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CHAPITRE VI

par révaporation sont arrives à leur inavinmm, on interrompt la coinnumication avec le imilll|)ruateiir, on isole le trépied, et l'oji niainlientla c apsule pendant (pielques minutes dans un état négatif assez fort; on rétablit ensuite la communication avec le circuit, et l'on trouve que l'abaissement de temjiérature est plus considérable, effet (pii ne peut provenir que de ce que l'évaporalion spontanée est devenue plus grande sous rinnuen(!e de l'éleclricité. En enlevant à la capsule son électricité, l'aiguille du multiplicateur revient peu à peu à la position (ju'elle occupait primitivement.

Si l'on pose la capsule remplie d'eau distillée sur un support isolant et que l'on suspende au-dessus un corps électrisé positivement, la capsule devient positive et la vapeur (jui s'en échappe possède l'électricité négative. On reconnaît en même temps que la présence de ce corps électrisé positivement augmente notablement la (]uantité de vapeur formée. En substituant à la boule un faisceau de pointes, l'évaporalion est triplée. Pour savoir si l'électricité n'agit pas par hasard par suite des courants d'air qu'elle peut exciter, il est nécessaire d'opérer successivement au milieu de l'air agité avec un volant, puis ensuite sur la capsule éleclrisée. L*eau ayant été échauffée jusqu'à près de loo*^, la capsule fut placée sur le conducteur préparé pour l'électrisalion , au-dessous du faisceau de pointes et près du volant, de sorte que l'on pouvait agir tantôt avec le volant, tantôt avec l'électi'icité : dans l'un et l'autre cas, la (juantitéde vapeur s'est trouvée augmentée, mais plus forlement lorsque l'eau était électrisée ([ue lorscpie l'air était agité. L'électricité agit donc indépendamment de l'agitation de l'air; on se rend compte de cet effet en renianjuant (jue chaque particule de vapeur (pii s'échappe du li((uide étant entourée d'une atmosphère d'électricité de même nature que celle du liquide, est repoussée, puis se trouve rem- ]jlacée par une autre, et ainsi de suite, de sorte (|ue révaporation est accélérée; les résultats sont les mêmes en opérant à la tenq)érature ordinaire.

4$6 BE L*iLBeTa|cni atic^svhùuqub.

Pellier , pour mieux montrer riiilliienco de l\ lcctricité sur les vapeurs qui se forment à la surface de la terre, a placé au-dessous d'un glohe eleclrisé une capsule nietalli(jiie dans laquelle se trouvait de la r('sine destinée à produire de la fumée; en se formant, celle-ci prend ordinairement de rélectricité positive. Lorsque le glohe est positif, la fumée est chassée avec force et produit div€i^ effets dépendant de centres d action parlicu* liers ; sî la sphère est DegAtive, la fumée est attirée, elle

. la touche, s en éloigne aussitôt et fait place à d'autres vapeurs qui viennent la frapper et tourbillonner ensuite en fuyant. Mais en substituant à la surface unie une surface rugueuse ou armée de pointes , la fumée n'a

. pins besoin alors de monter jusqu'au corps électrisë pour cH|>4r|Mr Ia neutralisation des deux électricités, elle esl ctUpjié Aussitôt au loin et produit des courants horî- ^nlàuz du centre à la circonférence. .

Sur la terre ^ il doit se produire dm actions semblables, {Puisqu'elle est dans un état nénatiiPet que Tair possède, dans les temps ordinaire», un excès d'électricité positive : ainsi, les vapeurs qui se forment à la surface de la terre, sons un ciel serein^ sont nécessairement négatives, et restcnl telles, tant qu'il n'y a pas d'effets secondaires; elles s'élèvent, en raison de leur faihle densité, de la force répulsive de la terre et de la force attractive de

. l'air, jusqu'à ce qu'il y ait équilibre entre la pesanteur et les forces attractives et réptdsives de l'électricité. Si

i^'évaporation continue, les vapeurs négatives finissent par occuper les régions supérieures; Pellier conclut de là que les nuages négatifs sopt plus élevés que nuages positifs.

Pelticr assure encore que la présence d'un nuage blanc au-dessus du sommet d'une montagne, en raison de son action sur la terre, provaque une évaporation activé sur ses flancs ; mais comme la quantité de vapeqr pi^duite dépasse le point de saturation ,' il en résulte un afnas de glohules vésiculaires produisant un nuage gris cendré cluirgé d'électricité négative. La teinte grisct ne

veste pas longtfiiiptf unifonnéinent la même partout; la partie supérieure devieut plus foiicë«| parce que celte partie est plus négative que l'autrê, en niiion de sa piué grande proximité du nuage positif.

