CAUSES QUI INFLUENT SUR L'ÉVAPORATION
fours sur la sole desquels on évapore les dissolutions dans les ‘fabriques de soude artificielle réunissent aussi des conditions très favorables, puisque le liquide, étendu en couche mince, reçoit immédiatement sur sa surface libre l’action de la a qui n’est qu’un courant de gaz excessivement chaud. Quand on veut dessécher complètement des substances organisées pour des analyses, on Îles met dans un tube où l’on fait passer un courant d'air sec (922), jusqu’à ce qu ’elles ne perdentplus rien de leur poids. On peut d’ailleurs opérer avec un tube recourbé, qui plonge dans un 1 bain d’e eau ou d'huile porté à Ja RINf hauts Éempér nd mieux que la eee dans le die
1089. La formation des vapeurs, observée comparativement dans l’air et dans le vide, montre assez l'influence de la raréfaction. Aussi, toutes choses égales, l’évaporation se fait- elle bien plus rapidement sur les montagnes très élevées, eten général dans les hautes régions de l’air, malgré un froid très vif, comme Va constaté M. Gay-Lussac (621); mais à la surface de la terre, les variations dans la pression de l'air sont trop petites pour avoir un effet appréciable, surtout au milieu de tant de causes perturbatrices.
1090. On conçoit facilement pourquoi une couche d’huile mise sur Peau oppose à à Pévaporation : : elle agit comme un piston imperméable, poussé par une force qui, à la température ordinaire, est bien supérieure à la tension du liquide. En général, quand on connaît les circonstances qui favorisent l’évaporation, on se rend aisément compte de celles qui la retardent ; si l’herbe reste fraîche sous les arbres d’une forêt, tandis qu’elle est déjà desséchée dans les plaines ou sur les montagnes découvertes, c’est qu'un feuillage épais, en même temps qu ’il arrête les rayons du soleil qui auraient augmenté la tension de Ja yapeur, limite un éspace où l’air se renouvelle à peine et où il est presque toujours saturé, Par des raisons semblables Pévaporation ne se fait pas dans les vallées profondes, dans les lieux bas et abrités; dans les caves surtout, où l’on a soin de placer tout ce dont on veut empêcher la dessiccation,
59 Raréfaction de l'air.
Circonstances qui s'opposent à l’evaporation.
Les cloches que les jardiniers mettent sur les plantes, entre autres usages, arrêtent l’évaporation, quoique Cependant
la transpiration continue. On sait que quelques pierres
amoncelées au pied d’un arbre sontfort utiles à cause de lhumidité qu’elles y entretiennent.
1091. C’est en général par la perte de poids qu’on mesure l’évaporation. Ainsi Dalton a trouvé par la différence de deux pesées que l’eau à 100° perdait en une minute 4f,27 par décimètre carré. Toutes choses égales, l’évaporation est proportionnelle à la surface, de sorte qu’il est plus simple d'indiquer l'épaisseur de la couche évaporée, l’eau étant supposée au maximum de densité, pour que les résultats soient comparables. Cette épaisseur se calcule aisément d'après le poids etla surface ; ici, par exemple, elle est de 0"*,427.
Résulatçre- 1092. Par des expériences faites à Paris et aux environs, ltifaleau On à trouvé environ 90 centimètres pour l’évaporation an-
nuelle d’une surface d’eau ; c’est-à-dire que si l’eau n’était renouvelée, ni par la pluie, ni par la rosée, ni autrement, ellé baisserait de o *,9 environ dans le cours de l’année ; des expériences faïtes dans le midi dela France n’ont donné que 0,81 et en Angleterre o *,7 seulement, En adoptant 0,81 pour la zone tempérée, on a, terme moyen, 2 ", 2 par jour; il s’agit ici d’un jour proprement dit; car l’évaporation est à peu près nulle pendant la nuit, Dans la zone torride M. de Humboldt a trouvé en 12!5%°,4 à l’ombre, et Sun, 8 au soleil.
Résultats re 1093. Hauey, par un jour d’hiver fort sec a trouvé que latifs à la glace. l’évaporation sur la glace à ombre était de 0"",82 en 9";
l’eau pendant ce temps perdait 1"%,21.
