorologieChapitre 189 sur 217 · ia · texte numérisé non relu

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h^s pôles magnétiques ne présentent tlo difficultés cki leur iluteniiination que parce qu'ils Ui Uouvtitl en quelip sorte rejcU's aux exlrciuifc's du uionde daus des rei^ioi inaecevsd)les ou du nioius environnées tles plus iniranilii saisies périls. Cependant le eapitaine Ross a le preini« triomphé de tant d obstacles , et, dans son niéniorah voyaj^e de i83o, il est parvenu à poser sa boussole sur pôle boréal et à uiarcpier exactement la place qu il occi pait alors sur la surface de la terre. C est le point qui e marquésur la ligure 4o5 j sa longitude était à (elteé[)oi|i de [)[)"-'^ -q' îi l ouest du méridien île Paris, et sa latilui de jo'-V-iy". Les observations que le capitaine Ross laites à des longitudes très-diflérentes et presque tout ai tour du pôle ne peuvent laisser aucun doute sur l exact tude de cette detertuination ; il a constatt' à la lois les dei caractères (jui servent à leconnaîlie le [>ôle, la ^crlicali

CUAP. V. 1>U MAGNKTISMIi T£aA£STHK. 803

de Taiguille d'incliDalson dans tous les azimuthsi et Taffole» Vaent de l'aiguille de dédinaison, qui n*a plus alors aucune force directrice.

. Le pôle awstral^ représenté sur la figure 4oS, a été détenuiné, par M. Duperrej, en combinant les obsenrations circumpolaires et en traçant ses courbes méridiennes | comme nous layons dit tout à llieurcOn comprend qu'un résultat ainsi obtenu ne peut pas être à Tabri de toute incertitude; d'après l'opinion de M. Duperrey lui-même, il peut bien être en erreur de quelques degrés, parce que les expériences récentes dans ces parages sont tellement rares, qu'il a fallu recourir à des observations anciennes qui peut-être étaient moins exactes , et qui d'ailleurs ne pouvaient recevoir les corrections convenables pour être ra« menées à l'année 1824.

On a fuit récemment un grand nombre d'observations pour reconnaître si l'inclinaison change avec la hauteur au-dessus du niveau de la mer, et il parait en résulter qu elle éprouve une très-légère diminution : M. de Humboldtra trouvée de 2' pour 260 mètres en opérant à la surface du sol et dans les profondeurs d'une mine, et M. Kupfer a trouvé le même résultat dans son voyage au mont Ëlbrouss. Ce fait n'est pas sans importance, car, s'il est général , conmie on peut le supposer, il conduira sans doute à reconnaître le genre d'iniluence que peuvent avoir les grandes chaînes et les grands massifs qui forment le relief de la terre.

Jj IV. Intensités,

544. Nous avons indiqué (tome I) les moyens qui peuvent être employés pour obtenir l'intensité magnétique de la terre, soit qu*ou veuille avoir l'intensité horizontale seulement, soit qu'on veuille avoir Tintensité toule, c'est-à-dire, celle qui s'exerce suivant l'aiguilk d'in-

804 LIVRK VIII. MÉTÉOROLOGIE.

clinalson abandonnée à elle-même dans le plan du méridien magnétique. Nous devons ajouter que les résultats ainâ obtenus doivent subir une correction dépendant de k température ; car il est bien établi maintenant que, dans le même lieu et au même instant, la même aiguille fait plia ou moins d'oscillations dans le même temps, suivant qu'elle est à une température plus basse ou plus élevée. Cependant, si cet effet de la chaleur est général, ou presque sans exception, il n'en est pas de même de son intensité, qui, dans les mêmes limites, paraît extrêmement variable, suivant la forme et les dimensions des aiguilles, et peut-être aussi suivant d'autres circonstances qui n'ont pas été suflisamment analysées. Pour ce genre de corrections, la plupart des physiciens adoptent la formule suivante :

s' est le nombre des secondes que Ton a comptées pour loo ou aoo oscillations à la température f; s est le nombre des secondes que Ton aurait comptées à la température t pour le même nombre d'oscillations; a est le coefficient de l'aiguille : il se détermine d'avance en portant artificiellement l'aiguille à diverses températures connues et comprises entre les limites convenables , et en observant les va- Irtiis fT^nespoii fiantes de s et tie

bnarre même, que la marche générale des lignes isody* ■amiques; on ne peut saisir aucun principe, aucun lien, ftucun rapport entre les inflexions brusques et multipliées jpi'elles présentent; il n'y a à leur égard aucune règle générale qui ne trouve immédiatement son exception. Ainsi OD avait cru d*abord que sur Téquateur magnétique Tinlensité était constante, de nouvelles recherches montrent k contraire et semblent indiquer des différences considénbles; on avait regardé comme très-certain que Tintensité ^ogmenteavec Tinclinaison ou avec la latitude magnétique, lllnsieurs exemples montrent le contraire, et les observaleuTS de la Bonite ont fait voir qu'à Payta, où l'inclinaison n'est que de 4^-a3', l'intensité est plus grande qu a Cobija, DU rindinaison est de a4-i3\ l^î^" q^^ ^^^ deux points ne soient pas très-éloignés, le premier au nord et le second va sud de l'équateur magnétique, et qu'ils présentent l'un et l'autre des déclinaisons peu différentes. Dans un tel état de choses, on ne peut que multiplier les observations, Bt y apporter de nouveaux soins pour assurer leur parfaite exactitude.

