‹ Éléments de physique terrestre et de météorologieChapitre 161 sur 202 · IJ^: .CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

IJ^: .CHAPITRE VI

tension doit aller en croissant depuis la terre à mesure que Ton s'élève dans I atmosphère ; si elle est négative, elle doit aller au contraire en diminuant; les effets d'influence dans ces deux suppositions peuvent rendre compte des effets produits. Nous devons dire cependant que les probabilités sont en faveur de la première hypothèse, c'est-à-dire de Téiectrisation positive de l'atmosphère et négative du sol. Mais il se présente ici une question: quelle que soit la distribution de l'électricité, pourquoi une telle répartition a-t-elle lieu? quelle est la cause de l'électricité atmosphérique?

L'évaporation étant le changement d'état le plus manifeste qui s'opère sous nos yeux et qui se produise sur toute la surface du globe, nous sommes amenés à examiner si, dans ce changement moléculaire, il n'y aurait pas des effets électriques de produits. Il est constaté aujourd'hui que l'évaporation pure et simple de Teau dans des vases de métal non attaquable, ne produit pas d'électricité; mais il y en a toutes les fois qu'il s'opère une réaction chimique ou que le composé tenu en solution se déshydrate. Si l'on verse, par exemple, quelques gouttes d'eau salée sur le fond d'une capsule plate en platine chauffée au rouge, en relation avec un électroscope très-sensible, et que l'on attende que la température soit descendue entre i/jo^ et i lo**, aussitôt que les particules de la goutte saturée commencent à toucher le métal, la vapeur s'y forme à une température très-élevée; peu à peu il se produit une suite d'explosions, et l'éîectroscope accuse la présence de l'électricité. Avant etaprès il y a absence d'effets électriques ; il en est de même quand la goutte d'eau mouille la capsule. L'effet électrique est donc produit à l'instant de la déshydratation, c'est-àdire au moment où l'eau cesse de faire partie d'une combinaison ; mais afin que le phénomène ait lieu , il faut que la vapeur ait une température assez élevée pour que l'eau puisse se séparer rapidement de la base sans toucher à la paroi du vase; c'est pour ce motif que l'on n'obtient aucun effet à une température inférieure à i io°.

546 DE hÉLECTUcrrà atmosphérique.

On doit conclitre de là, que dans )^tponitlo| pure et simptè de Tean I la surfiice de la terre, il n'y a ^s d'^ fectricîtd dégagée. Celle que la vapeur acouse près daa jets d'eav et des cascades et ont est négative , est daa probabtement'à l'^ectrictté de la terre , 'ou bien est un eflf^t d'influence analogue à eelnf qui ae produit quand un corps conducteur s élève ou s abaisse* (Voyez p. 4^S et suivantes.)

On a indiqué comme cause fournissant de l'électricité aux vapeurt», et par suite a Tair, les réactions chimiques sans nombre qui ont lieu dans l'intérieur des corps organisés; mais ces réactions s'opérant dans de»s directions très-différentes, et les gaz qui s'échappent touchant continuellement les smfaces et les parties intérieures de ces corps, il est rcrlain que les quantités d'électricité qui ne se recoiuposent pas doivent être excessivement (bibles.

' On doit donc chercher ailleurs que dans les réactions qnî ont lieu sur le globe la cause de l'électrtcîtë at-* mospkërtque. L/bypotlièse la plus simple que Ton puisse iblré eit de supposer que la distribution de la chaleur dans l'atmosphère et dans la terre soit seule cause dâ effbt^ produits y et que Tinégalc température des couches dè fnatîère depuis ta surface du globe jusqu'à la liihitè de l'atmosphère , et même depuis le centre de k terre jus* qu'aux dèrnières coucha matérielles gazeuses, maintienne en dehors des variations accidentellieS| l'équilibre do l'électridlé atmasphérique ; \eé eonsldélatlons suivante»: vont servir à développer cette théorie.