Résultats re 1094, La terre végétale, dans l’état moyen d'humidité où latifs au sol,
Mesure de l’évaporisation,
elle est entretenue naturellement, perd en un an une couche d’eau tout au plus égale à 24° sielle est nue, et à 27° si elle est couverte de végétation. L’évaporation n’a guère lieu que pendant le jour; celle de la nuit est souvent plus que compensée par la rosée,
Résullats re- 1095, Hales s’est particulitrement occupé de l’évapo-
FU FEV ration par les feuilles. Voici les résultats de quelques ex-
MESURE DE L'EVAPORATION., 109
périences faites pendant les mois de juillet et d'août; l’epaisseur de la couche évaporée en 12h de jour est comptée en pouces anglais valant 25 w®, 4.
Citronnier + Vigne \ Pommier + Soleil > Chou —!
L'évaporation sur les fruits était à peu près la même que Sur les feuilles. La surface totale des feuilles pour le soleil, dont il est ici question, était de 36223 centimètres Carrés ; l’évaporation moyenne en 12? de jour allait à 56% gram mes; le minimum était de 450 & et le maximum de 7093. Elle ne dépassait par 55 & dans les nuits les plus chaudes et sans rosée sensible. Ce soleil sans les racines pesait 1350, et 536 seulement après avoir été desséché.
1096, D’après le$ expériences de Sanctorius, les 5 du poids des aliments sont perdus par l’évaporation qui se fait à la surface de la peau et dans les poumons. Seguin en 24* RÉEL perdait ainsi, terme moyen, 1975 grammes ; 85
9 par l’éva- me, poration cutanée, et 500 par l’évaporation pulmonaire ; c’est
à peu près par minute 1#, o#,Get 08,4. La plus grande perte totale était par minute de 18,7 et la plus petite de 0,98, cequirépond en 24hà 2448#et 8356, L'évaporation cutanée varie beaucoup d’un moment à Pautre; mais l’évaporation pulmonaire varie très peu. Tous ces résultats ont été pris pendant l’état de santé.
La surface de la peau étant à peu près de 15400 centi-
, L mètres, 875 # donnent pour l'épaisseur
moyenne de la couche évaporée en 24+, un demi-millimètre ou 53 de
pouce anglais. Hales, da
avait trouvé
près les expériences de Keill,
Comme l'expérience le prouve, facilement,
abondante;
et comme on le conçoit c'est en été que notre évaporation est la plus aussi nous faut-il alors'souvent une tre quantité de liquide pour la compenser. Dans lés étuves sèches onaug mente artificiellement l’évaporation, et quelque fois d’une quantité énorme, Ainsi Berger et Laroche rapportent qu'étant restés 8’ dans une étuve à 90° C, ils: avaient perdu, l’un 190, et l'autre 220 grammes : par consé.
s grande
quent plus de 20 fois autant que dans les circonstances ordinaires. Dans une autre expérience, la perte du premier s’éleva à 390 & en 13’. Dans les étuves humides , la transpiration continue, mais non plus l’évaporation puisque l’espace est saturé et à peu près à la même FER que le corps.
ta 0 OR doit à Dalton , une formule empirique avec vaporation laquelle on calcule approximativement l'évaporation d’un | ve "0" Cm liquide. 11 admet que l’évaporation est proportionnelle à à la différence entre la tension de liquide et celle de la yapeur qui est dans l'air. Par une expérience, il trouve une perte de 4,27, par minute et par décimètre carré , l'air étant tranquille; la tension du liquide était de 760 He.et celle de la vapeur dans l’air de 10"; dans un autre cas où les tensions sont Het k, la perte p sera donnée par la proportion
4ë#,29:p :: 760—10 :H—h d'où p= 0500,56 (H—h).
en | négligeant 10 devant SR On négligerait de même si
H était très grand. Nous verrons d’ailleurs dans l'hygro-
Lisp mètre comment À se mesure. Dalton a trouvé quel la pro-
l'évaporisation POTTION Se vérifiait encore quand le liquide était exposé
dans l'air agité, à un vent constant; mais alors on est obligé dans chaque cas de déterminer le coelficient par expérience.
. $ IL Hygrométrie.
je M ie 1098. L’hygrométrie, comme Pétymologie Pindiqre , grométrie. Consiste dans la mesure de l’humidité. On entend'ici par humidité la vapeur répandue dans lPespace ou dans l'air
comme on le dit-ordinairement. | Moyen de 1099. On peut montrer qu’il ÿ a de l’eau dans Pair au dencelau an. Moyen d’un vase rempli de glace, dont les parois en peu tenue dansl'air. d’instants se couvrent d’une rosée provenant de la vapeur