Les diverses théories du magnétisme terrestre semblent s'accorder pour établir que l'intensité magnétique des pôles ^oit être double de celle de l'équateur ; mais cette déduction ^e-méme, avant d'être admise comme une conséquence vigoureuse, exigerait aussi des vérifications expérimentales ylos complètes. La liaison qu'elles établissent entre les in- "«ensités correspondant aux diverses latitudes magnétiques «st exprimée par la formule suivante, sur laquelle nous revendrons S V :

r = |/H-3 sin'm,

I étant l'intensité sur l'équateur magnétique, et r l'inten- 'Sité correspondant à la latitude magnétique m.

Cette formule donne en effet r=a pour 711=: 90% qui ^^ttt à peu près la valeur qu il faut lui donner pour lun et

800 ' 'lltf^i vîfu ^- nncttbBoLoGfF.

l'autre pôle * iiotis disttns à peu prkfy pnt-ce quf r^quil étant une courbe irrÊgiiIîère, les deux pôles ne peuvent en Hte de tous côtes distants rie go**.

On » fait aussi beaucoup de recherches sur la qtiei de savoir si rintensité diminue à mesure qu'un â*élèra la itiéme verticale, et lou a du moins établi ce fait qtie, y ji une diminution, elle est extrêmement faible* En M rique^ rintensttëaété trouTee lit même à la chapelle de (S dalupe et à Santa-Fé de Bogota; aux Pyrénées, M. Fcrr annoneô une diminution de i millième pour looo mèli dans le Caucase, sur le Kharbîs, M. Kupfer annonce i diminution de i millième pour 3ôo mètres. Ces dtffl fiances laissent planer encore quelque doute sur le fiiti même, mais elles n'ont rien cependant qui doite smpi dre si Ton réfléchit qu ily a à tenir compte ici non-seulra des corrections de température, mais encore de la ntià diurne de rîntensîtéellcsmêmej dont les lois sont iceonii de la variation diurne de rinclinaîsou qui est încena^ de ta variation non moins incertaine qu'éproun Tiii naison à mesure que l'on s élève,

S V, Discussion de quelques Jormules,

545, Nous pouvons maintenant examiner s'il t^i f sihic de représenter les phénomènes magnétiques k^ terre en snpposant qu ils résultent de Tactlon uniqur deux pAles égaux et contraires situés d'une manière qi conque dans le sein de b lerrç.

Prenant sur Taxe des ^ à droite et a gauche de rori»!

cl a la distaneç i, deux points p et p'j l'un représpnJ

un pùle auslial, et lautre nrj pùle boréal- les actiowj

ces points sur une nniléculende ïluide austral ayant pi

Il J

coordonnées .r et j'y serrint — et ^ , en prenant f^

unité l'iutensité de la distanre i, et en représentnTsf |1

CIÎAP. V. — nu MAGIVÉTISMK TFRRESTRF. 807

Étioles distances de cette molécule aux points^ et//. li forces décomposées parallèlement aux axes donneront lar composantes :

CCS a sin a . , cos o . sin 6

lignant par a elb les angles que font avec Taxe des a: ces émanées de p et p'j ces angles étant comptés

le à Tordinaire d*après le sens de l'action des forces, rë de la résultante t sera donné par Véquation

1^1, 2cos(<i — b)

*Cur avoir l'intensité sur l'axe des x ou sur la ligne des Bs, il suffit défaire a = o, &=i8o, oua=i8oeti=:o; 9 lies deux cas cos (a — b):;=z — i, etréquation devient :

fetomme r^=r±2, il en résulte :

t-» le cas où r est très-grand par rapport à l'unité, ^our avoir l'intensité sur l'axe des/ ou sur l'équateur, il

% de remarquer qu'alors r=zr'] cos (a — ■ A) =r -T

^ valeur de t devient ^ == db -3'

sM-dire qu'en supposant r très-grand par rapport à la feli-distance des centres d'actions, l'intensité prise sur la ^e des pôles est, pour une distance égale, double de Vensité prise sur Téquateur; mais elle n'est double que ^ cette hypothèse. On peut remarquer aussi que les inisités sur Téquateur et sur la ligne des pôles décroissent «rs comme le cube de la distance.

tlVRK VIII. — ïlfKTÉOnOLOCIE*

Si l*r>ii prend rorigine des coordonnées pour le tVnnt^ circontërenœ d'un rayon quckonquef/, Useni£i<j t)*êxpriiiier llniensit^ en un point cjuelconque de eet^ri conférence^ âu moyen de la dislance pobire ^, ccst«àHliïi îiu moyen de langle y que le rayon correspondant fait m Taitê des X qui est la ligne tU^ pôles. En eHel, on a :

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