Les ezpérienoes que l'un de nous a faites et dont les premiers résultats sont consignés dans \en Annfiles de physique et lie ehirnie ( 1 829, t. XLl, p. 353, Mcmoi/r de M. Ilccqnerf^l)^ ont mis en évidence ce principe que l'inégale propagation de la cliah'ur dans un métal homogène sufïît pour séparer les électricités; les portions qui s'échauffent le plus prennent rél<»clricité négative et celles qui s'é( haulfenl le moins relectricitt' positive; ainsi, par eMmpie, si dans uu fil metailique homogène d'or ou da

CUÀPITR£ VI.

pîallne on fait un nœud et nue Ton chauffe le fil h droite ou h gauclie du nœud , alors le nœud étant moins écliauffé que la partie voisine exposée h l'action du foyer, il se produira un courant électrique dans une direction telle, que la partie la plus échauffée prendra l'électricité né^ gative, et la partie la moins chaude la positive. On peut rendre l'effet plus sensihie en ptenaut un fil ou une barre métalH(jiie d'or ou de platine de forme conique, telle que AB(pl. IT, fig. 7); alors, en chauffant un point C à l'aide d'une lampe à alcool ou d'un foyer quelconque, l'éi haulTement est inégal des deux côtés, et lu distribution électrique se fait de la même manière que précédemment, de telle sorte qu'en attachant les bouts A et Baux extrémités d'im galvanomètre, on a un courant allant de A vers B en passant par l'appareil mesureur D. Il résulte donc de là que dans l'inégal échauffement de deux parties contiguës d'une même substance, il y a développement d'électricité, tel que la partie la plus échauffée se constitue dans un état de tension négatif et la partie la moins échauffée dans un état de tension positif.

lA'itmosphère se trouve précisément dans le même cas que les substances et les fils métalliques dont nous venons de parler. La température des couches d'air, surtout dans les régions tropicales, va en diminuant rapidement depuis la surface de la terre jusqu'aux limites de l'atmosphère : la température moyenne étant 27*^,5 à la surface de la terre, dans ces régions, la température des dernières couches atmosphériques est au moins — 60°; dans les régions tempérées , cette différence est moins considérable. Les parties supérieures de l'atmosphère doivent donc être positives, et les régions les plus inférieures, ou le sol , négatif. Peut-être dans le globe des effets analogues ont-ils lieu et rendent-ils le centre de la terre négatif, et par suite plus positives les régions élevées de l'atmosphère.

Si des observations ultérieures confirment cette manière de voir, et prouvent que la distribution inégale de

54^ i>£ L £L£CiJllCITi ATMOSPHÉAIQUB.

là chaleur dans Tatmosphère est la seule close de Fëlectricité atmosphérique, alors on pourrait peut-être prévoir comment les régions polaires, oh les rlifTéreiices de température sont moins considérables, servent de

point de réunion aux électricités dégagées sur le reste do la terre, et donnent naissance aux lueurs que nous décrirons plus loin , qui sont influencées par l'axe magnétique terrestre et qui sont connues sous le nom d'aurore bon-ale. Il serait bien remarquable que la distribution inégale de la chaleur fût la cause des effets électriques, des effets magaéti(^ucs terr^tresi et de l'aurore boréale.

SECTION r*.

^ h — Des (Uéments nécessaires à la détermination de ' r action nui^iirtif/ue du g/ohc dans les différents : iieiLi de la terre i déclinaison, incUnuisoUy intensité,

Lorsqa'une aiguille aimantée, saspebdue horizontal lement par un fil sana torsion, ou posée sur un pivot et 'fibre de se mouvoir dans un plan norizontal, est abanclonneé à ^l^n^^* die ne reste pas en équilibre dana toutes les positions, et se fixe, après quelques oscillé* tiens, dans une direction qui est à peu près celle du nord au sud. Si on la dérange de cette position d'équilibre, elle y revient en effectuant des oscill«Tlions à droite et à gauche. L'angle ((ue forme l'aiguille ainsi en équilibre avec le méridien du lieu, est la déclinaison de ce lieu.

