‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 148 sur 202 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

loags raneanz, et qui, sans se détacher de loi; commit graduellement le cîd. Indépendamment d^ ces rameaux, . de ces lambeaux de nuages, on aperçoit çà et là dans fatmoapkère des nuages légers , dont les mouvements sont- brusques, incertains et kréguliei's, et que Beccarîa a appelés aseitizi ou nuages adwîoMiebu

Tels sont les effets qui se |Hisseiil'aiirla face du nuage tournée vers la terre; mais, quand on est en position d'examiner la face supérieure, on voit que même lorsqu'une couche de nuages semble unie et j)arraitement de niveau sur sa surface inférieure, la surface opposée présente de ti ès-hautes protubérances et de profondes cavitc^.

Dans les orages, on observe toujours des courants d'air sur les cotés se dirigeant vers les nuages, courants qui se trahissent par les mouvements des petits nuages; sur le sol, on remarque des courants divergents dans différents sens à partir du nuage comme d'un centre; ces courants sont dus en grande partie aux différences de température, et ceux qui se dirigeât vers la terre et qui sont froids proviennent deronasses <fÀtr>4re6oidieaûSe précipitant de haut en bas au-dessous du nuage. It ptont» ae fiûre que les attractions et les répulsions électriques qui se manifestent à la rencontre de nuages chargés de la même électricité' ou d'électricité contraire occasion-^ nent des eifaKiiiiaiwtiit#>^ ^ ^

Lorsque les niia^'^rageitk chargés d'électricité contraire se trouvent dans leur sphère aactivité réciproque, de longues étincelles commencent à éclater, même à de grand» dbtances'. Si l'on joint aux attractions et répnl-sîons des nuagea Faction des vents contraires quîr tendent • à leur imprimer des mouvements de rotation et de translation en différents sens, on concevra facilement pourquoi les nuages affectent souvent des formes si bizarres et sont animés de mouvements désordonnés à i instant « où réclair brille.

Tels sont les signes avant-coureurs de l'orage, quand il est encore éloignt'; mais aussitôt que les nuées sont à une distance convenable de la te.rrey le bruit des dé*

DK L'iLSCTKICllt ATMOirH^IQUB,

charges électriques se fait entendre, la foiidro gcopii^ fit. ses retentissements se prolongent au loin.

Si les causes qui donnent lieu à la formation des orages sont purement locales, ceux-ci étant formés dans un espace ciroonscriti sont transportas par les venUf éclatent sur leur passage p et finiftaeut par s'épaisèr eaot s'étendre de tous cotés; mais si ces causée embrassent une certaine étendue de pays , alors Ici nuages élcctriquas^ d abord circontcHts» s étendent en tout teut| et (Mir* YÎennent à oouvnr àt wtes surfacei. Nous citerons k . oe sujet un ofçiiffe danli M. Kaemtz a été témoin sur le FaulhorQ$¥«À&mktioo4|iiti»lnéléoeot^ en a faite :

« A 7 beulne^Mioait retiaemUe des nuages avait une - « appaDonoe^ffEageiise; ils s'étendaient uniformément^ K piÊÊf^ i^jùmMwinithj jusqu'à la ohalne qui est entre ^liSPgJ^nli et le Wet^^ commençaient ' fc^iMàùÊà dans la vallée de Schwitz , et se propageaient #âfe proche en proche vers Test. Bientôt il s'établit des « éclairs permanents en cinq points de cette masse de « nuages, qui s'étendait sans interruption du lac de Ge-

^ n nève à Schwitz et Glaris. Sur le soir, je vis aussi des « éclairs en Allemagne et en France; niais ces derniers « étaient trop éloignés pour que je pusse les observer^ « convenablement. Il résulte à mes yeux, des observa-' « tions que je fis pendant plusieurs heures, que iVlectri- . « cité qui paraissait aux divers points de cette masse de '«.nuages était en communication intime. Pour environ • iin tiei« des éclairs^ la marche du phénomène était la « Énivante ot Téclair partait d*abord dans le canton de ^Mimèmk éclaîiasi^fiîrte^ent ^ comme à Tordinaire , la « oénohe inférieure; j^u de secondes après, souvent « |>reflque immédiatement, on voyait briller, dans le voi^' « tinagedu Rindei ]iom,nn second éclaira plusieurs traita.

. « rayonnant vers le bas; ensuite il s'en montrait au«de»f « sus de Berne, qui ne disaient qu'éclairer Ibrlsment le. '« nuage; puis un trait de feu paraissait par le bas, dans 4C la direction de Luceme, et U était suivi d'un autre' « 4ani fat dîivction de Scliwita. » ;.^^ >rrr rxc> <>-^ ' > ; ,;.<'

CUAPITRE VI.

