CHAPITRE l. — * CAPILLARITIÊ
Le$ inflexions de la courbure dépendent de la forme des corps. Il 7 a toi^ours ascension d'un liquide quand il mouille la surface , et dépression quand il ne la mouille pas. C'est ainsi qu'une aiguille à coudre bien lavée à Talcool se trouve mouillée par Teau et enfonce lorsqu'on la pose légèrement sur la surface de ce liquide, tandis qu'elle surnage si elle est un peu graissée de manière à produire autour d'elle une dépression. Les insectes qui marchent ou plutôt qui glisent sur la surface des eaux seraient bientôt submergés, si un enduit particulier n'empêchait pas qu'ils fussent mouillés par ce liquide {^fig. 8).
307. Attractions et répuUions qui résultent de la capillarité. — Les corps qui sont plongés dans les liquides ou qui flottent à leur surface présentent des phénomènes d attraction et de répulsion assez remarquables pour qu'il nous semble nécessaire d'en citer quelques exemples.
Deux balles de liège posées sur l'eau et mouillées par ce liquide n'exercent aucune action l'une sur l'autre lorsquelles sont à une distance un peu grande; mais dès qu'on les approche à une distance capillaire^ c'est^-dire à une distance assez petite pour que les surfaces du liquide soulevé autour d'elles se touchent ou se croisent, il j a alors une attraction très-vive.
Deux balles qui tie se mouillent pas , comme des balles de cire ou de liège enfumées, flottantes sur l'eau^ ou des balles de fer sur le mercure, exercent aussi une attraction dans les mêmes circonstances.
Enfin deux balles dont l'une se mouille tandis que l'autre ne se mouille pas , se repoussent toujours lorsqu'elles arrivent à la distance capillaire {fig. 22 ).
Les lames verticales présentent des phénomènes analogues.
On avait pensé d'abord que ces mouvements résultaient d'une action directe de la matière ; mais il est bien évident qu'ils dépendent des courbures des surfaces, puis-