Si Taiguille aimantée est suspendue par son centre de gravité, et ne peut se mouvoir que dans un plan vertical passant par la direction de l'aiguille horizontale, elle ne conserve plus son horizontalité, lors même que les deux moitiés ont ét('' paiTaitemcnt équilibrées avant l'aimantation ; elle s'incline par rapport à l'horizon d*un angle qui diminue en allant de chaque pôle à réquateur, ou il est nui dans des zones (|ui s'en ecar* tent peu. De i'équateur au pôle nord, l'extrémité de Tai»

55o DB L*ACnON M AGHériQOE DU OI.OBK.

gaille dirigée vers ce point s'abaisse de plus en plus audessous de l'horizon ; c'est l'inverse dans i hémisphère sud. L'angle formé par la direction de l'aiguille ainsi suspendue et l'horiraitsle cki lieu eut \ inclinaison. On mesure la déclinaison et rinclinaisôil au moyen d'app»reils que Ton nomme boussoles. .

Cette diréctidn de VaigUillè afaflâiitec dàns tous les lieux de la terre révèle une force magnétique inhérente au globe terrestre, sur la nature de kqueile nous donnerons quel(|ue8 indications à la fin de ce chapitre ; maïs avant tout, il est nécessaire de fiiire connaître comment la direction de l'aigUille ekt liée atec la position géographique des localités, quelles sont ses variations, et par conséqdtAi*t|uèl8 siMit h» diàri|eil)éllb auxquels sont assujetties la déclinaison et Tinchnaison.

Il est un autre élément dont la valeur entre dans l'expression de Taction magnétique terrestre : nous vOu^ Ions parler de i intensité. * '

Considérons un mstant raigtiille horizontale dans sa position d'équilibre: si on Ten écarte d'un petit nombre de degrés, elle y revient en effectuant des oscillations isochrones dont la vitesse dépend de son magnétisme propre et de Tintensité des foiccs magnétiques terrestres dans le lieu de l'observation, rinlluence du fa terre se maniféstânt d'une manière égale et contraire aux deux pôles de tV£Uille, et se résumant ainsi en une action de ditéétîôn. Ôr, si cette aiguille conserve constamment son ids^étisnie et qu'on la transporte en différents points 3ii |lbbé y le nombre d'oscillations qu*ellé efîectuera dans ' lé .métàe iémpi pourra servir a mesurer l'intensité dei» (oVces magnétiques horizontales en ces différents point&| jiuliiiquë celtë aiguille oscille sous l'influence des fdrces magnétiques terrestres,^ comme un pendule souk iWtion dë Ta pesanteur. Si Ton a déterminé ainsi l'intensité clé la composante horizontale, connaissant la direction dé lâ force, on déterminera l^intensité totale! La formule du bbndute servira (tonc à comparer Vintensiîë dti magné^ tlsme terrèsti^ des divers lieux de la terr^. .

. , GHAPITRE VII. . ,

Ou a clien lié à calculer la valeur de riiileiisité absolue de celle réstillanle en un potnl (léleriiiiiié , aiiu de vérilier à une époque (juelcoiujue, si elle éprouvail ou uon des chaiigeiiienls. On a dû songer à une aulre inétliode que la précédente qui ne donne que des mesures rclalives. D'ailleurs, il est impossible de construire des aiguilles parfaitement identiques et comparables.

Poisson a proposé, pour résoudre celle question, une métbode indirecte exigeant femploi d aiguilles seulement identiques dans leur constitulion, mais indépendantes du degré de raimanlation (ju'on leur donne, llsuflitde faire osciller séparément deux, aiguilles d'acier aimantéesà saturation; on place ensuite les centres de gravité des deux, aiguilles sur une même ligne droite, parallèle à la force directrice du globe: ces deux, aiguilles se dirigent suivant cette ligne; puis on fait osciller successivement cbacune d'elles sûus les actions ^éunies de la terre et de l'aiguille aimantée en repos, en déterminant également la dui*ëe de chacune des nouvelles oscillations. Enfin , on mesure la distance des centres de gravité de ces deux aiguilles, et leurs moments d'inertie rapportés à leur axe de rotation passant par ces mêmes points. Les résultats fournis par toutes ces expériences sufTisent pour calculer la valeur de Tintensité magnétique à une époque déterminée.

