LIVRE VU — orrfQOE
sauce refrac tive du verre par rapport à celle de Teau,
hepommr réfringent d une substance est le quoliem djÉ »a puÎ5î»ance rëfractive par sa densitët Ainsi le pouvoir réfringent du verre ordinaire est o,5333 et celui de Teau 0,785 ; et, si Ton voulait évaluer le premier par rapport au second j c'est-à-dire^ en prenant le second pour unîtr, il faudrait diviser Oj533 par 0,785, ce gui donnerail o^fî;) pour le pouvoir réfringent du verre rapporté à lenu.
Quand une substance se dilate ou se condense ^ ^tptr une action mécanique , soit par la chaleur, son indice dl refraction change ainsi que sa densité; main il parait «pt son pouvoir réfringent reste sensiblement constant, ftotub seule condition que cette substance ne passe pas à Irûl gazeux j car nous verrons bientôt que dans ce cas le ]n>^ voir réfringeut éprouve une diîninution sensible.
386. Reclwrche de V indicé de réfraction des gaz^ tk puissance réfractim et de leur pouvoir réfringent* -^ cléternutier rindice de réfraction de lair, on pourrait passer la lumière du vide dans un prisme d'air d'un connu; mais rexpérience inverse offre plus de fadlitèi fait passer le rayon au travers d'un prisme vide envij d'air ; et rindice de réfractiou se détermine encore dans les solides et les liquides, c'esc-a-dire^ parla sance de Tangle réfringent du prisme^ de 1 incidente lumière sur sa première face, de Témcrgence à la de la déviation , en ajoutant à ces données k et la pression de Tair environnant. Llndice de de 1 air une fois ti^ouvé, on arrive par des expérioioes logixes à rindice des diflerents gaz pour des lem] et des pressions connues. Cette question délica le el tante a été traitée par MAL Arago et Biot eai i8o5f il' Dulong en i8a5. Nous essayerons seulement de ici une analyse des procédés qui ont été employés par' biles pliysiciens, et des résultats auxquels ils sont
MM. Arago et Uiot employaient un ptismc à p
CHAP. II. -— BIÉVRACTION DE LA LUMIÈRE. f05
présenté tu par en haut dans la figure i8o. Il se composa m tube de verre tt de 20 à 3o centimètres de longueur r 4à S centimètres de diamètre, dont les deux extrémités ut d'abord coupées en sifflet, suivant les directions //'et \ et ensuite recouvertes et fermées faermétiquem^t par \ lames de verre à faces parallèles. L'angle que ces lames ■ment entre elles est l'angle du prisme; il doit être trèsuid à cause de la faible réfringence du gaz : dans Tapreil de MM. Arago et Biot, il était de i43^7'a8". Au lieu de la longueur du tube , et parallèlement aux faces i prisme , on pratique deux ouvertures opposées pour tioduire ou enlever à volonté, au moyen d'une machine Mnmatique, le gaz que l'on veut soumettre à l'expérience, sa petits tubes qui sont scellés dans ces ouvertures sont jouis de robinets convenables , et communiquent à un iromètre qui donne à chaque instant la pression du gaz iftérieur.
^apposons que le prisme soit vide, que son arête soit Mticale, et qu'il ait été disposé pour l'expérience en un fen d'où l'on puisse apercevoir une mire très-éloignée HÊg. 180) : l'observateur, placé en o, verra une image dir |Ble ol de cette mire, et une image réfiractée oe\ l'angle loe 1^ la déviation ; cet angle devra être observé avec une kttide exactitude, car il s'élèvera seulement à 5 ou 6 mibtes; avec cette donnée et l'angle réfringent du prisme, ti pourra trouver l'indice de réfraction par la formule Meédente si l'on a choisi la position du minimum : seule- Ik&t il fiiudra faire les corrections nécessaires, soit à cause k fair qui reste dans le prisme, soit à cause du défaut de P^lllélisme des lames qui en forment les faces. Wu des expériences précises et souvent répétées, MM.Biot Mrago ont établi qu'à la température de o, et sous la pressa de o",76, l'indice de réfraction de l'air, par rapport ^ vide absolu, est de 1,000294, et sa puissance réfractive ^ par conséquent o,ooo588. Ce résultat se trouve parfaite-
ment conforme à celui que Dclaïubre avait déduit d^it* fractions stâtronomiques,
f L'indice de réfraction de Vair une fois connu, on &ji passer dans le prisme les gaz que 1 on veut soumettre à IW périence, et, après avoir observé la dé%îation qu ils produiacnt, il reste à faire les calculs convenables pourend^uire soit les indices de réfraction , soit les puissances réfractiTes. MM^ Arago et Biot ont soumis à l'expérience Tair, Toij* gènCi rhydrogène, Faxotej l'a ni monta que, l'acide cariionique et Facide hydroeblorique; et ils ont établi ce fna* cipe fondamental j que les puissances réfractfpes dTanff^ soni prùporiionneiles à sa densité ^ oU| ce qui revient w même j que fe pouvoir réfringent dun gaz est constant « toute température et à toute pression* Ce principe est cncat vrai, quand les gaz se mélangent d*une manière quelconqiK^j cest^à^lire que la puissance réfractive d'un mélange égale à la somme des puissances réfractives de ses éléj Mais nous allons voir, d'après les recherches de Dul que toutes les fois que les gaz se combinent , la ptiii réfractive du produit cesse d'être égale à la somme puissances réfractives des composants*
Du Ion g s'est principalement proposé de comparer elles les puissances réfractives des gaz à la même teinpéj rature et sous la même pression , et rartifice ingénieuifi a employé pour y parvenir lui a permis de donner à résultats un degré d'exactitude véritablement inespéré <W des recherches aussi délicates. Cet artifice consiste à doimtf aux différents gaz une densité telle qu'ils impriment loi exactement la même déviation à la lumière ; pour celi,^ prisme analogue nu précédent ^ ayant un angle de t4^°^ ^ virouj communique à un réservoir r[Jig. 179), dans le<pl on peut d'une part faire le vide au moyen de la machifll ^ pneumatique, et de lantre introduire un gaz qucicooqi* ^^ en variynt à volonté les pressions, L*on lait , par extflipk ^ une première expérience eu introduisant dans le pnsio*^^