Quelques observateurs ont avancé qu'un petit nuage isolé ne saurait cire orageux; voici ce (|ue rapporte à cet égai'd M. Duperrey (Becquerel, Tniilc de l'rlcclricilé^ t. VI, p. /joi): « Etant dans le délroil d'Ouibay, en « novembre i8i8, nous vînies un soir un petit nuage « blanc qui lan<^'ail la foudre de tous les c6t<'s. 11 montait « avec lenteur malgré la force du vent, et se trouvait «i a une grande dislance de tous les autres nuages qui a paraissaient comme fixés à Tborizon. Ce nuage était K d'une forme arrondie et pouvait occuper en surface « une élendue égale à la surface apparente du soleil. « De tous les points de ce nuage s'écbappaiciit des éclairs « en zig-zag, et une multitude de détonations successives ff imitaient j;ai"faitement le bruit de la niousqueterie de ff tout un l)ataillon auquel on aurait commandé de faire « feu à volonté. Ce pbénomène ne dura pas moins d'une a demi-minute et disparut complètement avec les der- « nières détonations. » M. Arago ( Annuaive. de 1 838, p. 234) cite plusieurs observations analogues; du reste, on ne voit pas pourquoi des petits nuages isolés ne seraient pas orageux comme des nuages plus étendus.

Enfin pour montrer (jue dans certaines circonstances locales il se manifeste des effets électriques analogues à ceux que produisent les orages, nous rappellerons que les pbi'uomèiu's de la foudre s'observent également dans les nuées qui sortent du cratère des volcans; cet ensemble de fumée et de flanune sillonné par la foudre est un des spectacles les plus imposants que présente la nature.

§ III. — De la distribution des orages à la surface du globe et suivant les saisons.

Les orages se montrent plus fréquemment et sont plus violents sous les tropiques dans la saison des pluies ou lorsque les moussons cbangent, que dans d'autres régions.

K En Amérique, la saison des orages, pour un lieu situé o entre les tropiques, dit M. Boussingault (^Annales de « phjsique et de chimie y t. LVil, p. 180), conuneucé

I>E L I^LECTRICITÉ ATMOSPHÉRIQUE.

« précisément à Tépoque oîi le soleil s'approche chi zénith. « Toutes les fois que la latitude d'un point de la zone « équinoxiale est de nirine dénomination et égale à la « déclinaison dn soleil, il doit se former un orage sur « ce point. Dans de semblables circonstances, le ciel, « dans la matinée, est souvent d'une pureté remarcjuai( ble, l'air est calme, la cbaleur du soleil insuppoi'table ; « vers midi, des nuages commencent à s'élever sur l'Iio- « rizon, l'hygromètre ne nïarche pas au sec, il reste « fixe ou s'avance même quelciuefois vers l'humidité, a C'est toujours après la culmination du soleil que le « tonnerre se fait entendre; il est ordinairement précédé « d'un vent léger, et bientôt la pluie tombe par tor- « rents. Or il y a toujoui's h chaque instant sur la sur- « face de la zone torride, quelle (jue soit d'ailleurs la a position ([ue le soleil occupe sur Téclipticpie , un point « qui est plact' dans les conditions sous lesquelles les « orages se produisent infailliblement. Nous devons donc « nous figurer l'atmosphèie de r('*(|ualeur connue sil- « lonnée continuellement par le feu électri([ue. Au reste, « on peut s'assiu'cr, en recueillant dans un grand nombre « de localités difT(M'entes la date des saisons orageuses, « que les choses doivent se passer ainsi. Lorsque, sur les « plateaux élevés des Cordillères , le ciel est découvert pendant la imit, on aperçoit toujours dans le lointain a et à l'ouest des éclairs qui se succèilent sans interrup- « tion : ce sont des orages qui éclatent sur les points « qui ont une longitude plus occidentale.» Cependant, il est des localités où il ne tonne pas; sur les cotes du Pérou, à Lima par exemple, il n'y a ni éclairs ni tonnerre.

Dans nos climats, les orages n'ont lieu, en général, que dans la saison chaude, et en avançant dans les continents, leur nombre semble être en rapport avec la quantité de pluie qui tombe; du reste, il est des exceptions, comme on va le voir plus loin.

En approchant davantage vers les pôles, le nombre <les orages diminue; ainsi, par exemple, dans les mers

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