M. Gauss a réalisé cette métbode, qui n'avait été qu'indiquée par Poisson ; il a déterminé l'inlensité absolue du magnétisme terrestre à Taide d'appareils uonimés niagiulloDH'.tres^ qui sont mainU^nant généralement employés. (Voyez Becquerel y Traite du nuii^iu'lisine^ p. ^3 et suivantes.)

In/lue.nce de la te m pr rature et des masses de Jer sur le magnétisme des aiguilles, — Les variations de lempératui e, dans une aiguille, altérant son magnétisme, il est indispensable, quand on observe en dilférenls points du globe, d'évaluer les elfets de ces variations.

Coidumb, dans une série d'expériences faites avec soin, a démontré que l'intensiié magnétique d'un bar-

55a DE l'action màgnbtiqije du globe.

reau dhnniQe à nesuiv que Fon élève la tempentare et reprend sa valeur première quand on revient à la température primitive, pourvu que l'on n*ait pas d^Mtsé certaines limites. Or, comme les voyageurs en paroouranl

les diverses régions de la terre observent dans des loca*

iites présentant des différences de température entre — 10^ et H- 3o®, on doit en conclure que les aiguilles aimantées employées éprouvent des changements dans leur magnétisme : dès-lors les résultats ue sont plus immédiatement cogiparables.

Il est facile, par des expériences préliminaires , d'avoir égard à cette cause d'erreur. I^a plupart des physiciens, pour comparer les temps des oscillations d'une aiguille aimantée à deux températures déterminées ^ ^ servent de la formule suivante :

n et PL sont les nombres d'oscillations exécutées pendant l^ité de temps aux températares if et et c une constante que Ton détermine ponr chaque aiguille. D'après œk ) on peut connaître le temps d*une oscillation lors» qne faignille est ramenée à la température nën>t et éliminer dans le calcul de ^intensité magnétique la cause d'erreur résultant des variations de température.

observations magnétiques sur mer exigent des précautions à prendre, en raison des masses considérables de fSsr qui se trouvent à bord des vaisseaux. Deux boussoles y anstfi identiques que possible, placées en di^> férents points d'un navirr, ne donnent jamais les mêmes indications.

M. Barhm a donné une méthode h l'aide de laquelle on peut se préserver de celte cause perturl)atriceen s'appuyaut sur le principe suivant : tous les fers d'un vaisseau, acquérant, sous l'influence terrestre, la polarité magnétique, agissent comme de véritables aimants; ou en détruit l'action avec une plaque de fer doux dont on fait varier la distance et l'élévation par rapport à la

Oigitized by

bÂUfidlê* (ib mamère à produire It même •ctîon, mis en sens mtmB de celle quà est eieroée par les pièees de

(er se trouvant sur le bâtiment.

M. le capitaine Diiperrey prit les dispositions suivantes pour préserver les l)ûussûles île Tattraction locale, pendant son voyage de circumnavigation de iSii à iBaS. Lors de l'armement de la corvette Coquille^ dont il avait reçu le commandement, les canons du gaillard d'arrière avaient été supprimés et Ton avait chevillé et cloué en cuivre tout ce qqi entourait le lieu des observations magnétiques, jusqu'à une distance de trois ou quatre mètres. Diverses expériences prouvt'rent (ju'au moyen de ces dispositions, l'on pouvait négliger Tinfllience des fers sur l'aiguille aimantée; néanmoins, les inclinaisons observées à bord ont toujours été iln pett j^ IgnÊÊmppm^ê vénUbles dans Thëmisphère magné* Hqise borftl, et plus petites eu contreire dans l'bémis;^ pnère nagjnftiqae austral. ' ' ' * ^

%ltl.^Dê la décUnaisan <n dipêrs poùUs Ju gMe.

' La déelîiiaisoB de l*aiguille aimantée est semnse dans UD même Keu 4 des Tanations diurm», arnioeHes, et sé^ Cttlaîres, que fou peut oensidÀvr comme régulières, et à > des variations irrégulières qui se montrent dans eertainea eiroonstanees atmospHériques, telles qu*aurores boréales, éruptions volcaniques et autres causes échappant à Tobservation. Ces variations pouvant nous éclairer sur la cause du magnétisme terrestre, il est nécessaire d'entrer dans quelques détails à cet égard.

