‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 158 sur 202 · ANNÉE · texte numérisé non relu

ANNÉE

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lande, le i3 juillet 1788, et dont on a une description exacte. {Méntoires da C Académie des sciences ^ J790, p. a63.)

L'orage formait deux bandes h peu près parallèles , Tune orientale, Tautre occidentale. La première, qui était la plus étroite, avait cinq lieues daos sa plus grande largeur, une demi-lieue dans sa plus petite, et, dans sa largeur moyenne, deux lieues et un quart. Ija seconde avait également cinq lieues dans sa plus grande largeur, trois lieues dans sa plus petite, et quatre lieues dans sa largeur moyenne.

Ces cleux bandes étaient séparées par une autre, sur laquelle il ne se déversa qu'une pluie abondante; sa largeur moyenne était de cinq lieues et un quart.

A Torient de la bande orientale , et à l'occideut de la

DE L'ÉLECTRICmé ATMOSPHÉRIQUE.

bande occidentale , il y eut aussi beaucoup de pluie, mais sur une largeur qui n*a pas été déterminée.

Ces bandes légèrement ondulées étaient dirigées du sud-ouest au nord-est; une ligne droite tirée d'Amboise h Malines formait à peu près le milieu de la bande orientale, et une autre ligne droite, tirée de l'embouchure de l'Indre, dans la Loire, jusqu'à Gand, formait à peu près le milieu de la bande occidentale.

Sur cette longueur, qui est de plus de cent lieues pour chaque bande, il n'y eut aucune interruption dans l'orage; et il est même à croire, d'après des renseignements précis, qu'il couvrit encore plus de cinquante lieues au midi, et autant au nord.

Dans cette immense étendue tous les points ne furent pas frappés en même temps ; on constata que la marche de ce météore avait été très-rapide, depuis les Pyrénées, où il paraît avoir pris naissance, jusque dans la Baltique où l'on en perdit la trace. vitesse était de 1 6 lieues 1/2 à l'iieure sur les deux bandes; la bande orientale avait un peu d'avance sur la bande occidentale; dans chaque lieu , la grêle ne tomba que pendant sept ou huit minutes. I^s gréions n'avaient pas tous la même forme : les uns étaient ronds, les autres longs et armés de pointes; les plus gros pesaient ime demi-livre.

En France, il y eut io'')C) paroisses dévastées; le dommage causé fut évalué par une enquête officielle à près de vingt-cinq millions (2^690000 fr.)

Un gi'êlon est ordinairement formé de plusieurs couches distinctes de glace transparente autour d'un noyau blanc, opaque, qui n'est autre (|u'un flocon de neige; quelquefois les couches concentriques sont alternativement diaj)lianes et opaques. La grosseur de chaque grain est très-variable : on en voit de la grosseur d'une noix, et quelquefois de plus gros. On a vu des grêlons du poids de 100, 200 et même 3oo grammes. Comment concevoir que des morceaux solides de glace aussi pesants, dont l'ensemble compose ces nuages couleur de cendi'c qui annoncent la grêle, puissent se soutenir en l'air, se

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