Un nuage ans placé au-dessus de la- montagne produit des efi^ aoaîoguest mais en sens inverse ; ainsi le nuaglp qui, M.Avnv'e est blanc et chargé d*électncité positive t puia jil perd peu à peu son éclat et devient grtt« nv

Il paraîtrait, suivant Peltier^ que cet état de choses se

Îrodpiait encore dans les tenip« sereins et expliquerait f variations horaires de l'élflctricîté atmospbénque. D'après cette hypothèse, vers le soir et pendant h nuit, les Tapeurs se condensent, et il en résulte une nouvelle dtatribution de rélectricité sous Tinfluence du globe; au ' lever du soleil , revaporation recommence et les vapeurs élastiques se dilatent de nouveau ; les premières vapeurs formées sont les plus négatives, les dernières le sont moins, et sont dès-lors positives par rapport aux premières; elles forment ainsi des nuages él^trifé^^iiifiteremmeat eu se reûx>idi88ant. • **i • - >v ^- a • ftî^ ^'^^ ^

§ II. — De la formation des orages.

Les nuages orageux, ceux qui produisent des éclairs et font entendre le tonnerre, sont en général denses, isolés et d'une grande étendue. Us se forment ordinairement dans les saisons chaudes « par un temps humide | en effet, lair, parvenu au terme d'humidité extrême, abandotinc, par un abaissement de température dequd" ques degrés, une quantité d'eau beaucoup plus grande que par un ahaissemeat égal à une température moin* dre : c'est pour ce motif que la formation des nuagea orageux est plus fréquente en été qu'en hiver.

La formation des orages peut être due à deux causes % 1** à un courant ascendant de vapeur qui vient se con» «ienser dans une région plus froide; %^ à la rencontre de deux courants d'air opposés. En général , la première cause 4onne lieu aux orages pendant rété, et les orages que l'on observe Thiver doivent être rapportés à la seconde; dans

488 DB ^*iixcnamà athosphiUiiqob.

tous les cas, une confît^nsation rapide de vapeur est la condition essentielle de la production d'un orage. I! ne £iudniit pas coaclure de là que toute coudeosatioo de vapeur suivie de pluie abondante soit U cause d'un orage; cette condensation est bien accompagnée d'électricite , mais la tension n'est pas assez puissante pour donner lieu h deséclairs et au tonnerre; les nuages qui sont produits dans cette circonstance ne différent donc des orages que par la quantité d'électricité qu'ils renfennent.

Dans nos climats ^ l'été, les orages se forment habituellement par un temps chaud et calme et par un ciel serein; la terre humide étant fortement échauffée par les rayons solaires, il en résulte un œurant ascendant rapide de vapeurs qui s'élève et vient se condenser dans les parties élevées de l'atmosphèrè; il peut se produire ' alors un nuage dense et volumineux qui est fortement électrisë. l^orsque les orages se forment ainsi, ils ont lieu le j)lus habituelle ment à ri[)stant de la plus forte clialeiu' dû jour, et ensuite le ciel peut redevenir serein; mais ce qu'il faut reniar({ucr, c'est que ([uclqnefois, dans la mcnic localité, il se repioduit un orage plusieurs jours de suite 3us(|u'à ce (|ue les vents et les circonstances atmosphrrifjues aient cliHugc. Yolta a le premier signalé cette périodicité cpii n'a lieu que pour les orages dus aux courants ascendants, et nullement pour les orages produits par la lutte de deux vents opposés.

Quand l'orage est sur le point d'éclater, les nuages qui le recèlent, suivant Bcccaria, éprouvent une esi^ècé de fermentation dont les autres nuages sont privés. Cei nuages^ ordinairement très-denses, s'élèvent assez rapidement de quelques points de l'horizon ; ils sont terminés par un grand nombre de contours curvilignes et nette^ ment terminés ; ils se gonflent,* diminuent de nombre et augmentent de gi*andeur, tout en restant attachés iava* riablement h leur première base. Entre eux et l'horinMi | onapcKoit un gros nuage très-sombre, par nntermédîaire duquel ils semblent commtmiquer avec la terre; on voit en outre se former d'autres nuages sous l'apparence de

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