^'(iriatioits diimies, — Dans nos climats, TeKti'émilé nord de Paiguille aimantée marche tous les jours de l'est à l'ouest, depuis le lever du soleil jusque vers r heure de l'après-midi, comme si cette extrémité fuyait Tinfluenec de l'astre qui s'élève sur l'horizon ; elle retourne ensuite vers l'est par un mouvement rétrograde, de manière à reprendre à très-ipeu près, vers lo heures dd soir, la position qu'elle occupait le matin* Fendant la nuit, l'ai»

C64 l'action |«Â#|FéVltt)iB DU GLOBE.

gUille M- présente <|<io fM^A ^nutlpMi^ «laît oim4h * airve obpeiiîdbQfc i'apfMirettoii d*u^ sticond mpuvwiiqpt Tara l'ouest : on peut dire néanmpilM ^u'elle-.etl .prw^ue sUit tÎMiiiaîre; !• lendsiftabi matîo ^ €Ue reotHmewce : ion entunioQ»

r A Paris I l'amplîtiide v^yûone da la variatitMi diuiM

ret pour avril, mai, juin, juiU#t et sefltenbfe, da i3 ; iS mioutit de degré, pp\ir les autres moisi de 8 à fo'( il y n des jours où elle s'élaya à itS'i el d*âutMé . où elle ne dépasse pas 5 ou G'.

IjC maximum déviation u^a pas lieu à la même heure sur les différouts points du globe. Suivant M. Dove, le maximum de déviation orientale a lieu à 8 heures du matin, à Freyberg, Nicolaïef et Saint- Pétersbourg, à heures à Cazaii; le maximum de la déviation occidentale, à 2 heures après midi, à Càzan, Nicolwfff ^iot-Pétersbourg, ei à .l houF«| il Freyberg.

£a Daoemark.en Islande 9 ainsi que dans les régions pepMMitrionaies, les excursioBt diumes da raifuiiie ai-j^ mantée sont plus étendues , aussi régulières , et ne s'arrêtent pas pandani ia nuit. On en a coaolu quejes vU'iaiious 4iw?pes augmentant an allant de nos climata fW,)§^rd» ai Jjvûnuant jusqu'à réquateury où alla»

Jlfà^^Mpiasion scientifique française envoyée dana la M^ t^i/dif!^ riiivar da i838 à iSS^» a déduit da tioîA tir^. ^ôbstorvatioos las conséquamMa auîvantea : r 4|Mlà la pramièra s^ay du ao septembre aU 9 oatobre, on a trouvé que raiguilla aat restée k peu prèà |taiî6ofiail« da il heures dm soir à 7" i/a -dû matin; «lors elle a oommencé à marcher vers Touest j usqn'à i ** i/»^ où elle a atteint son maximum d'écartement, puis elle a rétrogradé vers Test jus<ju'à 1 i heures du soir, mais en reprenant une position (jui n'esl jamais la même (jiie l elle de la veille. L'amplitude de cette variation a été d'eiivirt)n i5'. Pendant la durée de cette période, il y a eu iiuit eiu:^rtts boréaksy maiS| en calculant lainpiituda

moyèone , on, a rej^t^ |e|i^ ^pbf eryi^tiona relatjv^ ^^(^ influence. ,

pans la deuxi^nije sene, clu iq novenibre au 8Ja»' Vier» la soleil ne s'est pas lave et est resté jSiH^essous de Vhofîzon; VaiguîHc iia jamais été statîonnàTre. Cepujs I heure du matin jusqu à nydî ^.Li i^inte nord déclinait irers l^ouest, mais l'amplitude ^^lÂt^l'f. qa*on ne pouvàtt déterminer avec exactUuae. rJtjj|p^^l' précis du maxilnym. A 3 heures, elle reprenait , sa. marche veirs Véit jusque vers i heure du matin. Le maximum d'ara* plltudc a ('té de 5 à G' au lieu de i5', comme dans première sene.

