CHAPITRE IV
La densité de la vapeur est sensiblement o,6ia ou les^ delà densité de Tair dans les mêmes circonstances de température et de pression (i). 11 est facile de calculer d'après ce nombre le poids de la vapeur que renferme un espace déterminé à une température donnée et pour un degré d'Iiumidilé également connu.
Si l'on désigne par t la température et par / la force élastique de la vapeur d'eau à cet instant dans l'air, en chercbant dans la table précédente le nombre F, qui donne la force élastique maximum à cette même température,-^ sera le degré bygrométrique ou l'humidité.
En représentant par p le poids de la vapeur contenue dans un litre d'air, dans les mêmes circonstances et avec la pression f, et par P le poids que l'on obtiendrait si Tair était saturé, on aura
' I +o,oo367 /•760'""'
et P=o,622— —
' I -H o,oo3o7 t 760°""
0,621a est la densité de la vapeur; 1 '',299 le poids d'un
(i) On avait annoncé que la densité 0,623 de la vapeur d'eau augmentait avec la température , mais M. Regnault a vu que cette densité restait senbiblenient la même, et que, par conséquent, la loi (le Mariette et la loi de dilatalioii pouvaient s'appliquer à la vapeur comme à l'air, attendu que les résultais calculés et les résultats obtenus directement diffèrent très-peu les uns des autres. La loi donnée par le calcul ne se vérifie par expérience qu'autant que la vapeur d'eau ne sature pas IVspace et que le degré liy^^roinétrique ne dépasse pas 0,8; au delà on obtient des résultats un peu plus forts qui montrent que la vapeur éprouve une espèce de condensation anomale en approchant du point •de saturation , ou bien que dans les expériences entreprises dans le but de vérifier cette loi, une portion de la vapeur d'eau reste condensée sur les parois des vases. 11 peut se faire que l'action hvfiroscopique des vases, et surtout des vases en verre, soit le niotif de la divergence des résultats obtenus par différents physiciens.
DE L'ATNOtPHàRfe
litre d*air sec à de température et 760""" de pression; O9O0367 le oœfHdent de dilatation de l'air.
On voit en outre que ^ —"p' c'^^-«-tli''e que Thu-
midité est aussi le rapport du poids de la vapeur contenue dans un espace déterminé, au poids de la vapeur qui s'y trouverait si l'air était saturé.
Il est donc nécessaire de déterminer à un instant donné le poids ou la tension de la vapeur contenue dans l'atmosphère; on en déduit ensuite, d'après ce que nous avons vu, le degré hygrométrique.
On iaît usage, pour cette détermination , d'appareils nommés hygroipètres , construits d'après diverses méthodes; il y en a quatre principales servant h obtenir le degré d'humidité de l'air. (Voyez le Mf'moire de M, lie- ^miult sur niyj^votnvtrie ^ A nnoLcs dv physique et lie diirnie, i845, t. XV, p. i63.)
1** Mélliode. — Celte méthode consiste à effeetuer une véritable analyse chimique; on fait passer une quantité déterminée d'air dans un tube rempli de ponce imbibée d'acide sulfuriquc, ou de morceaux de chlorure de calcium; alors la masse gazeuse qui circule dans l'appareil cède l'eau qu'elle renferme, et l'augmentation de poids du tube donne le poids de Teau contenue dans le volume d*air. Connaissant la température, on détermine è l'aide de la table indiquée plus liaut le degré d'humidtté. Cette méthode, qui est rigoureuse, sert à comparer la marche des autres hygromètres; elle a l'inconvénient d'être embarrassante et d'exiger une manipulation trop longue pour qu'on puisse l'employer en météorologie.
11 y aurait un grand intérêt, comme l'a fait remarquer M. Regnault, à faire usage de cette méthode pour trouver la quantité d'eau renfermée dans les brouillards et les nuages orageux, que traversent les voyageurs sur. les hautes montagnes; l'eau, à l'état de vapeur vésiculaire ou de petites sphérules, n'agissant peut-être pas comme la vapeur sur les autres hygromètres.
a^^f(âA(N&.-— Hygromètre par absoqption, ou par
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