Dans la troisième série, du 16 mars au 5 avril, il y a eu quator/.e aurores boréales qui ont troublé presuue constaininent la marche de l'aiguille. Le minimum de né'clinaison a eu lieu entre 6 et 8 heures du malin, le toaxinïum vers 1*' 1/2 du soir; l'amplitude de la variation diurne a été de i5 à 16'. Ces rt'sultats, ayant une grande analogie avec ceux de la première série, semblent annoncer que le retour du sole.il a d^ e^Lerpeij une iluence sur les phénomènes.

Ces observations montrent que, pendant la nuit, l'ai* guille est plus agitée que dans nos contrées « et que l'amplitude des oscillations a*èst pas aussi étéiidue qu'on l'avait d'abord annoncé , puisqu'elle n*a pas excéqé ij^ % itff mnplitudè <iui est sj>uvent dépass^ée dans nos cli^

observations faites de 1794 à 179^ par Jolm Haodonal . au fort Marlborough de Sumatra et à lltib Sainie'-Hélèîie . conduisent ii ces • deux conséquencea importantes : lune , ^tie les variations diurnes entre les tropiques ont sensiblement moins d'étendue au'ei^ 'lËuroue ; Tautre , qu'aux mêmes heures <lii , dans Vhémisphère boréal , l'exirémita de l^aiguilLe qui regarde le nord marche à l*ou€St, le mouvement dans l'hémisphc re austral s'exécute eu sens contraire; entre les deux Iiémisphères il doit donc se trouver des points où les variations diurnes sout nulles. Àinsi il existe dans les en-

556 PB l'action magnétique du globe.

Tirons' de Fëquateur une ligne sans Variations diarnes.

Les observations beaucoup plus n^centes de MM. de Freycinet et Duperrey confirment la première de ces assertions, bien qu'il soit vrai de dire qu'il ne paraît pas y avoir de relations entre les amplitudes de l'aiguille et Içs latitudes des stations. Quanta la seconde assertion, elle est généralement confirmée par les observations qui ont été faites dans les régions équatorialcs et dans une partie delà zone iiitertropicale; mais tout porte à croire que la hmite des variations diurnes, ou la ligne sans variations, ne coïncide ni avec la ligne équinoxiaie, ni memf avec la ligne sans inclinaison. . - .

Il paraît ou*en Amérique , au Chili et au Pérou , Taiguille ëjpflrbin^è uÀ^ d*arrét et ané double oscilla* Mpt^«Ma ^^^^ matin 41e marche à Test, dans

^ tnmëu de la jd^ttiD(ée,elle rétrogradé vers l'ouest, puis, Bans la soûrée , enl'pài^ânt de 3^ou 4 heures de Taprès^ midi, elle fâmililson mouvement vers l'est pour reveiÉir à VoaèPf 'èt^kéliDi^^ tè lendemain matin, au lim V^i^àÂrëti^ de .

tir ' w^SàttK^ \ Les variations - âhnàeiles

^ Ï^Wi'^mhit'la^ îo\% par Cassini. t\{ék fm^ position du soleiU li Té^

Ipèqiie m êMiSSm ^ dés solstices , comme on en juge par Hes/conséquences auxquelles elles conduisent. (Atmales de physique et chimie, t. XVI, p. 44 et suivantes.) • •

^ Dans l'intervalle du mois de janvier au mois d'avril , l'aiguille aimantée s'éloigne du pôle nord, en sorte que la déclinaison occidentale augmente. A partir du mois d'avril, et jusqu'au commencement de juillet, c'est-à-dire durant tout le temps qui s'écoule entre l't'quinoxe de printemps et le solstice d'été, la déclinaison diminue. Après le solstice d'été et jusqu'à Téquinoxe du printemps suivant, raiguillerepi^end son chemin vera Touest, de manière qu*en octobre elle se trouve, à fort peu près, dans la même direction qu'en mai \ entre octobre et mars, .

CHAPITAK VU. ,

le mouvoiiieiil oi cidculal est plus petit que dans les trois mois précédents.

Il résulte de là que, pendant les trois mois qui s'écoulent entre l'équiuoxe du printemps et le solstice d'été, Taiguille rétrograde vers Test, et que, dans les neuf mois suivants, sa marche générale, au contraire, se dirige vers l'ouest; il y a donc un maximum de déclinaison vers ré(]uinoxe du printemps, et un minimum au solstice d'été.

Pour donner une idée de retendue des variations à Paris, nous rapporterons les nombres qui expriment les variations de la déclinaison pendant les douze mois de l'année 1784.

MOIS

Janvier.

Février.

Mars. . .

Avril...

Mal....

Juin.. .

— a Hg

MOIS

Juillet

Août

Septembre.

Octobre.. .

Novembre.

Décembre..

— o 58 -I- 3 i3 -t- 9 58 -\- la 18 -f-i3 54

Les signes — indiquent que l'index de I aiguille des variations était à droite du zéro de la division. L'amplitude totale dans le courant de cette année a donc été au maxiliium de près de 10'.

M. Arago, en comparant les observations de Cassini à l'époque de 1786, avec celles de 1800 correspondantes aux mesures de Gilpin à Londres, a reconnu qu'elles ne différaient, sous le rapport du magnétisme, qu'en un seul point les unes des autres: en 1786, le changement annuel de la déclinaison était de 9' , tandis qu'en 1800 il était à peine de 1'. Le mouvement rétrograde qu'éprouve l'aiguille, entre l'équinoxe du printemps et le solstice d'été, s'est donc affaibli en même

SS§ DE L'ACnW'llIàGlrtaQtfX DU GLOBE.

temps que le mouvement général et annuel vers Toccident.

M. Arago a donné dans le ni^me travail le lahloan des déclinaisons moyennes, déterminées en 1810 par Bowdilch , à Salem aux Étals-Unis. Dans celte localité, la déclioaisaa est occidentale « et diminue graduel* lemeqt y depuis un ^rand nombre d*anné^, d^nviron 91^ par an. £n exammant ces résultats, ou n*y trouve aucune trace de la période indiquée par Cassini; car k déclinaison n^a pas diminué entre Téquinoxe du prin« temps et le solstice d*été : elle a augmenté au contraire, fraoneHement, depuis âvril jusqu*en août. Par compen« satHMif elle a diminué sensiblement entre septembre et rfécatBbre.Tf pourrait donc se fiiire que la pénode de Casl^ni se lût transportée du prlntemp en automne. Si cette: iaaj»otupe te confirmait, tes osciHatfcnn seraient réglées W les pnncipes suivants:

* « 1^ Quand raiguille^ la déclinaison étaot occidentale,

« s'éloigne du méridien , elle éprouve un mouvement f rétrograde qui la rapproçhe de ce plan. C'est la défi couverte de Cassini.

i « 1" Celle oscillaliou rétrograde est d'autant plus p étendue que le changtincnt annuel de dcclinaison est p plus grand. Cette consé(juence résulte de la compa- «r raison d^s pbsevvaUons de Casiûni avec celles de « Gilpin.

«3** L'oscillation disparaît, et tous les mois donnent à à peu près la même déclinaison moyenne, quand l'ai- « guille étant parvenue à la limite de son excursipn Qccim nentale, le changement annuel de déclinaison est nuL » Cela résulte des observations de M. BeauFo^. ' « 4^ Enfin , lorscpie la déclinaison occidentale diminue* € d*année en année , on n'observe plus d'oscillations re*'

# marquables de Ta i guille vers fest qu^entre les moif a éé septembre et de décembre. » Qn dédoit cette conséquence des observations de BovAteh.

yuriathns séculaires, — 'Non^i^ulement rai|[uille de dëcUttaîsoii est Rnimlse, dans un tnêine lieu, à des 'Và-

riations mensuelles, mais encore à des variations annuelles et séculaires. Pour montrer comment peut varier la déclitiaisou , nous raporteron» ieê valeurs de ia^ décliqaisoD à Paris depuis i6bo.

Années. Déclinaison. Années. Déclinaison. .

i58o ... ii^lo' E.

1780. ...«i» tpl^

1816. .{.•«•. saoftS' •

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